‹ PompéeChapitre 108 sur 203 · Yar. Sur quelques bords eu Nil bien à peine s'étend · texte numérisé non relu

Yar. Sur quelques bords eu Nil bien à peine s'étend

Quelques forme avec bords une expression peu juste et même inintelligible. Il faut comprendre : quelques reg.ons voisines du Nil.

Elle peut m"ébloùir, et non-pas m'aveugler 1,

Ne parlons point îcy du Tage, ny du Gange; 625

Je connoy ma portée2, et ne prens point le change.

PTOLOMÉE

L'occasion tous rit, et vous en userez.

CLEO PATRE.

Si je n'en use bien, vous m'en accuserez.

J'en espère beaucoup, veu l'amour qui l'engage3.

CLEOPATRE

Vous la craignez peut-estre encore davantage; 630

Mais, quelque occasion qui me rie aujourd'hui

N'ayez aucune peur, je ne veux rien d'autruy :

Je ne garde pour vous ny haine ny colère,

Et je suis bonne sœur, si vous n'êtes bon frère ;.

PTOLOMÉE

Vous montrez cependant un peu bien du mépris5. 635

CLEOPATRE

Le temps de chaque chose ordonne et fait le prix 6.

PTOLOMÉE

1^ ostre fai;on d'agir le fait assez connoistre.

CLEOPATRE

Le grand César arrive, et vous avez un maistre.

PTOLOMÉE

Il l'est de tout le Monde, et je l'ay fait le mien.

lou ïr. .. aveugler. Ces deux verbes, dans leur acception ordinaire, sont plutôt synonymes qu'opposés, puisque éblouir, au propre connue au figure, signifie frapp >t que la vue ne peut soutenir.

i. Portée, dans le sens de capacité d'atteindre, ne, s'emploie plus que dans quelques locutions : à la portée de. ■ - la port e de. Pas-

cal a dit : « Connaissons notre portée. La vérité n'est pas de notre por- :. J.-J. Rousseau :« Moi qui connaissais si bien la portée de ce pauvre

l'engage. Le se rapporte à César, exprimé huit vers plus haut.

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