‹ PompéeChapitre 166 sur 203 · S'.r l^s rimes cher-huche r , voy. la note du vers 5i · texte numérisé non relu

S'.r l^s rimes cher-huche r , voy. la note du vers 5i

5. « Tendre à ma douleur, ne se peut dire » (Volt.) Corneille emploie sans cesse à dans le sens de pour :

Soyez niest à domain.

iCid. IV, 5.) Ce coup est un peu rude à l'esprit le plus fort.

(flbr.,V, 2.) Y. le vers 12% et la note.

i. Entretien. Ce qui entretient, ce qui alimente; se rencontre rarement en ce sens. Cf. Lamartine :

Tombeau, cher entretien d'une douleur amère.

(Harmo7ues.)

". Moitié, que Corneille et Racine emploient souvent dans le style tragique, appartient aujourd'hui au langage familier. Voltaire, dans son ntaire sur Héraclius, dit: « L'usage a permis qu'en quelques occasions on puisse a peler sa femme sa moitié :

Mânes du grand Pompée, écoutez sa moitié. Ce mot fait là un effet admirable. »

S. S'amusent à parler. De même dans Méde'e:

Vains transports où sans fruit mon désespoir s'amuse.

ACTK V, SCÈNE l 99

Et quiconque se plaint cherche à se consoler.

Moy, je jure des Dieux la puissance suprême, 1465

Et, pour dire encor plus, je jure par vous-mesme,

Car vous pouvez bien plus sur ce cœur affligé

Que le respect des dieux qui l'ont mal protégé,

Je jure donc par vous, ô pitoyable1 reste,

Ma Divinité seule après ce coup funeste, 1470

Par vous, qui seul icy pouvez me soulager,

De n'éteindre jamais l'ardeur de le venger2 !

Ptolomée à César, par un lasche artifice,

Rome, de ton Pompée a fait un sacrifice,

Et je n'entreray point dans tes murs désolez 1475

Que le Prestre et le Dieu 3 ne luy soient immolez.

Faites-m'en souvenir et soutenez ma haine,

O cendres, mon espoir aussi bien que ma peine,

Et pour m'aider un jour à perdre son vainqueur,

Versez dans tous les cœurs ce que ressent mon cœur4! 1480

Toy qui l'as honoré, sur cette infâme rive, D'une flame pieuse autant comme3 chétive, Dy-moy quel bon Démon g a mis en ton pouvoir De rendre à ce Héros ce funèbre devoir.

PHILIPPE

Tout couvert de son sang et plus mort que luy-mesme 7, 1485 Après avoir cent fois maudit le Diadème, Madame, j'ay porté mes pas et mes sanglots8

1. Pitoyable, qui est digne de pitié; sens vieilli. On disait aussi piteux. Cf. Flèchier : « Je voudrois pouvoir me dispenser de vous représenter un si pitoyable spectacle.» {Panég. II.) Voy. la note du vers 57.

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