‹ PompéeChapitre 6 sur 203 · ET LITTÉRAIRE XI · texte numérisé non relu

ET LITTÉRAIRE XI

un parallèle qui avait déjà servi pour M. de Montoron; il s'écrie dans un élan de lyrisme :

Quand l'aurai peint encor tous c<?s vieux conquera.." Lea S-rij-ious vainqueurs, et les Catons mourants, Les Pauls, les Fabiens, alors e tous ensemble On en verra sortir un tout qui te ressemble;

Et Ton rassemblera de leur pompeux débris Ton amt e-, ton courage, epars dans mes escrits1.

Nous croyons inutile de répéter les réflexions indignées que ces vers inspirent à Voltaire - : qu'il nous suffise de dire que ces exagérations de i'éloge dans les Dédicaces, dans les Remerciments étaient pour les gens de lettres un usage devenu banal, un cliché, si l'on veut ; que la fortune plu- que mo leste de Corneille, la : - nerie des comédiens à qui le poète vendait ses pièces, les charges d'une nombreuse lamille l'excusent d'avoir dû quelquefois pai flatteries intéressées subir cet

... .a a.- -••ment secret Où quiconque a du cœur ne consent qu'à regret 3.

Disons surtout qu'il y a dans a - - liions même une gaucherie naïve, une maladresse qui nous prouve que Corneille quand il flatte les grands parle une langue qui ne lui est pas familière, et que de moins fiers que lui savent mieux manier.

Bien que nous n'ayons pas de documents prt ouvons

penser que la pièce nouvelle fut au.-si favorablement accueillie par le public que ses aînées. Rotrou, qu'une amitié si noble unissait à Corneille4, que celui-ci appelait « S . nous en a conservé

un touchant témoignage dans soi S -l nés*, qui fut rej sente en 1G4i;. Le héros de cette tragédie e>t, on le >ait, un acteur payen;auler acte appelé à jouer devant l'empereur Dioctétien, celui-ci lui demande quels sont les auteurs à la m

ael oui

Aujourd'hui]dans la Bcène a le plus haut sut":

Saint-Genest, après avoir lait l'éloge des anciens poètes Grecs et Latins, ajoute :

Nos plus n< uveaux sujets, les plus

Et les plus grands efforts des veilles d'u - grand homme,

A qui les rares fruits que la Muse produit

Ont acquis dans la scène un légitime bruit,

Et de qui certes l'art comme J'estime est juste,

Portent les noms famé i pée etd'Aug

Ces poèmes sans prix, où son illustre nain

D'un pinceau sans pareil a peint l'esprit romain.

Rendront de leurs beautés votre oreille idolàuv.

Et sont aujourd'hui l'âme et l'amour du théâtre =,

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