Mes passions. S« au singulier, serait plus
juste.
i. Voir la scène I de l'acte II.
5. A mes vœux in Bu tous ras l'ambition semble les inspirer encore plus que l'amour. Voltaire construit : ennemis '. et di avec raison « que cela n'est pas français », mai- i st pria ici absolument : à est synonyme de pour. . *
6. Telle qu'auparavant. C'est-à-dire : Si Rome conserve sa haine invétérée contre les rois et ri ad par conséquent toute alliance impossible entre Cléopàtre et i
7. Le trosne OÙ je me sieds. Se seoir est aujourd'hui inusité, et même à l'époque de Corneille ne s'employait guère qu'au présent de l'indicatif, à l'imparfait, à l'infinitif. Corneille a dit : » (Cinna); « Seyezvous » (Don Sanche); La Fontaine : « Il se fut seoi
8. Ce généreux espoir. Ces calculs matrimoniaux sont-ils si généreux*
Après tant de combats, je seay qu'un si grand homme 1305
A droit de triompher des caprices de Rome,
Et que l'injuste horreur qu'elle eut toujours des rois
Peut céder par vostre ordre à de plus justes loix.
Je sçay que vous pouvez forcer d'autres obstacles,
Vous me l'avez promis, et j'attens ces miracles i; 1310
Vostre bras dans Pharsale a fait de plus grands coups2,
Et je ne les demande à d'autres dieux qu'à vous3.
CESAR
Tout miracle est facile où mon amour s'applique;
Je n'ay plus qu'à courir4 les costes de l'Afrique,
Qu'à montrer mes drapeaux au reste épouvanté 1315
Du party malheureux qui m'a persécuté3.
Home, n'ayant plus lors d'ennemis à me faire,
Par impuissance enfin prendra soin de me plaire,
Et vos yeux la verront, par un superbe accueil,
Immoler à vos pieds sa haine et son orgueil. 1320
Encor une défaite, et dans Alexandrie
Je veux que cette ingrate en ma faveur vous prie,
Et qu'un juste respect, conduisant ses regards,
A vostre chaste amour demande des Césars.
C'est l'unique bonheur où mes désirs6 prétendent, 1325
C'est le fruit 7 que j'attens des lauriers qui m'attendent,
i. Miracles, au xvn« sièrle, a souvent le sens étymologique d'actions étonnantes, merveilleuses. Cf. Corneille (Poés. div.) :
Tes premiers miracles Ont rempli hautement la foi de mes oracles.
c'est-à-dire : les premiers exploits de Louis XIV.
2. A fait de plus grands coups. Voltaire n'admet pas cette locution, qui est usuelle cependant, coup étant dans cette phrase synonyme d'action. Corneille a dit ailleurs :
. . . Querellé le bras qui fait ces lâches coups.
(Héracl,, III. 8.) Cf. Fénelon (Tél.. XI II) : « Je crus faire un, coup d'une profonde politique en. . . » — Rapprochez les locutions familières : faire le coup, faire "ii mattvais coup, etc.
3. La Clytemnescre de Racine suppliant Achille, dit plus hardiment encore
Vous êtes en ces lieux Son pore, son époux, son asile, ses Dieux.
(Iphig., III. V.)
4. Courir, pris activement, est aujourd'hui plutôt familier. Racine a dit :
.le courus les deux 7ners que sépare Corinthe.
(Phèdre, 1,1.) ■">. Qui m'a persécuté, « qui m'a déclaré une guerre acharnée ». C'est le sens latin : « Persequi civitatem bello » ICœs. bel. gai., 5, 1). ti. Où mes désirs. Voy. la note du vers 839. 7. Il faut conserver à fruit son sens général et courant d'issue, resul-