AMANDIER À GROS FRUIT DUR
Amygdalus macrocarpa. Poit. et Turp.
D I les Amandes étaient plus recherchées à Paris, ou plutôt si le midi
ne fournissait pas à la consommation de la capitale et au-delà, les
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Pépiniéristes pourraient, par dessemis, trouver des variétés d'Amande
supérieures à celles que nous connaissons, car c’est un genre qui varie aisément; mais l’industrie des pépiniéristes n'est pas encouragée à se porter de ce côté. L'espèce dont il est ici question n’est pas très ancienne: elle a été gagnée vers 1810 à Saint-Denis, par feu M. Decemet, avant qu'il n’allât fixer sa résidence à Moscou, au service de l'empereur de Russie.
Cette espèce est un peu plus forte que l’Amandier des dames, et mériterait d’être moins rare dans nos jardins.
Ses feuilles sont aussi plus larges, plus épaisses, longues de 80 à 108 millimètres (3 à 4 pouces). Le pétiole est ordinairement rougeûtre à la base. et muni de deux à quatre glandes vers son sommet.
Les boutons à fruits sont gros, coniques, donnent des fleurs qui s'étendent bien, et lorsqu'elles sont ouvertes leur diamètre est de 32 à 36 millimètres (14 à 16 lignes); les pétales légèrement teint de rose au sommet, ont l'onglet très court et la lame ovalearrondie.
: Le fruit, long de 34 à 43 millimètres (18 à 20 lignes) ou à-peu-près un tiers moins gros que celui de l'Amandier des dames, est aussi porté sur une queue moins grosse. Son brou est peu épais, mais sa coque l’est beaucoup; elle est dure, et contient dans son épaisseur
de grands canaux remplis de grosses fibres.
L'Amande est grosse, aiguë du côté de la radicule , d’une saveur agréable, mais pas aussi douce que l’'Amande des dames.
Elle mürit à la fin de septembre, trois semaines ou un mois après l'Amande des dames.
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