‹ Pompee, tragedie de P. CorneilleChapitre 119 sur 122 · A M I NT A S · texte numérisé non relu

A M I NT A S

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Vient de laver ce nom dans le sang de Phocas.

Héracliu s.

Que nous dis-tu ?

Qu’à tort vous nous prenez pour traîtres , Qu’il n’est plus de Tyran , que vous êtes les maîtres.

HÉRACLIUS

De quoi î

De tout l’Empire.

Martian.

Et par toi ?

Non, Seigneur!

Un autre en a la gloire , et j’ai part à l’honneur.

H É R A CLIUS.

Et quelle heureuse main finit notre misère?

tragédie.

Am I NT A s.

Princes, l'auriez-rous cru ? c’est la main d’Exupere*

Lui qui me trahissoit ?

A m r NT a s.

C’est de quoi s’étonner;

II ne vous trahissoit que pour vous couronner.

Héraclius.

*ï’a-t-ii pas des mutins dissipé la furie ?

Son ordre cxcitoit seul cette mutinerie.

II en a pris les chefs toutefois.

Am intas.

. Admire*

Que ces prisonniers même , avec lui conjurés ,

Sous cette illusion couroient à leur vengeance.

Tous , contre ce barbare étant d’intelligence , uivis d’un gros d’amis nous passons librement Au travers du Palais à son appartement.

La garde y restoit foible , et sans aucun ombrage. Crispe meme à Phocas porte notre message.

Il vient; à ses genoux on met les prisonniers

Qui tirent, pour signal, leurs poignards les premiers.

Le reste , impatient dans sa noble colere ,

Enferme la victime ; et soudain Exupere :

« Qu’on arrête, dit-il, le premier coup m’est dû.

” f CSt lui mc re ndra l’honneur presque perdu. » Il frappe , et le Tyran tombe aussi-tôt sans vie ,

Aant de nos mains la sienne est promptement suivie î

H ilj

ç© HERAC LIU S,

Il s’élève un. grand bruit, et mille cris confus Ne laissent discerner que Vive Héraclius !

Nous saisissons la porte , et les gardes se rendent. ^ „

Mêmes cris aussi-tôt de tous côtés s’entendent i Et de tant de soldats qui lui servoient d’appui,

Phocas après sa mort n’en a pas un pour lui.

PïïlCHÉRIH.

Quel chemin Exupcrc a pris pour sa ruine !

Amintas.

Le voici qui s’avance avecque Léontine.

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