A M I NT A S
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Vient de laver ce nom dans le sang de Phocas.
Héracliu s.
Que nous dis-tu ?
Qu’à tort vous nous prenez pour traîtres , Qu’il n’est plus de Tyran , que vous êtes les maîtres.
HÉRACLIUS
De quoi î
De tout l’Empire.
Martian.
Et par toi ?
Non, Seigneur!
Un autre en a la gloire , et j’ai part à l’honneur.
H É R A CLIUS.
Et quelle heureuse main finit notre misère?
tragédie.
Am I NT A s.
Princes, l'auriez-rous cru ? c’est la main d’Exupere*
Lui qui me trahissoit ?
A m r NT a s.
C’est de quoi s’étonner;
II ne vous trahissoit que pour vous couronner.
Héraclius.
*ï’a-t-ii pas des mutins dissipé la furie ?
Son ordre cxcitoit seul cette mutinerie.
II en a pris les chefs toutefois.
Am intas.
. Admire*
Que ces prisonniers même , avec lui conjurés ,
Sous cette illusion couroient à leur vengeance.
Tous , contre ce barbare étant d’intelligence , uivis d’un gros d’amis nous passons librement Au travers du Palais à son appartement.
La garde y restoit foible , et sans aucun ombrage. Crispe meme à Phocas porte notre message.
Il vient; à ses genoux on met les prisonniers
Qui tirent, pour signal, leurs poignards les premiers.
Le reste , impatient dans sa noble colere ,
Enferme la victime ; et soudain Exupere :
« Qu’on arrête, dit-il, le premier coup m’est dû.
” f CSt lui mc re ndra l’honneur presque perdu. » Il frappe , et le Tyran tombe aussi-tôt sans vie ,
Aant de nos mains la sienne est promptement suivie î
H ilj
ç© HERAC LIU S,
Il s’élève un. grand bruit, et mille cris confus Ne laissent discerner que Vive Héraclius !
Nous saisissons la porte , et les gardes se rendent. ^ „
Mêmes cris aussi-tôt de tous côtés s’entendent i Et de tant de soldats qui lui servoient d’appui,
Phocas après sa mort n’en a pas un pour lui.
PïïlCHÉRIH.
Quel chemin Exupcrc a pris pour sa ruine !
Amintas.
Le voici qui s’avance avecque Léontine.