‹ PompéeChapitre 115 sur 203 · SCENE. PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE. PREMIERE

CHARMIONj ACIIORÉE

CHAF \IION

)uy, tandis que le l»o\ va luy-mesme, en personne,

usqu'aux pieds de César prosterner sa couronne2,

Seopatre s'enferme en son appartement,

!t sans s'en émouvoir attend son compliment.

Somment nommerez-vous une humeur si hautaine3'? 725

achorée !n orgueil noble et juste, et digne d'une Reine, lui soutient avec cœur et magnanimité l'honneur .de sa naissance el de sa Dignité, .uy pourra v -je parler?

C HARMION

Non, mais elle nr'envoye çavoir à cet abord ce qu'on a veu de joye, "30

le qu'à ce beau présent César a témoigné, * »'il a paru content ou s'il l'a dédaigné4,

1. Voir, à la fin de l'Examen de Pompée, page 1 1 , une objection que rappelle îorneille à propos du récit d'Achoree, et la réponse qu'il y fait.

2. Voltaire : -c On ne prosterne point une couronne osterne, n dépose une couronne. » Proi oserve ici le sens primitif du atin. pro-sternere, étendre sur le sol. Chateaubriand [Mém. d'outreorabe, II i a "lit plus hardiment encore : « Le vent océanique prosterne es arbres à l'instar des fougères. »

3. Une humeur si haut , H wr, dans le sens de disposition de 'esprit, était, quoiqu'en dise Voltaire, une expression admise dans le tyle soutenu. Il n'aurait certainement pas critiqué ce vers de Britan- •4c us :

Des fiers Domitiis l'humeur triste et sauva? \

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