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EPITAPHIUM POMPEII MAGNI

Cato, apud Luganum, lib. IX vers 190-21 .

Civis obit, inquit, multo majoribus impar

Nosse modum juris, sed in hoc tamen utilis aevo,

Cui non ulla fuit justi reverentia : salva

Libertate potens, et soins plèbe parata

Privatus servire sibi, rector que senatus,

Sed regnantis erat. Nil belii jure poposcit;

Quseque dari volait, \ oluit sil)i posse negari.

Immodicas possedit opes, sed plura retentis

Inlulil : invasit ferrum, sed ponere oorat.

Prœlulit arma toga?, sed pacem armatus amavit.

Juvit sumpta ducem, juvit dimissa polestas.

Casta domus, luxu que carens, corrupta que nunquam

Fortnna doniini. Clarum el venerabile nomen

Gentibus, et multum oostra quod proderat mbi.

Oliin vera fides, Sylla Marioque receplis,

Libertatis obit; Pompeio rébus ademplo

Nunc et ficta périt. Non jara regnare pudebit;

Nec color imperii, née fions erit ulla Senatus.

0 felix, oui summa dies fuit obvia vieto,

Et cui quaerendos Pharium scelus prxtulit ens

Forsitan in soceri potuisses vivere regno.

Sciremori, sors prima vins; sed proxima eogi.

Et mini, si fatis aliéna in jura venimus,

Da talem, Fortuna, Jubam : non deprecor hosti

Servari. dum me servet cervice reeisa.

ICON POMPEII MAGNl

Velleids Paterculus, lib. II ,'ch. xxix .

Fuit hic genitus maire Lucilia, slirpis senatoriae, forma excellens. non ea qua flos commendalur œtatis, seddignitate etcons-

tantia. qinc in illam conveniens ampliiudinem, fortunam quogue ejus ad ultimum vitœ comitata est diem : innocentia eximiu* sanctitate praecipuus, eloquenlia médius; potentiœ, qus honoris causa ad cum deferretur, non ut ab eo occuparelur, cupidissimusdux belle- nèritissimus; civis in toga nisi ubi vererelur ne quem naberet paremj modestissimus, amieitiarum tenax, in offensis exorabilis, in reconcilianda gratia Qdelissimus, in aeeipienda saisfactione facdlimus, potentia suanunquam au) rare ad impotentiam usas ; pâme omnium votorum expers i, nisi numeraretur mter maxima, in civitate libéra domina que gentium, indignari quum omnes cives jure haberet pares, quemquam aqualem digmtale conspicere.

ICON C. J. (LESARIS

Velleids Paterculus, lib II cap. lxi).

Hic. nobilissima Juliorum genitus familia, et, quod inter omnes

antiquissimos constabat, ab Anchise acVenere deducens genus forma omnium civium excellentissimus, vigore animi acerrimus' mumficentia effusissimus, animo super humanam et naturam et lidem evectus, magnitudine cogitationum, celeritate bellandi pa-

tientn penculorum, magno illi Alexandre, sed sobrio, nèque

iracundo. sunillimus; qui denique semper ci somno et cibo in

Mtam, non m voluptatem uteretur.

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A bien considérer cettepiéceje no croy pas qu'ilyen aye sur le théâtre où l'histoire soit plus conservée el plus falsifiée (oui ensemble. Elle esl si connue que je u'ay osé en ci - - éveil emens, mais il s'y en trouvera peu qui soieril arrivez comme je les fais arriver1. Je n"\ ay ajousté que ce^rui regarde Cornélie, qui semble s'y offrir d'eïle-mesme, puisque, dans la vérilé historique, elle étoit dan- le mesme vaisseau que son marj lors qu'il abordaen Egypte, qu'elle le vit descendre dans la barque où il fut as assinéà ses yeu* par Septime 2. el qu'elle fui poursuivie sur mer par des ordres de Ptolomée ;. Ci si ce qui ma donné occasion de feindre qu'on l'atti i.rnit, e1 qu'elle fut ramenéedevanl César, bien que l'histoire n'en parle point. Ladivi des lieux où les choses se sonl passées, el la longueur du temps quelles ont consumé dans la vérité historique, m'onl réduit à cette falsification, pour les ramener dans l'unité de jour et de lieu \ Eompée fui massacré devanl les murs de Pelusium, qu'on appelle aujourd'huyDamielte-,e1 Césarpril lerre à Alexandrie. Je n'ay nommé ny l'une ny l'autre ville, de peur quelenom de l'une

1. «Si vous me demandez jusqu'où peut B'ètendre cc:te liberté q poète d'aller contre la vérité et contre la vraysemblance,par I

ration du besoin qu'il en a, j'auray de la peine a vous faire une réponse

précise. J'aj fait voir qu'il y a des choses sur qui nous a avor.s aucun droit,

et pour relies où ce privilège peut avoir 1 eu, il doit estre pi s ou moins

resserré, selon que les sujets sonl plus ou moins connus... La

sure qu'on peut y prendre, c'est que tout ce qu'on y adjoute a I

tous les changemens qu'on y apporte, ne soient jamais plus meroya

nue ce qu'on en conserve dans le mesme poème. »

(Corneille, II' Dis ours de la Tragédie.) Marty-Layeaux, I, 97.

2. Voir Plutarque, Vie de Pompée^ eh. LXXVIII et suiv. ; Lucain, liv. VIII, v. b6Û et suiv.

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