‹ Pomologie françaiseChapitre 74 sur 122 · ABRICOT DE HOLLANDE · texte numérisé non relu

ABRICOT DE HOLLANDE

Armeniaca batavica. Poit. et Turp.

\ ET Abricotier ne devient pas très grand, mais il est très fertile. Ses feuilles sont planes, la plupart ovales, quelques-unes cordiformes,

toutes plus petites que celles de l'Abricot commun.

Ses fleurs sont belles, ouvertes en soucoupes, et plus grandes que celles de l’Abricotier de Nancy. ;

Le fruit est petit, rond, d'un jaune assez foncé dans l'ombre, très ponctué de rouge et même comme galeux du côté du soleil : le sillon est peu profond, et se termine à un petit aplatissement au sommet. Ce fruit a 4o millimètres (18 lignes) de diamètre, sur quelque chose de moins en hauteur.

Le noyau, assez gros relativement au volume du fruit, est presque rond, très finement chagriné en réseau; il contient une amande bien nourrie, blanche, douce, et qui a une saveur de noisette.

La maturité de cet Abricot arrive vers le 20 juillet; il se conserve long-temps sur

l'arbre.

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ABRICOTIER ALBERGIER FRANC.

Armeniaca mera. Poit.et Turp.

OMME les grammairiens ne se sont jamais occupés de ce qui se passait

en Pomologie, ils ont laissé les mauvaises locutions s'introduire ou

AG

<= depuis long-temps Abricotier et Albergier sont synonymiques; Abricot et

persister dans cette partie des connaissances humaines. Aujourd'hui et

Alberge sont synonymes, et c'est un pléonasme de dire Abricotier Albergier, Abricot Alberge. Duhamel, qui était académicien, aurait dû éviter cette faute et rechercher l'origine du mot Alberge, qui est ou était le nom de l’Abricot dans quelques provinces. Les dictionnaires, en nous disant que l’Ælbergier est un arbre qui produit des Alberges, ne nous apprennent rien du tout. Les pépimiéristes savent qu'aux environs de Tours on cultive un Abricotier sous le nom d’Albergier, qui se reproduit de noyau semblable à lui-même, comme fait la prune Robe de Sergent aux environs d'Agen, et que les fruits de ces arbres ne conservent toutes leurs qualités que dans ces localités.

C'est donc ce même arbre cultivé à Paris que l'on trouve dessiné ci-contre. Son port,

ses feuilles offrent quelque chose de particulier que les praticiens reconnaissent, mais

qu'il n’est pas aisé de décrire. Ses fruits, d’une grosseur moyenne, ont la chair rouge, ferme, relevée d’une eau agréablement vineuse qui en fait, selon moi, des fruits bien ) 2

supérieurs à l'Abricot commun. Ils müûrissent à la mi-août.

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