Xec fallere vos me
Crédite victorem: nobfs quoque taie j.aratum Litoris hospitiuui ; ne sic mea colla gerantur, Thessalke lortuna facit. (IX, 1081-1084.)
PTOLOMÉE
Je le suis, il est vray, si jamais je le fus1.
Et vous-mesme avoùrez que j'ay sujet de l'estre.
Etant né souverain, je vois icy mon maistre : lcy. dy-je, où ma Cour tremble -en me regardant, 855
Où je n ay point encor agy qu'en commandant, Je vois une autre Cour sous une autre puissance, Et ne puis plus agir qu'avec obéissance. De vostre seul aspect je me suis veu surpris : Jugez .-i vos discours rasseurent mes esprits2, 860
Jugez par quels moyens je puis sortir d'un trouble Que forme le respect, que la crainte redouble, Et ce que vous peut dire un prince épouvanté De voir tant de colère et tant de majesté. Dans ces étonnemens, dont mon ame est frapée, 865
De rencontrer en vous le vengeur de Pompée, Il me souvient3 pourtant que, s'il tut nostre appuy, Nous vous dûmes deslors autant et plus qu'à luy. Vostre faveur pour nous éclata la première; Tout ce qu'il fit après fut à vostre prière': 870
Il émût le Sénat pour des Rois outragez, Que sans cette prière il auroit négligez. Mais de ce grand Sénat les saintes ordonnances ; Eussent peu l'ait pour nous, Seigneur, sans vos finances3: Par là de nos mutins le feu Fioy vint à bout, 875
Et. pour en bien parler, nous vous devons le tout6. Nous avons honoré vostre amy, vostre gendre,
1. Cette fierté de Ptolomèe est trop tardive pour n'être pas une comédie ; il s'acquitte du rôle que Photin lui a donné à jouer.