POIRE COLMAR
Pyrus guiennemis . Poit. et Turp.
N greffe ce Poirier sur franc et sur coignassier; il est d’une moyenne vigueur, et forme une belle quenouille.
Ses bourgeons sont gros, courts, obtus, cendrés, ponctués; leurs yeux sont gros et coniques.
sont petites, oblongues, pointues , planes, raides, un peu arquées en arrière, finement dentées, d’un vert assez foncé, et se tachant de brun vers le temps de leur chute.
Le bouton à fruit est de moyenne grosseur, oblong, glabre, anguleux, d’un brun clair, terminé en pointe conique.
Il donne naissance à cinq ou six fleurs, belles, larges de 36 à 38 millim. (16 à 17 lig.) , évasées en soucoupe , portées sur des pédoncules très courts et presque nus. Les parties de cette fleur sont sujettes à varier : on en rencontre qui ont un calice de quatre à six divisions, et une corolle de six à sept pétales, même quand le calice n’a que quatre divisions.
« Le fruit est gros, dit Duhamel; il a 80 millim. (3 pouces) de hauteur sur 74 millim. « (2 po. g lig.) de diamètre , assez aplati du côté de la tête où l’œil, qui est de moyenne « grosseur, est placé au fond d’une cavité. Le côté de la queue diminue peu de gros- « seur; la queue, brune, grosse, ordinairement un peu renflée du côté du fruit, longue « de 23 à 25 millim. (10 ou 1 1 lig.) , y est plantée presque à fleur, ou souvent au fond « d’une cavité assez profonde , bordée de quelques bosses. Ce fruit est plus turbiné que « pyriforme; il a de la ressemblance avec le Bon-Chrétien d’hiver, surtout lorsqu’il « s’allonge. Souvent on aperçoit sur un des côtés une petite gouttière qui s’étend de « la tete a la queue.
« La peau est très fine, verte, tiquetée de petits points bruns, et devient un peu « jaune lorsque le fruit mûrit; elle est légèrement fouettée de rouge du côté du soleil, « et a quelquefois un petit œil farineux ou blanchâtre.
« La chair est un peu jaunâtre, très fine, beurrée, fondante, excellente , sans pierres.
n Leau est très bonne, sucrée et relevée.
« Les pépins sont bruns, pointus, de médiocre grosseur, souvent avortés. Cette Poire « se mange en janvier, février, mars, et même en avril. »
J ai copié cette description dans Duhamel, parce quelle ma paru delà plus grande exactitude. Je dois avertir cependant qu’il y a des Colmars plus volumineux que ne l’indique cet auteur.
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