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époques par les cultivateurs des campagnes situées au-dessus. Elles furent déterrées depuis 1807 jusqu'à 1810. Dans quelques-unes on observe une niclie très-petite où l'on adoroit les Dieux Lares et où brûloit une lampe en leur honneur.
U hôtellerie de Fortunata et une fontaine sur •:^ ;•• i^^Zo laquelle on avoit sculpté un Aigle qui se lance sur un lièvre^ finissent la rue. ÎSous crovons que les différentes sculptures exécutées sur ces fontaines servoient à les distinguer , et à donner le nom à la rue où elles étoient situées.
Habitation nommée de TEdiie Pansa. An. i8i5 et 181 4« Elle est environnée de boutiques et forme une île, insula , qui s' étend jusqu'à la maison de Modeste, Au-dessus d'un/b^/r qu'on louoit pour l'usage public, on trouva un bas-relief ayant une figure obscène, a.\ec ces raoïs. Hic haôitat /blici- -,,u^ ,^:, tas. — Cela se rapportoit certainement à la figure
vT V,' '•T-21 du pain qu'on y vendoit , ou à son abondance (58).
La maison de Pansa est une des plus belles et la plus grande de Pompéi. Elle a un atrium découvert, chose rare dans cette ville; et un pavé de marbre en penie pour l'écoulement des eaux. De superbes mosaïques en embellissent les chambres. C est là que les jeunes gens de cette habitation reposoient sur des petits lits de plumes et sur des tapis de lonie^ pendant les heures de l'après midi, durant l'été, et, lorsque retournant de leurs occupations, ils s'abandon-
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noient au sommeil, ou au repos, qui leur devenoit plus cher par la lecture d'un aulcur favori, faite par un esclave.
En montant quelques degrc's , on parvient au second appartement, vis-à-vis duquel on voit une vaste chambre de compagnie , ( exedra , ) et alentour un magnifique portique soutenu par 16 colonnes. 11 paroît qu'avant la destruction de la ville, le propriétaire y avoit fait un changement qui a heaucoup nui à sa beauté. D'abord, ses colonnes étoient d^rdre ionique, d'un bon travail, et quoiqu'elles fussent de simjjles pierres volcaniques, elles étoient néanmoins cannelées. Elles furent ensuite recouvertes d'une masse épaisse de stuc: on y ajouta de larges feuilles au-dessous, ainsi l'ordre ionique fut converti en composé. Cette observation intéresse l'histoire des arts.
Au milieu de l'entre-colonne, il y avoit un jardin de fleurs, et un beau vivier avec des jets-d'cnu. A droite, les chambres des jeunes filles avoient des figures de Nymphes gracieuses mollement couchées sur des lits , dans l'attitude de la langueur et du repos. Une d'elles représente Danaé et la. pluie d'or; l'autre une Naïade appuyée sur son urne.
A gauche de la chambre de compagnie sont les salles pour les soupers d'hiver, et pour ceux d'été.
Après le repas , on passoit dans le petit cabinet suivant , où l'on trouvoit des fruits , des vins les plus recherchés , et des pâtisseries. Ce des-
sert délicieux étoit prolongé bien avant dans la nuit: on l'appeloit commissatio , en honneur de Cornus^ Dieu des banquets et des fêtes nocturnes (59).
Dans un coin on voit la cuisine avec ses accessoires et ses fourneaux semblables aux nôtres. Une issue secrète servoit au cuisinier et aux domestiques, afin qu'il ne traversassent pas les appartemens des jeunes filles, et celui du maître. Un de ces sacrifices ridicules , que Pon faisoit a la Dée&se Fornax , étoit représenté sur le mur.
Facta Dea est Fornax : laeti fornace Coîoni Orant. . . . ( Ovid. Fast. 2. )
Tout autour on voit des peintures qui offrent les images de toutes les victuailles nécessaires à un grand repas: un sanglier tout prêt à être cuit, des grives, un lièvre, des jambons, et une anguille mise h la broche.
