‹ Pomologie française (volume 3)Chapitre 96 sur 100 · POIRE SUCRÉ- YERT · texte numérisé non relu

POIRE SUCRÉ- YERT

Pyrus vividis Poit. et Turp.

E vigoureux Poirier est un de ceux qui se reconnaissent le mieux au port : il est droit, très rameux, très fertile, et porte ses fruits par bouquets. Ses branches nombreuses recherchent la direction verticale, et se prêtent aisément aux diverses formes que l’on veut donner a

”tTb«re.on.,o», de 8r.,*ur, denj.uneeo^.re, génicte,

le beaucoup de lenticelles cendrées , allongées ; les yeux sont très rapproches, gro

61 Les'feuibes sont nombreuses, de moyenne grandeur, oblongues, arquées en arrière et creusées en gouttière, terminées en pointe, bordées de dents arrondtes, peu profondes et même peu apparentes sur certaines feuilles.

Le bouton à fruit est gros, ovale, obtus, roux, légèrement velu, su pen-

^Cc bouton donne naissance à un gros bouquet composé de huit à dix fleurs d’un blanc régulières, ouvertes en soucoupe , larges de 34 à 36 milhrn. (.5 a . lig.), ;t développant une odeur désagréable assez forte ; ellesontle pédoncule court, b anc,

^Lefruit^t Quelquefois^ arrondi, le plus souvent allongé en bergamote , haut de 63 , 68 Un (,8 à 3o lig.) sur un peu moins en diamètre, d’un vert tendre, luisant a

;eine marqué de t* P- pointsbrun, et ^s ^

frvd^tuMtachebractélles^l’autre bout il y a un léger enfoncement dans lequel est

l’npil avec ses divisions étalées en etoile.

La lbair est un peu jaune, beurrée, fondante malgré quelques pentes pierres qui

avoisinent les loges.

L’eau est abondante et sucrée.

Cette bonne Poire mûrit dans tout le courant d octobre.

POIRE

Pijrrus exaltata. Poit. et Turp.

OICI le Poirier qui se revêt de feuilles, le premier à chaque printemps. C’est un arbre très vigoureux, de la plus haute taille, mais pas très fertile; il se tient droit, et parmi ses rameaux, les uns affectent la direction verticale, tandis que d’autres s’élancent irrégulièrement à droite et à gauche.

Ses bourgeons, sur un arbre taillé, atteignent la plupart plus d’un mètre de longueur et sont gros en proportion, d’un vert jaune, argentés en dessus, les uns droits, les autres diversement arqués, munis de grandes lenticelles cendrées, et ayant les yeux fort gros, obtus, d’un noir remarquable.

Les feuilles sont la plupart fort grandes, ovales en cœur; d autres sont oblongues et plus petites; toutes d’un vert foncé et luisant, bordées de petites dents aiguës; la nervure médiane se fait remarquer par sa couleur jaunâtre en dessous.

Le bouton à fruit est gros, court, ventru, glabre, anguleux3

Les fleurs, au nombre de sept ou huit à chaque bouquet, sont belles, grandes, ouvertes en soucoupe , larges de 40 millim. ( 1 8 lig.), portées sur de gros pédoncules assez verts, cotonneux, longs de 4° millim. (16 à 1 8 lig.). Ces fleurs ont les styles plus courts que les étamines.

Le fruit est le plus gros de la saison ; il est généralement allongé en calebasse , ventru , haut de 8o à 95 millim. (de 3 po. à 3 1/2) rétréci à la tête, où l’oeil se trouve souvent placé obliquement; la queue, placée à l’autre bout est grosse, charnue, épaisse aux deux extrémités, est aussi souvent plantée obliquement.

La peau passe partout du vert au jaune tendre; alors elle a de nombreux points verdâtres peu sensibles qui, en crevant, prennent une couleur brune et deviennent plus

apparens; on remarque même souvent auprès de la queue une grande tache qui paraît

être l’empreinte d’une bractée. Enfin ce fruit prend la couleur d’un coing et se lave souvent d’un beau rouge au soleil.

La chair est blanche, assez fine, quoique un peu pierreuse, demi beurrée; elle a du penchant à devenir pâteuse.

L’eau est bien parfumée dans les années sèches, mais sans saveur dans les années humides.

Cette poire commence à mûrir au i5 juillet et dure jusqu’au i5 août;

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SILVANGE.

POIRE

Pyrus Silvani. Poit. et Turp,

ETTE espèce , inconnue à Duhamel , a été décrite pour la première fois, par Le Berriays en 1789. C’est une de nos meilleures Poires d’automne.

L’arbre est d’un beau port et forme une belie quenouille. Ses bourgeons sont petits, d’un vert un peu jaunâtre ou rougeâtre, très géniculés, marqués de lenticelles blanches peu nombreuses , et munis d’yeux gros et pointus.

Les feuilles sont petites, luisantes, ovales, aiguës, ouvertes, peu arquées en arrière, bordées de petites dents inégalés.

Le bouton à fruit est petit, ovale-oblong, légèrement anguleux, glabre, d’un roux

clair.

Il donne naissance à six ou sept fleurs petites, régulières, ouvertes en soucoupe, portées sur de très courts pédoncules assez verts et peu cotonneux; les pétales ne se

touchent pas par les côtés.

Le fruit est moyen, turbiné, haut de 6 cent. (32 bg.), assez constant dans sa forme, l’oeil est ordinairement à fleur, quelquefois dans un léger enfoncement; la queue est

grosse , charnue, fauve, longue de 2 a 3 centim. (8 a 1 2 lig.)

La peau est d’un vert clair, marquée de beaucoup de points gris qui s’exfolient et deviennent cendrés ou fauves ; ils sont plus nombreux vers la tête que vers la queue.

La chair est très fine, beurrée, fondante, d un blanc un peu jaunâtre. Son eau est sucrée, parfumée et très bonne.

Cette Poire l’emporte sur le beurré par son parfum. Elle mûrit dans tout le courant d’octobre. Son nom Silvange, lui vient, dit-on, de ce quelle a été trouvée dans

une forêt.

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