PÊCHE CHEVREUSE HATIVE
Persia dubia. Poit. et Turp.
ES le temps de Duhamel on ne savait pas reconnaître la Pêche qui por- { À taitle nom de Chevreuse hâtive. Duhamel lui-même, en décrivant cette
NI] Pêche, n'était pas certain que ce fût elle, parce quil ne faisait pas usage
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des glandes dans ses descriptions. La même incertitude, ou plutôt la même erreur existe encore aujourd hui chez les pépiniéristes qui n’ont pas égard aux glandes dans leur nomenclature; et ce qu'ils appellent Chevreuse hâtive est une variété de l’Admirable, car elle a les glandes globuleuses, tandis que les Chevreuses ont ces organes réniformes. La figure ci-jointe, faite d’après nature sur la Chevreuse hâtive de la pépinière du Luxembourg, a le fruit tout-à-fait semblable au plus beau de la figure de Duhamel, dessiné il y a bientôt quatre-vingts ans. Je la donne aussi sous le nom de Chevreuse hâtive pour ne pas heurter l'usage, mais je soutiens qu'elle n'est pas une Chevreuse. Voici, au reste, la description qu'en a donnée Duhamel.
« On trouve ordinairement ce Pêcher dans toutes les pépinières, parce qu'il est très vigoureux et qu il donne beaucoup de fruits.
« Ses feuilles sont grandes, dentelées très finement et trèslégèrement; elles se plient en gouttière (L'auteur ne parle pas des glandes, qui sont globuleuses ).
« Ses fleurs sont petites (elles sont moyennes d’après la nouvelle méthode).
« Son fruit est d'une belle grosseur, un peu allongé, divisé suivant sa longueur par une gouttière très sensible, bordée de deux lèvres, dont une est plus relevée que l'autre, souvent parsemée de petites bosses, surtout vers la queue, terminée par un mamelon pointu qui est ordinairement assez petit. |
« Sa peau , du côté du soleil, a un coloris rouge, vif et agréable.
« Sa chair est blanche, fine, très fondante, rouge auprès du noyau, un peu moins délicate que celle des Madeleines. |
« Son noyau est brun, un peu allongé, de médiocre grosseur.
« Cette Pêche mûrit entre la mi-août et le commencement de septembre. Si elle n'est pas aux meilleures expositions, ou si on la laisse trop mürir, elle est pâteuse et
de mauvais goût.
« Je soupçonne la Pêche que je viens de décrire dene pas être la véritable Chevreuse hâtive; mais d'en être une variété que Merlet et la Quintinye appellent pêche d'Italie. »
Après avoir dit quelques mots de cette Pêche d'Italie, dont on n'a aucune idée aujourd'hui, Duhamel ajoute: « Je crois que la véritable Chevreuse hâtive est celle que je vais décrire sous le nom de Belle Chevreuse. »
Or, quand nous voyons ce législateur, grand-seigneur , académicien, inspecteur de la marine, etc., etc., laisser la question dans une telle confusion, que pouvons-nous doncfaire nous autres, pauvres vers de terre! sinon de répéter que Duhamel, qui avait connu les glandes du Pêcher, a eu le plus grand tort den’en pas faire usage dans
la distinction et la nomenclature des Pêches.
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De lInprimerte de Langlnr. Pocourt 02772 12
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