Dans cet appartement privé on trouva 5 squelettes, dont 3 d'enfans: ils avoient sur eux un petit anneau en fil d'or , deux médailles de Néron du même métal, 4 d^argent et une quantité de grandes et de petites en bronze; entre les colonnes des portiques , des vases de plomb très-bien ornés pour arroser les fleurs , un vase d'argent historié à bas-reliefs , une lampe , 5 petites ëcuelles, et 2 tasses du même métûil; en bronze, les restes d'un biselliwn^ deux beaux candélabres, des strigiles pour le bain, deux aî!es d'un tra- |
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vail très -parfait, qui ctoient peut-être tomljëes du simulacre d'un Génie ; et enfin plusieurs ustensiles de verre et de terre cuite.
Celte habitation est terminée par un grand jardin de'coré d'une autre entre-colonne qui soutcnoit des treilles.
Un Lcau groupe de Bacchus appuyé sur Anij)élus, en Lronze, fut trouvé dans une claaudière appuyée contre le mur du jardin. Il étoit enveloppé dans un linge pour pouvoir être transporté ailleurs par le propriétaire ; mais il fut oublié dans cette extrême confusion.
Maison du poctc Dramatique.
( Découverte depuis le 10 Novembre 1824 Jusqu'au mois de Mars i8'i5 ).
C'est le plus beau monument particulier de Pantiquité qui nous soit parvenu. On voit sur le seuil, en mosaïque élégante, un gros chien enchaîné qui semble vouloir se lancer contre ceux qui entrent : et au-dessous ces paroles plaisantes : Cave canem. Petronius nous raconte à ce sujet une aventure assez curieuse qui lui arriva ( Sal. cap. IX. ).
Il y avoit à rentrée, dit-il, ( de la maison de Trimalchion ) , un portier habillé en vert, aveo- une caiîiture d\tn rouge cerise , qui écossoit
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des pois dans un bassin d'argent. Sur le seuil de la porte étoit suspendue une cage d'or ^ d^aù une pie au plumage varié saluait les passans. Peu s'en fallut , qu'étourdi de tant de choses^ je ne tombasse de tout mon long au risque de ma fracasser les Jambes , à cause d'un chien qui étoit peint sur le mur à gauche en entrant^ près de la chambre du gardien. Il étoit à la chaîne et on lisait au- dessus ces paroles cubitales. — Prends garde au chien. Ce qui fit bien rire mes collègues ...
Par un passage étroit , ( prothyrum ) , orné de gracieuses de'coraiions, on entre dans un Atrium ayant un grand bassin au milieu pour recevoir l'eau de pluie, A droite, on voit comme dans Y Atrium de Tritnalcliion , de grands tableaux home'riques , imitations de quebjue clief-d'œuvre de Tantique peinture; (auj. au Musée R.) Le premier repre'sente l'ingénue et aimable Criséïde, qui courtoisée par Agameranon et reçue par Ulysse , dont on ne voit que la main droite étendue vers elle , monte sur le navire qui devoit la conduire à son père. ( Iliad. G. I. )
Le second exprime V adieu de Briséis à Achille, L'attitude du fils de Pelée , l'expression de Briséis qui lève avec grâce son voile de dessus sa figure, comme pour découvrir sa douleur et sa beauté , le silence de Piiéaix, la consternation des hérauts, la vivacité fièrc de Patrocle, le groupe des guerriers Mirmidons dans le fond, la perspective gé-
lîërale ; tout enfin , tout est supérieur aux éloges clans ce magnifique tableau.
Le troisième représente Thétis qui , accompagnée par Iris ^ et plus que jamais séduisante par ses beaux yeux noirs , se présente à Jupiter sur FOIjmpc pour le supplier d'être le vengeur du tort que son fils a reçu.
