POIRE SALVIATI
Pyrus Salviati. Poit. et Turp.
UHAMEL observe que le Salviati réussit mal sur coignassier. G est un arbre assez vigoureux, qui prend naturellement la forme pyramidale. Il a les rameaux nombreux, très divisés, et quoiqu ds affectent une direction verticale dans leur jeunesse, ils finissent pourtant par
devenir pendans. .
Les bourgeons sont longs, menus, diffus, rougeâtres, un peu géniculés, munis de
lenticelles blanches, les unes arrondies, les autres allongées; les yeux sont gros, aigus et divergens.
Les feuilles sont nombreuses, petites, étroites, allongées en pointe; vers leur chute, les unes se panachent de vert et de jaune, les autres se maculent de rouge, de bronze, de brun et de differentes couleurs.
Le bouton à fruit est petit, oblong, aigu, anguleux, glabre et fort roux.
Les fleurs naissent de six à huit à chaque bouquet ; elles sont petites , concaves, d un beau blanc, portées sur des pédoncules assez grêles, un peu cotonneux, longs de
3 5 millim. ( 1 5 lignes) ; les styles sont un peu velus à la base.
Le fruit varie peu de forme et de grosseur quoique Duhamel ait figuré le sien plus arrondi qu’on ne le trouve ordinairement ; la forme la plus générale est en toupie très raccourcie : sa hauteur est de 54 millim. (a po.), sur quelques millim. de plus en diamètre. L’œil est ouvert, placé dans un léger enfoncement; la queue est menue, longue
de 4 cent. (18 lig.) légèrement enfoncée dans le fruit.
La peau est fine, très unie, d’un vert clair qui passe au jaune dans la maturité, marquée d’une grande quantité de très petits points qui deviennent d’autant plus apparens
que le fruit est plus mûr.
La chair est d’un blanc jaunâtre, ferme, grenue, demi cassante, pierreuse vers centre.
L eau est sucrée, musquée, assez abondante.
La maturité arrive du 1 5 au 3o août.
Obs Duhamel dit que cette Poire est bonne au sucre et à faire du ratafia; que sa chair est demi beurrée, sans marc; que sa peau est rouge du côté du soleil, quelle devient quelquefois tavelée de grandes taches rousses, et qu’alors elle est ru. e au
toucher.
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PerSe/rte piruc !
Poeourâ i rcafyr?
POIRE SANGUINOLE.
ES rameaux lâches et diffus de cet arbre, le ton blanchâtre et la forme arrondie de ses feuilles, le font aisément distinguer parmi tous les autres Poiriers. Il est d’ailleurs vigoureux et fertile.
Son fruit est turbiné, constant dans sa forme et peu variable en gros¬
seur; sa hauteur moyenne est de 34 à 47 millimètres (i 5 à 20 lignes) sur 27 à 34 millim. (12 à i5 lignes) de diamètre. Il a l’œil àfleur et quelquefois saillant, entouré de quelques petits plis. La queue, longue de3o à 4° millim. *jm*J^* (14 à 18 lig.), est très grosse en raison du volume du fruit.
La peau est fort épaisse , d’abord d’un vert clair, puis roussâtre ; des points de '■fl' cette dernière couleur et de diverses grosseurs se manifestent çà et là, et forment de petites taches. Enfin, vers la maturité, le fruit est d’un fauve roux, lavé de rouge, faible du côté du soleil.
La chair est cassante, pierreuse, grossière, marbrée de rouge dans toutes ses parties et comme ensanglantée : elle laisse beaucoup de marc dans la bouche.
L’eau est sucrée, mais pas assez relevée.
Une partie des pépins avorte; ceux qui persistent sont noirs et bien nourris.
Cette Poire mûrit de 1 5 au 2 5 août. On ne la cultive guère qu’à cause de la singularité de sa chair. Le dessin ci-joint est fait d’après un arbre en plein vent. Sur un arbre taillé, les feuilles sont plus grandes et les fruits plus gros.
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