Yar. Ce qu'a nos assassins enfin elle a pu dire
3. Ont éloigné la cille n'est nullement un solécisme, comme le prétend Voltaire. Eloigner^ sous la lorme active, etaii encore admis du temps de Corneille, comme e prouve la remarque de .Ménage, citée par M. Marty- Laveaux (Voy. entique, I, 347), et jusqu'à Malherbe c'était une locution courante. Fri issart : « Jean de Neufville partit de nuit et esloigna le; Escots (s'éloigna des Ecossais, ; » Desport^s :
Mais quand je suis forci desloiyner vustre veûe; Malherbe :
[Le sokil] puisqu'il faut qu'il déloge, esloigne sa barrif-re. On dit d'une manière tout à fait analogue approcher une cille pour s'en approcher.
4. Voi e de vai-seau avait primitivement les detîx genres. Ronsard a dit :
Fay lui e.-.fler le \oile et luy r mp le repos. Cependant Vaugelas écrivait dès 1647 : ■ Je vois une infinité de gens qui font voile masculin et disent il faut, caler le voile; les voiles enflez-. Soit qu'on s'en serve dans le propre ou dans le figuré en ce dernier vers, il est toujours féminin. » (Rem., II, 188 )