Quel coloris , dans ces tableaux! Quelles grâces ! Quelle exécution ! — Et deux seuies pages d'Homère suffisent pour inspirer à un peintre trois chefs-d'œuvre ?
A] gauche en entrant dans V Atrium^ est peinte une Vénus nue, dans la position de celle de Médicis , et avec des cercles d'or aux jambes; une colombe qui tient dans son bec une branche de myrte , repose à ses pieds.
Toutes ces figures peuvent être des portraits. On avoit coutume de les faire autour de V Atrium. Les anneaux qu'elles portoient à leurs doigts y et qui représentoient les emhlémes de la fiimille , en peuvent servir d'indice. Mais qui devoit être cette jeune fille, ou plutôt cette Divinité qui prêta son sourire et ses traits à cette Thétis, a cette Briséis et à la fille de Crise ?
On voit du même côté différentes petites chambres à coucher. Dans une , on voit peints des combats d'Amazones, semhlables aux bas-reliefs découverts dernièrement à Figalie. Elles sont sur des chars ; chose singulière ! Les guerriers sont à pied. La victoire semble se décider pour
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les derniers. Au dessous de cet ornement, on voit une jeune Ne'réide nue, appuye'e sur un taureau marin qu'elle semble caresser. L'un pourroil être le Taureau dionysiaque, et l'autre une Bacchante. — On voit en face un tableau obscène. Les Pompéiens faisoient placer ces repre'sentations dans les endroils les plus exposes ; ce qui prouve combien leur morale ëtoit différente de la nôtre. Properce déplore ce fatal usage , et invoque la male'diction du ciel sur le premier qui osa exposer aux regards ingénus des jeunes filles , ces dang^ereux monumens de son infamie.
Au - dehors , on aperçoit sur un très-beau fragment, un Triton qui conduit au milieu des flots un cheval marin ; et un petit gc'nie aîlé qui le suit, monté sur un dauphin.
Yis-à-vis de la cour, est la petite salle d'étudej sur une peinture , d'un travail très-médiocre , on voyoit un Poëie assis sur un escabeau , qui tenant un papier en main , déclame des vers devant deux illustres personnages assis dans le fond de la chambre. A peu de distance de là , Apollon et une iMuse protègent notre homme de lettres.
Si cette curieuse peinture faisoit allusion à un fait historique, le Poète qui paroît être d'une condition mesquine, pourroit être ou Plante, ou Térence, ou quelqu'un de ces malheureux Athéniens, qui , prisonniers à Siracuse , tâchoient d'adoucir leur sort et la férocité de leurs maîtres, par des
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vers passionnés, se dédommageant ainsi des revers de Nicias par la gloire d^Euripide.
Touies les parties de cette chambre sont embellies et animées par une foule d'images de Génies, de \ictoires , et d'arabesqnes. Le coloris, la fraîcheur, le mouvement de ces petites figures sont admirables. Les mosaïques du pavé sont également d'un style parfait. Celui du milieu indique le concert cTune représentation dramatique. On voit dans le fond du théâtre les colonnes qui ornent la scène. Un joueur de flûte semble accompagner, par ses modulations, un Choragns qui est assis et qui déclame. Les chœurs ont déjà reçu de hii les masques, dont „ quelques-uns restent encore sur ses genoux. Un autre s'habille à la liate, et un de ses compagnons l'assiste. La joie et l'enthousiasme sont peints dans les gestes du premier. Il n'y a de nos jours qu'un petit nombre de mosaïques de l'antiquité , qui puissent être comparées à ce beau tableau composé de sept figures. Des masques scéuiques sont peints dans le cabinet contigu.
On arrive enfin dans un péristyle dorique qui a des chapitaux d'une forme plutôt nouvelle et gracieuse; il environnoit un petit jardin entouré de grilles de fer. On y trouva Fécaiile d'une tortue et les gouttières du toit en forme de crapauds, de terre cuite, vides et revêtus de stuc. Vis-à-vis, est l'autel domestique avec une petite niche, ornée d'un beau frontispice.
