NOTICE HISTORIQUE & LITTÉRAIRE
La tragédie de Pompée, sans être au rang des chefs-d'œuvre de Cornemef appartient a la période la plus brillante ,de , « carnèr dramatique; elle fut, en effet, jouée au ^^"tin^osslSon race de Cinna, de Polyeucte. Corneille, en pleine possession e son génie, était alors le'ma lue de la scène trahie: sa g ta» avait reloué dans l'ombre ses rivaux les plus heureux, Mairet, Sanrlermite, du Ryer, Rotrou. La crin,.,. «y^> « ■*£ sive à l'égard du Cid, n'avait pas complètement désarme, Polyeucte particulièrement, « le chef-d'œuvre du poète » . . cément de Boileau ». avait été si froidement accueilli par l Hôtel de Rambouillet, qVCorneille fut sur le point de renoncera e fairejou^', plus d'une grande dame avouait,, comme Madame de Longueulle, qu'elle préférait Voiture à Corneille 3 '.
Cette hostilité, bien que courtoise dans la forme, ne laissa pas d 'irdter l'amou^propri de Corneille, et relevant en que le défi, il écrivit Pompée pour y répondre : « j av a» tP ; pée dit-il dans l'Epître qu'on lit en tète du Menteur poui ?a ie ceux qui ne tVouvoient pas les vers de /'.,/./.•■"■/ ■ s. pms^nte que ceux de Cinna, et leur montrer que j en saurois bien retrouver la pompe, quand le sujet le pourroit souffrir . » con.imPnt<;
Se proposant d'écrire une tragédie où la grandeur des wtuunts devait être encore relevée par la pompe des images et la magi licence du style, Corneille ne pouvait choisir un meilleur modèle que l'auteur de la Pharsale; Lucain en effet, qui. au jugement de Quintilien, est « orateur plus encore que poète » J , substitua a w
1. Bolœana, par Montchesnay. —Amsterdam, 1742, p. 131. %, Fonteuelle, Vie de Corneille.