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PÊCHE D'ISPAHAN. sun e
Persica Ispahanensis. Poit. et Turp.
S ils en conservèrent les noyaux qu'Olivier donna au Muséum d'Histoire na-
turelle de Paris, à son retour en 1800.
De ces noyaux, semés avec soin, sont nés plusieurs individus, dont quelquesuns fleurirent la cinquième année, et moururent par l'intempérie de la saison En d'avoir fructifié; mais la sixième, un de ceux qui avaient survécu, se couvrit au printemps d'une grande quantité de fleurs, auxquelles ont succédé plus de 500 fruits qui parvinrent à parfaite maturité vers la mi-septembre, c'est-à-dire environ six semaines plus tôt qu'il n'aurait dû faire à Ispahan, où cependant il fait beaucoup plus chaud qu'à Paris. Cette précocité ne s'accordant pas avec les idées que l’on a sur les effets de la chaleur, il serait curieux d'en rechercher la cause (3).
Le pêcher d'Ispahan reste chez nous plus petit et plus délicat que nos autres péchers, et se reconnaît aisément à la ténuité de toutes ses parties.
Les feuilles sont lancéolées, longues de 54 à 80 millim. (2 à 3 po.), d'un vert tendre, bordées de dents fines, mais très longues, et leur pétiole est dénué de glandes, de sorte que ce pêcher se range naturellement dansnotre section des Madeleines.
La fleur est grande , d'un rose tendre, large de 27 millim. (1 po.)
(x) Voir un mémoire de Thouin, inséré dansles Annales du Muséum d'Histoire naturelle, 4° année, 8° volume, 44° numéro. :
(2) Olivier me dit après son retour qu’il prit ce Pêcher pour un de ceux que nous cultivons à Paris, ce qui l’a détourné d’en faire la description sur les lieux.
(3) Il arrive souvent dans les semis d’espèces et surtout de variétés , qu'il en sort quelques individus plus précoces ou plus tardifs que les autres. On possède plusieurs arbres qui en font foi ; mais la cause en reste inconnue. Il est très probable aussi que la pêche qu’a mangée Olivier à Ispahan était plus grosse et différente de celle que son noyau a produit en France.
Le fruit est petit, presque sphérique, de 27 millim. (1 po.) de Denise marqué d'un sillon profond qui s'étend d’un côté de la base au sommet.
La peau est d’un vert blanchâtre , légèrement velue; elle quitte aisément la chair.
La chair est d'un blanc verdâtre, fondante, et ne tient au noyau que par quelques fibres. |
L'eau est abondante, sucrée, délicieuse.
Le noyau est ovale, très gonflé, terminé en pointe au sommet, très profondément rustiqué sur ses deux valves. Il contient une amande amère.
Si cette petite pêche était un peu vineuse, elle serait comparable à nos meilleures espèces; mais, telle qu'elle est, elle vaut beaucoup mieux que nos pêches de vigne, et n'a pas l’arrière-goût désagréable qu'on reproche à plusieurs espèces cultivées.
Ors. Le rameau, dont le dessin est joint ici, avait subi l'opération de la plaie annulaire au temps de la floraison. Les fruits au-dessous de la plaie n'étaient pas encore plus gros que des noisettes que les supérieurs avaient déjà atteint presque toute leur grosseur par l'influence de la plaie annulaire; ; je m'attendais à voir les supérieurs mûrs aussi plus tôt que les inférieurs, mais les uns et les autres mûrirent presque en même temps; cependant la grosseur dés inférieurs n'atteignit pas celle des supérieurs. Une pareille opération ayant été faite entre deux grappes de raisins, immédiatement après la fleur, les grains de la grappe supérieure devinrent beaucoup plus
:ros que ceux de la grappe inférieure et müûrirent huitiours plus tôt. gros q o'apP J P