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On y découvrit la petite statue d'un Faune avec des fleurs et des fruits dans son sein.
A gauche , il y a un cabinet à coucher , où est peinte Ariadne abandonnée ^ en outre un Narcisse et un Amour pêcheur. Le fripon a déjà fait une bonne prise qu'il présente à sa mère. Cette chambre a dû appartenir à quelque dame aimable et séduisante à laquelle on a voulu, dans ce tableau^ adresser un hommage flatteur.
On trouve près de là une petite chambre oii parmi les belles vues de pays et de marines on découvrit des papyrus peints , avec des lettres grecques. Cette chambre étoit certainement la Bibhothèque. Il y avoit ordinairement au miheu de celles-ci , une armoire oi^i l'on rangeoit les livres , que l'on distinguoit chacun par des étiquettes. Il s'en trouvoit d'autres sur les murs. On tournoit à l'entour , et l'on cherchoit l'auteur que Ton désiroit. — Dans la chambre précédente , le Pompéien s'abandonnoit aux plaisirs et à l'amour ; dans cette autre à la méditation et à l'étude. Le passions et leur ivresse étoient peutêtre moins à craindre chez les anciens que chez nous. Le cabinet consacré à la philosophie et à la modération étoit pour ainsi dire , comme le sacrarium du temple profane de la volupté et de la beauté.
Non loin de cet endroit , on admiroit pour la fraîcheur et pour la composition^ une belle peinture qui représenioit le sacrifice d I phi génie ^
( auj. aii Musée ). On voyoit derrière l'autel le simulacre de Diane , et au centre la princesse à la fleur des ans et de la beauté , que deux jeunes hommes portent dans leurs bras pour la conduire à sa destinée. L'innocente victime tend à son père les deux mains ^
Dicendo , a padre mio ^ che non m^ ajuti? Disaut, o mon père, que ne vieas-tu à mon secours?
Et Agamemnon désolé , détourne la tête en pleurant , et se couvre le visage de son manteau, tandis que le prêire prend le couteau fatal • mais il annonce en même- temps avec le doigt sur les lèvres , et par les éclairs prophétiques de ses regards , la fin inattendue de cette tragédie.
Tirnanthe fut l'auteur d'un tableau semblable devenu célèbre dans toute la Grèce ; il avoit voilé la tête d'Agamemnon , à l'exemple d'Euripide, ( Iphigimie en AuUde , vers i55o ), qui Favoit sans doute imité de Pollgnote.
Cependant on arrive dans la salle du festin et des danses. On voit représentés dans cette vaste chambre , au milieu des décorations les plus variées et les plus agréables d'architecture et de fleurs, des fruits dans des vases de verre, un coq qui tient un caducée , de charmantes Danseuses , Lééda qui présente à son époux étonné les trois jumeaux Castor, Poilux et Hélène sortis
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de VœuF (60) , Thésée qui étant arrivé sur le rivage de Naxos abandonne Ariadne endormie, et V Amour qui se plaint à Vénus du mépris de Diana, Sur le payé en mosaïque, on voit des poissons, des oies et des ornemens simples, mais pleins d'élégance et de goût.
Vient ensuite la cuisine avec son foyer semblable aux nôtres, et le lieu commun.
Cette habitation avoit un second étaije trèsnoble et très-riant. On y distingua aux premières fouilles, les pièces d'un pavé écroulé, qui représentoient en mosaïque une belle télé de Baccbus; et en outre un trésor d'ornetnens de femmes. Quelque paysan qui étoit venu dans cet endroit pour y chercher des objets , n'eut pas assez de bonheur pour les trouver. 11 y étoit cependant arrivé à deux pas près , lorsque par dépit de ne rien trouver , il dispersa , en s'en allant , les os des squelettes qu'il y avoit trouvés. ÎSous y reconnûmes encore les restes de quelques têtes qui étoient au milieu d^un terrain remué et fouillé.
