‹ Pompee, tragedie de P. CorneilleChapitre 64 sur 122 · SCENE V I · texte numérisé non relu

SCENE V I

ANTIOCHUS, seul.

ue je serois heureux, si je n’aimois un frere ! Lorsqu’il ne veut pas voir le mal qu’il sc veut faire ,

Mon amitié s’oppose à son aveuglemtnt

Elle agira pour vous, mon frere, également »

Et n’abusera point de cette violence Que l’indignation fait à votre espérance.

La pesanteur du coup souvent nous étourdit :

On le croit repoussé quand il s'approfondit;

Et , quoiqu’un juste orgueil sur l’heure persuade, Qui ne sent point son mal est d’autant plus malade. Ces ombres de santé cachent mille poisons ,

Et la mort suit de près ces fausses guérisons. Daignent les justes Dieux rendre vain ce présage !... Cependant , allons voir si nous vaincrons l’orage , Et si contre l’effort d’un si puissant courroux ,

La nature et l’amour voudront parler pour nous-»

Fin du troisième Acte*.

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