AL LECTEUR
Si je voulois faire icy ce que j'ay fait en mes derniers ouvrages 2, et te donner le texte ou l'abrégé des aulheurs dont cette histoire est tirée, afin que lu pusses remarquer en quoy je mon serois écarté pour l'accommoder au tliéàlre, je ferois un Avant-propos dix fois plus long que mon poème, et j' au rois à rapporter des livres entiers de presque tous reux qui ont écrit l'histoire romaine. Je me contenterai de l'avertir que celuy dont je me suis le plus servy esl le poète Lucain, dont la lecture m'a rendu si amoureux de la force de ses pensées et de la majesté de son raisonnement, qu'afin d'en enrichir noslre langue, j'ay fait cet effort pour réduyre en poème dramatique ce qu'il a traité en épique. Tu trouveras :! icy cent ou deux cents vers Iraduyts ou imités de luy \ J'ay tasché de le suivre dans le reste, <'t de prendre son caractère quand son exemple m'a manqué : si je suis de-
i. Cet Avis au lecteur n'a été inséré que dans les éditions autérieuri s à 1660.
■2. Var. En mes deux derniers ouvrages (éd. de 1641 . et Pohjevrie, qui éta ent | recédés i
— Corneille ne parle, en 1644, que de «es deux tragédi s. parce que le Cid et Hora*e n'étaient pas , à cette date, les textes de
Mariana et de Tite-Live, quine figurent que dans les recueils post à 1648.