Dans l'angle contigu à cette maison , on lit les paroles suivantes à rebours , en langue osque , que parloit communément le peuple.
siiniiH . n . Vx\ .
Numerii poemata accipies.
Tu entendras les poèmes de Numérius (61).
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Idée (Vitne fouille à Pompéi.
Pour faire coiinoître ce qu'une excavation dans Poinpci offre ordinairement, nous allons décrire celle qui eut lieu dans cette dernière maison et que Ton peut citer comme une des plus heureuses^
On y trouva les objets suivans :
En On
Deux colliers , et un fragment , très-Lien conservés. Deux bracelets en forme de demi coquilles de noisettes , en deux liles.
Deux autres qui ne formoient qu' un cercle , un troisième en forme d'un serpent à plusieurs tours; et un quatrième semblable, mais plus petit pour un enfant.
Quatre pendans d'oreilles élégans et délicats , composés de deux belles perles suspendues à ini petit bouton. Un anneau avec une cornaline sur laquelle étoit gravée la tcte d'un jeune lîomu)e.
Deux monnoies , l'une de Néron avec sa mère, et l'autre de Titus. — Ce petit trésor , qui étoit tombé de la toilette d'une dame qui demeuroit a Tétage supérieur, et qui nous donne une idée de ses richesses , se trouva à cinq pieds de la Il an leur du sol.
lin Argent.
Trente-neuf peiitcs monnoies consulaires et impériales.
En Bronze.
Un monceau de monnoies de differenles grandeurs unies par la rouille. Vingt-sept autres de'tacliées.Deax casseroles. Une chaudière. Une marmite. Une autre du même mêlai placée sur un fourneau. Une pelle à feu avec la douille dans laquelle on ajustoit un manche de bois. Un vase; un autre hrisé et un troisième, pour Thuile. Un seau. Une très- Lelle lampe à deux lumières, ornée de létes et de pieds de taureaux: elle étoit suspendue à la voûte de la salle à manger. ( Petron. Sat. endroit cité )• Une lampe surmontée d'une lune. Un petit trépied pour son soutien. Un candélabre magnifique. Quatre petits crochets dont deux sont formés par des téics d'oies. Deux appuis ordinaires pour suspendre des objets. Deux vis pour meubles. Trois plaques pour ornemens.
En Fer.
Quatre haches. Un marteau. Un trépied. Un fragment de clefs. Deux crochets. Deux petits talons <|uc l'on pluçoit sous les souliers ^ avec
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des trous pour les clouer aux côtés. Deux serrures et loquets avec d'autres garnitures de portes.
En lierre.
Quatre petites carafes ; trois bouteilles en forme de boule.
En Craie.
Huit pots. Six plus petits , mais de diffe'rentes grandeurs. Cinq vases de diverses formes; six autres pour l'huile. Une petite tasse d'un beau vernis. Une patcre, et cinquante-six lampes.
De Différens Genres.
Une tête pour un Hermès de jaune antique. Une quantité de froment et des cordes de diflférentes grandeurs , réduites en charbon. Un morceau de savon. Trois poids en plomb.
Les Tlieriiics. Au. 1824.
La première main qui éleva les bains fut certainement l'amie de l'humanité ; elle voulut , pour un moment , distraire l'homme dans la frai- 'chcur d'une onde bienfaisante , et ne crut pas frayer un chemin à la corruption et à la mollesse.
