‹ Pompei decrite (volume 2)Chapitre 25 sur 28 · PIN · texte numérisé non relu

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Nous aurions pu augmenter te nombre de ces Notes à r infini, mais nous ne pouvions pas prévoir jusqu’à quel point nos lecteurs nous en auraient été reconnaissants. Notre système, qui nous a bien des fois sauté des incursions, de la pédanterie dans le cours de notre ouvrage , semble avoir rencontré T indulgence du public. Le Journal des Deux-Siciles du 22 Septembre 1826, dans un article très- gracieux , en a été Tinter prêle et nous lui en attestons vivement notre reconnaissance.

Nous croyons utile , après cela, défaire connaître, que les Rapports et les Journaux des dijfèrens Directeurs de Po/npéi , que nous citons si souvent, n’ont pas été publiés. C’est pourquoi il nous auroit été imposa ble de les consulter , s ans la courtoisie et la généroisité ■ vraiment héroïque du Surintendant des excavations du Royaume, M. le CheO. Arditi, qui s’est donné la peine de nous fournir toutes les notices dont nous avions besoin et dont il éloit lui seul le conservateur. Les hommes de lettres et le public partageront avec nous les sentimens de notre admiration pour 1 un désintéressement si extraor tinaire et citeront son nom parmi ceux qui par leurs vertus et par leurs études se sont rendus éminemment illustres et dignes de la littérature et de leur pays.

Voici , en attendant , les noms de ceux qui ont dirigé les excavations de Pompèi depuis ty48 jusqu’en t 8 a 8 . Le Colonnel Roc Joachim d’AJcubierre et le Capitaine Charles Weber, tous deux du corps des Mineurs. Le Brigadier François La Ycga , sous lequel les monument

ao8 NOTES.

de Pompéi revirent pour la seconde fois le jour , ayant fait cesser le système barbare de les déterrer par le moyen des fossés et de les couvrir de nouveau après en avoir extrait les mosaïques , les peintures , et les menus objets. Pierre la Vcga son frère et son adjudant; et les Architectes Antoine lîonucci et Niccola d’Apuzzo.

Parmi les notices plus singulières que nous avons prises des papiers des premiers , il faut citer la découverte des tombeaux le long de la grande route de Salerne, vers V actuelle Taverna del Lapillo, c'est-à-dire vers le rivage ancien de la mer. Les plus remarquables inscriptions des ces tombes sont les suivantes.

An. ty55. — Mesoniae /. Veneriae. — Nairis ( sic )

Mag. Aug.

\y56. Autres de Q. Cornélius et de la famille Terentia Prisca.

En. tÿG3. — Dans un autre endroit — ... Fabio Secundo Mnrcia Aucta uxor fecit sibi , et Fabiae, ce ( sic ) Cralinae filiae.

*770. Ailleurs = Melissæae Amyces Junoni. — Melissœœ Ip. F. Asiaticae vis t. annis XV III. — Fortunatus vix. ann. II.

(1) M. Carminé Modestino , jeune homme plein de talens et de connoissances pour ce qui regarde les innnumens de notre antique gloire, a bien voulu travailler avec moi à l’extension de ces pensées préliminaires. Je saisis une telle occasion pour lui en témoigner ma rcconnoissance.

Voyez la belle ode de Schiller sur Pompéi, et celle de l’Anglois Hughes, qui commence ainsi:

Je connois aussi la belle Parthénope.

(■a) Son ouvrage fut publié par le Che v. Félix Nicolas, déjà connu par la découverte importante de la Rue des Tombeaux à Pcstum.

(3) Mongestern. Douze jours à Naples et dans les environs. Léipsick *8/3, chez Kummer.

(4) Dissertatio Isagogica p. 1. Cap. '6. §. 2.

(5) Le Chev. MonticelU , dont les talens en géologie •ont justement appréciés, a reconnu trois laves volcaniques dans les parties souterraines de Pompéi. Une d’elles à gros et blancs amphigènes éloit employée à former les moulins à grains et à huile ; l’autre beaucoup plus compacte , et plutôt à petits amphigènes , est sotls le petit théâtre; la troisième qui est sous le temple étrusque ruiné consiste en un amas de matières rouges mêlées d’amphigènes blancs et de couleur rose. — Outre celles-là, j’ai trouvé sous la maison dite de Joseph II une quatrième lave basaltine compacte qu'on peut appeler porphyroïde à cause de ses beaux cristaux de pyroxène noir, qu’elle enveloppe presque- intacts avec quelque grain de péridot jaune.

On ne peut pas, après cela, mettre en doute que la colline de Pompéi ait été un Volcan dont les flammes •étaient à peine éteintes à l’arrivée des colonies orieotales.

(6) Dissert. Isagog. P. 1. Cap. 3. J. g. Nous espérons que cette étymologie ne sera pas prise pour un délire , si l’on veut bien considérer que le mot oriental Hercut c’est-à-dire mont-brûlé , qu’on rencontre 4 chaque pas depuis le promontoire de Mysène jusqu’à celui de Sorrente , d’oti dériva aussi le nom d’ Herculanum , nous indique évidemment l’histoire des dévastations volcaniques , auxquelles cette contrée a été sujette depuis les temps les plus reculés. Dans les époques successives, les Grecs et

NOTES

les Italiens si poétiques dans leurs idées et dans leurs sensations attribuèrent aux entreprises d 'Hercule les ■effets extraordinaires de la nature et élevèrent des temples au demi-Dieu sur les lieux, où n'existoient que les traces du feu.

(7) Pompejos tenuerunt olimOsci, deinde Etrusci ac Pelasgi, post hoc Samnilae , qui et ipsi inde surit ex~ pulsi. Strab. lib. 5.

(8) Voy. Tite-Live.

(9) Gori , Symboles romaines, t. 2.

(10) Al. Aur. Pelliccia dans ses Recherches philosofiques et historiques sur l'état ancien de la dernière ■branche de P Apennin qui termine vis-à-vis de l’île de Cap ri.

On en a les preuves par les couches de tuf et d’autres matières volcaniques situées sur des lits de sable remplis de coquillages qu’on y a trouvés dans différentes excavations. Bien plus il y en a qui croient que la mer étoît autrefois arrivée à Nola, jusqu’à l’endroit où l’on montre quelques colonnes.

(xi) Iovi Vesuvio sac. D. D. ( Jnscrip. trouvée à Capoue , et rapportée par Pellegrino. )

Iovi. O- M. -Sumtnano exsuperantissimo. ( Martor. Colon, des Phéniciens-Reines, cl: 1. N.° 244- )

(12) Jgnarra et autres, suivis par Laporte- Dutheil , dans un mémoire inséré dans le Magasin Encyclopédique , ont voulu démontrer que l’éruption décrite par Pline ne détruisit pas entièrement Pompéi. On voit celte ville, disent-ils, se relever de ses ruines, sous le règne même de Titus, avoir un reste de splendeur sous Adrien et Anlonin , et être encore sur pied dans le monument géographique appelé la Carte de Peutinger , qui est pos-

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