‹ Pomologie françaiseChapitre 116 sur 122 · AS Z · texte numérisé non relu

AS Z

tête et tient bien son bois; il est couvert d’une écorce lisse, d’un gris cendré et qui ne se crevasse guère.

Les bourgeons sont de médiocre grosseur ; effilés, bronzés et tiquetés de points gris inégaux; les supports, médiocrement saillans protègent des boutons aigus, droits ou divergens, solitaires sur les plus gros bourgeons, géminés ou ternés sur les plus petits ou sur les branches à fruit; mais ici le bouton à bois n’est pas toujours le plus gros; il est quelquefois le plus petit.

Les feuilles sont ovales, planes, terminées en pointe au sommet, quelquefois rétrécies aussi à la base, longues de 5 à 10 centimètres, d'un vert luisant en dessus, pâles et velues en dessous, bordées de dents arrondies avec une petite pointe glanduleuse. Le pétiole est un peu velu et souvent muni de deux glandes dans sa partie supérieure.

Les fleurs naissent deux à deux ou quelquefois solaires dans chaque bouton; elles sont nombreuses, blanches avec un petit œil verdâtre, larges de 3 centimètres, portées sur des pédoncules pubescens, très courts. Les divisions calicinales et les pétales sont ciliés en leur bord. L'ovaire est glabre et contient deux ovules. La régularité de ces fleurs est souvent détruite par le changement de plusieurs étamines en pétales informes; quelquefois ce sont le sommet de quelques connectifs qui se dilatent en spatule ou en forme de cuiller, ou enfin ce sont les anthères seules qui subissent cette dilatation. Ce qui peut paraître singulier dans ce dernier cas, c’est que l’excroissance est blanche, et non pas jaune comme l'anthère; mais la singularité disparaîtra si l’on réfléchit que l’anthère ne paraît jaune que parce qu'elle contient un pollen jaune, que la dilatation n’a lieu que dans ses parois qui sont naturellement blancs, on ne sera plus étonné qu'un corps qui paraît jaune produise des excroissances blanches. La fleur du dessin ci-joint montre ces différentes difformités.

Le fruit est une des plus belles prunes connues; on en voit de plus grosses, mais non avee de plus belles couleurs. Il est d’une forme généralement ovale ; long de 63 millimètres, rétréci du côté de la queue jusqu'à prendre quelquefois la forme de poire.

La peau estépaisse, amère, d’un rouge terne, tiquetée surtout du côté de la queue, marquée

d’un sillon large mais peu profond, et couverte d’une fleur azurée, qui pourtant n’en cache pas la véritable couleur.

La chair est jaune un peu grossière.

Son eau est bonne.

Le noyau est grand, comprimé, raboteux, allongé en pointe à la base, logé dans une grande cavité qu'il ne remplit pas; il adhère à la chair seulement du côté du sillon.

Cette très belle prune mürit du dix août aux premiers jours de septembre. Si elle avait la chair plus fine et qu’elle ne laissât pas de mare dans la bouche, ce serait une prune par-

faite ; cependant sa beauté et sa grosseur la feront toujours rechercher. Elle fait d’excellens pruneaux.

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Dellnprimerte de Zangar.

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