Les Thermes se changèrent bientôt en édifices qui occupèrent des collines entières. On y irouvoit ( à
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Ronui ) , des ]);issins d'une grandeur prodigieuse , où plus de cent mille personnes pou voient, dans l'espace de peu d'ii&ures , se baigner et nager ; on auroit pu les comparer à des mers , dans les- (piclles les fleuves venoient des régions éloignées apporter majestueusement Je tribut de leurs eaux sur des arcs de triomphe. L'architecture y épuisoit ses in^^énieuses ressources; la peinture y rafraîcliissoit ses pinceaux sur des objets les plus chers ; et les chefs-d'œuvre des arts , V Apollon^ V Hercule , le Laocoon ^ le Groupe de Dircé ^ la Flore , et la mosaïque des colombes en ornoient les portiques et les salles. Parmi celles - ci l'on distinguoit un cabinet tout couvert de lumières, de cristaux et de bronzes d'un travail tout-àfait original ; le peuple l'appeloit la chambre dit soleil , ( cella solaris ) ; mais les architectes orgueilleux d'une invention si singulière, lui donnèrent le nom d^ inimitable. On passoit ensuite dans les salles d'exercice, dans les bibliothèques'' et dans les jardins. Les curieux y alloient lire lesl productions du jour , et les Poètes à y réciter |j i leurs vers. Eumolpion, qui en faisoit de très-r ' mauvais, courut risque d'y être battu; Pétrone nous en a laissé le récit curieux. Enfin les Ther-î mes renfermoient les productions de difierens climats et de différentes nations , et on pouvoit lef, comparer h de grandes villes unies ensemble , ou pluîôt à des Provinces entières.
Ce n'est cependant pas la magnificence des arts
ou la profusion des richesses et du luxe; mais les grâces, la simplicité et l'clcgance qui caractérisent les bains piihlics de Pompéi. lis sont partages en deux appartenions entièrement séparés l'un de l'autre; le plus gracieux étoit destiné au beau sexe: Pautre étoit celui des hommes. On entre dans le premier par une cour environnée de portiques sur trois côtés ; à gauche est la chambre de compagnie et où vraisemblablement demeuroit le Gardien, ( balneator ). On trouva par terre sa petite épée dont la poignée d'ivoire étoit d\uie forme très-singulière. Chacun lui payoit une petite contribution, ( le quart d'un asse ) et entroit. On y trouva jusqu^au vase circulaire de la même forme de nos tirelires où l'on metioit le produit de ce salaire. On laissoit ses habiliemcns dans la première salle , ( spoUarium ). On voit encore le trou où étoicnt rangés les armoires , dans lesquelles on gardoit les vctemens. Des esclaves destinées à cela en avoient soin. Dans le fond, on voit un petit mais gracieux cabinet ovale , {fiigidariuni. ) Un bassin rond, {pisci?ia^ étoit creu se dans le pavé pour le bain froid; il est recouvert en marbre; un gradin y tourne alentour et servoit au double usage d'y descendre et de s'y .. asseoir en se baignant. On y pouvoit avec la même commodité prendre le bain d'clspersio/i où l'eau jaillissoit d\ine cruche, usage souvent jiratiqué par les anciens , et décrit par Oi^ide pariant du bain de Diane. Les vases Gr^cs- Italiques
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nous en présentent d'agréables dessins. Des ornemens gracieux, des chars qui courent, des Amours à cheval sont représentes en stuc sur la frise de la chambre, et exécutés avec un style aussi vif et aussi léger, que l'idée qu^ils nous représentent. Quatre niches (^scholae) sont disposées autour du bassin. Là , les jeunes filles pouvoient s'asseoir et s'essuyer quand elles sortoient du bain, où s'entretenir agréablement avec celles de leurs amies qui ne s'étoient pas encore baignées. Les courtisanes de Rome, de Smirne et de Corinthe y recevoicnt la visite de leurs amis, et c'est à cet usage que la Grèce devoit les chefs-d'œuvre de peinture et de sculpture qu'elle possédoit. Apelle peignit son j4nadyomène sous la figure de Phryne et de Campaspe qui sortoient du bain ; et Praxitèle y sculpta sa Kénus de Cnide sur le modèle de ' Gratina.
