‹ Pompee, tragedie de P. CorneilleChapitre 121 sur 122 · LÉ O N T I N E · texte numérisé non relu

LÉ O N T I N E

Je vous puis être encor suspecte d’artifice :

Non, ne m’ en croyez pas, croyez l’Impératrice.»

( A Pulchérie , lui donnant un Billet.)

Vous connoisscz sa main , Madame ; et c’est à vous Que je remets le sort d’un frere et d’un époux.

Voyez ce qu’en mourant me laissa votre mcrc.

Pulchérie.

J’en baise en soupirant le sacré caractère.

Léontine.

Apprenez d’elle enfin quel sang vous a produits , Princes.

HÉRACLIUs, à Eudoxe.

Qui que je sois , c’est à vous que je suis.

HÉRACLIUS

PüLCHÉRIï, lisant.

ce Parmi tant de malheurs mon bonheur est étrange, si Après avoir donné son fils au lieu du mien , y> Léontine à mes yeux , par un second échange ,

» Donne encore à Phocas mon fils au lieu du sien.

» Vous, qui pourrez douter d’un si rare service, » Sachez qu’elle a deux fois trompé notre Tyran :

» Celui qu’on croit Léonce est le vrai Martian ,

« Et le faux Martian est vrai fils de Maurice. «

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