‹ PompéeChapitre 116 sur 203 · Y or. S'il en a renou grâce, ou s'il l'a dédaigne · texte numérisé non relu

Y or. S'il en a renou grâce, ou s'il l'a dédaigne

S'il traite avec douceur, s'il traite1 avec empire, Ce qu'à nos assassins enfin il a sceu dire2.

ACHORÉE

La teste de Pompée a produit des effets

Dont ils n'ont pa« sujet d'eslre fort satisfaits. 735

Je ne sçay si César prendroit plaisir à feindre,

Mais pour eux jusqu'icy je trouve lieu de craindre:

S'ils aimoient Ptolomée, ils L'ont fort mal servy.

Vous l'avez veu partir, et moy je l'ai suivy. 740

Ses vaisseaux en bon ordre ont éloigné la ville3,

Et pour joindre César n'ont avancé, qu'un mille.

Il venoit a plein voile4, et si dans les hazards

Il éprouva toujours pleine faveur de Mars3,

Sa Flote, qu'àl'envy favorisoit Neptune. 740

Avoit le vent en poupe ainsi que sa fortune.

Dès le premier abord nostre prince, étonné,

Ne s'est plus souvenu de son front couronna * :

Sa frayeur a paru sous sa fausse allegress .

Toutes ses actions7 ont sent y la bassesse, 751

J'en ay roug] moy-mesme, et me suis plaint à moy s

1. Traiter exigprait un régime. Sous la forme neutre, ce verbe était déjà peu usité du temps de Corneille. On lit dans Honoré d'Urfé : « Soyez discret, chacun a l'œil sur nous ; si vous traitez de cette sorte, vous me perdrez.» [Astrée. I. 10.J

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