SCENE V I
ANTIOCHUS, seul.
ue je serois heureux, si je n’aimois un frere ! Lorsqu’il ne veut pas voir le mal qu’il sc veut faire ,
Mon amitié s’oppose à son aveuglemtnt
Elle agira pour vous, mon frere, également »
Et n’abusera point de cette violence Que l’indignation fait à votre espérance.
La pesanteur du coup souvent nous étourdit :
On le croit repoussé quand il s'approfondit;
Et , quoiqu’un juste orgueil sur l’heure persuade, Qui ne sent point son mal est d’autant plus malade. Ces ombres de santé cachent mille poisons ,
Et la mort suit de près ces fausses guérisons. Daignent les justes Dieux rendre vain ce présage !... Cependant , allons voir si nous vaincrons l’orage , Et si contre l’effort d’un si puissant courroux ,
La nature et l’amour voudront parler pour nous-»
Fin du troisième Acte*.
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