‹ Pomologie française (volume 2)Chapitre 19 sur 106 · CERISIER À BOUQUET · texte numérisé non relu

CERISIER À BOUQUET

Cerasus conglobata. boit. et Turp.

L est presque inutile de dire que ce Cerisier est un petit arbre diffus,

à rameaux grêles, à petites feuilles, puisque ses fleurs seules offrent

S un caractère qui ne se rencontre dans aucun autre Cerisier, et qu elles

suffisent pour de faire reconnaître au milieu de ses congénères. Je me bornerai donc à parler des fleurs et des fruits.

Dans cette espèce il sort jusqu'à six fleurs d’un même bouton: les sont composées chacune de cinq, quelquefois de six ou sept pétales; de trente à quarante étamines; d'un à douze pistils, qui ont à leur base autant d'ovaires libres, tous attachés au fond du calice sans adhérence les uns aux autres.

Ceux de ces ovaires qui n'avortent pas, deviennent des cerises, rondes d’abord, mais qui bientôt se trouvent comprimées par leurs voisines sans cependant se souder ensemble.

Elles ont la peau dure, d'un rouge clair et vif, et chacune contient un noyau. La chair est blanche.

L'eau est un peu trop acide pour que ce fruit se mange autrement qu’en compote, ou glacé de sucre.

Ce fruit mûrit dans la dernière quinzaine de juin.

Obs. Si les botanistes ne regardaient pas cette multiplicité d'embryons au milieu d'une famille qui n'en a qu'un, comme une chose insignifiante, comme un écart de la

nature, leurs classifications ne seraient pas aussi aisées à faire.

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