‹ Pomologie françaiseChapitre 39 sur 122 · PÊCHE MADELEINE BLANCHE · texte numérisé non relu

PÊCHE MADELEINE BLANCHE

Persica tenera. Poit. et Turp.

UOIQUE cet arbre paraisse assez vigoureux et qu'il pousse bien, cepen-

. dant Duhamel observe qu'il est très sensible aux gelées du printemps,

4° qui souvent endommagent ses fleurs, empêchent le fruit de nouer, ou

le font tomber après qu'il est noué.

Ses bourgeons sont gros, ordinairement verts, quelquefois un peu rouges du côté du soleil; ils ont la moelle presque noire.

Les feuilles sont très grandes, planes, d’un beau vert, bordées de grandes dents; le pétiole est absolument dénué de glandes, et la nervure médiane est d’une blancheur remarquable en dessous.

Les fleurs sont grandes, d'un rouge pâle, et s'épanouissent de bonne heure, ce qui les expose à être gelées, selon l'observation de Duhamel citée plus haut.

Le fruit est assez gros, arrondi, légèrement aplati en dessus, divisé par un sillon peu sensible du côté de la tête, mais profond du côté de la queue.

La peau est fine, se rompt facilement et quitte aisément la chair; elle est d’un blanc un peu jaune, duvetée et lavée de rouge très faible du côté du soleil.

La chair est fine, délicate, fondante, succulente, mêlée de quelques traits jaunâtres, à peine teinte de rouge auprès du noyau.

Son eau est abondante, sucrée, ordinairement musquée et relevée dans les bonnes années et à une bonne exposition.

Le noyau, variable en grosseur et très rustiqué, adhère à la chair de toute part, ce qui rapproche ce fruit d’un autre décrit sous le nom de Pavie Madeleine.

Sa maturité arrive vers la mi-août.

RS ee

éo

LlLIU

Ce arche.

orlecers pur) Der [1 «17 b De La 73 ler prie De lImprimeri de Lang lors PBocourt. cui

Page 1