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DÉCOUVERTE DE L'AMÉRIQUE

Les vastes machines dans lesquelles ils avaient traversé l'océan, qui semblaient se mouvoir sur les eaux avec des ailes, et lançaient un son terrible semblable au tonnerre, accompagné d'éclairs et de fumée, les frappaient d'une telle terreur, qu'ils commencèrent à vénérer leurs nouveaux hôtes comme des êtres d'un ordre supérieur, et en vinrent à conclure que c'étaient des enfants du soleil, descendus pour visiter la terre.

Les Européens étaient à peine moins stupéfaits de la scène qui se déroulait devant eux. Chaque herbe, chaque buisson, chaque "arbre était différent de ceux qui poussaient en Europe. Le sol semblait riche, mais portait peu de traces de culture. Le climat était chaud, même pour des Espagnols, bien que délicieux à l'extrême. Les habitants se montraient dans toute l'innocence de la nature, entièrement nus. Leurs cheveux noirs, longs et sans frisure, . flottaient sur leurs épaules, ou étaient attachés en tresses sur leurs têtes. Ils n'avaient pas de barbe, et toutes les parties de leur corps étaient parfaitement lisses. Leur teint était d'une couleur de cuivre foncé, leurs traits singuliers plutôt que désagréables, leur aspect doux et Umide. Sans être grands, ils étaient actifs et bien découplés. Leurs visages et diverses parties de leur corps étaient fantastiquement peints de couleurs brillantes. Au premier abord, la crainte les rendit timides, mais ils devinrent bientôt familiers avec les Espagnols, et reçurent d'eux, avec des transports de joie, des grelots, des verroteries et d'autres bagatelles ; en retour, ils donnèrent les provisions qu'ils pouvaient avoir et un peu de fil de coton, seul article de valeur qu'ils pouvaient produire. Vers le soir, Colomb retourna à ses navires, accompagné d'un grand nombre d'insulaires dans leurs embarcations, qu?ils appelaient des canots, et qu'ils manœuvraient avec une dextérité surprenante, bien que faits grossièrement d'un seul tronc d'arbre. Ainsi, dans la première entrevue entre les habitants de l'ancien monde et ceux du nouveau, tout se passa amicalement et à leur satisfaction mutuelle. Les premiers, éclairés et ambitieux, se faisaient déjà une vaste idée des avantages qu'ils pourraient retirer des régions qui commençaient à se dérouler à leurs yeux. Les seconds, simples et candides n'avaient aucune prévision des calamités et de la désolation qui allaient fondre sur leur pays. Robertson.

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