Heureuses les nations où les plaisirs réveilloient les talens, où l'amour enflammoit l'imagination, et où la couronne de myrte étoit accordée à celui qui s'en rendoit digne par son travail et, par son génie.
Les statues de la Santé et ^ Esculape présîdoient ordinairement à ce petit temple des Nymphes, et accueilloient les vierges timides qui ven-oient y assurer leurs beautés. Le hain d^ Hippias ^ dans Lucien , nous en l'ournit un exemple.
En sortant à\xfrigidariu7ii l'air dcvenoit plus tempéré sans être cependant d'une chaleur dé-
sagréabic. On passoit de là dans la chambre tiède, (tepidarium ) appelée aussi la salle du milieu^ ( cella média ) parce qu'elle devoit-, ])ar sa tempërauire , prévenir les effets danj^ereux du passage subit d'un endroit tiop Iroid , dans un autre très-chaud.
On y observe un grand brasier de bronze, et à côté deux sièges du même mêlai, construits aux frais de 31. Nigidius V accula , qui y fit graver ces paroles: M. Nigidius Kaccula P. S. — Les têtes et la figure d'une petite génisse rju'on y voit souvent répétée font allusion au mot de ï^accula.
Un ordre de petits Télamons , ou Athlètes de terre cuite, qui semblent réunir toutes leurs forces pour soutenir un cornichon qiii est posé sur leurs létes, forme dans ses intervalles des vides où l'on plaçoit les vases d^'hnile, et les parfums.
Des verres concaves garantissoient du vent la lampe, qui éclairoit le fond de cette salle. L'introduction des verres dans les bains " étoit à peine en usage à cette époque. Pline dit novitium est hoc irwentum*
Le haut de la voûte est travaillé en caissons peints en rouge et en azur , sur chacuQ desquels est sculpté un joli bas-relief. Gupidou qui s'appuie sur son arc terminé en tète de serpent^ des Amours qui moment des chevaux • marins j d'autres qui conduisent des dauphins, ou montent un hyppogriplie ou frappent un lympanon ; un Geaiaare, un Pégase, un Hercule
enfant sur un lion , et des guirlandes d'acanthe
la décorent de tous côtés.
La troisième et dernière salle est Pétuve , qui termine d'un côté par un long bassin, ( baptisterium ) revèiu de marbres , pour le bain chaud ; et de l'autre, par une vaste niche ee demi-cercle, ( laconicum^ au centre de laquelle est une superbe fontaine qui répandoit de l'eau bouillante et des nuées de vapeurs. Sur le bord du bassin on lisoit en lettres de bronze :
GN. MELISSAEO GN. F. APRO. M. STAJO M. F. RVFO ir \1R. ITER I. D. liABRUM EX D. D. EX P. P. F. ,C. CONSTAT HS. DCCIi.
Gnéiis Melisséus Aperfïls de Gnéus, M. Stajus Rufus fils de Mardis j Duumvirs de justice pour la seconde fois , jjar le décret des Décurions , ont pris soin de faire construire ce bassin aux frais du public. Il coûte y5o sesterces. ( Environ 26 écus. )
Au-dessus de la fontaine, la voiitc a deux grandes ouvertures défendues par des châssis garnis de larges vitres, pour tempérer la densité de la chaleur. Des figures de belles Nymphes qui sortoient du bain sont représentées sur quelques bas-reliefs de stuc au-dessus de la niche.
Le pavé de l'étuve, {suspensura ) est posé sur des petits piédestals entre lesquels s'insinuoient les flammes delà fournaise voisine, et s'élevoient
dans louie Fctcndue des murs; on y voit le vide d'un demi pied fait pour cet objet, et les taches que la fumée y a laissc'cs.
Des pilastres qui sortent à peine du mur soutiennent un Icirer cornichon et leurs cannelures convexes reportées sur la Yoùte la pariageoient en compartimens éijaux et d'vm Lcl effet.
Les trois salles que nous venons de décrire sont pavées en mosaïque. Les restaurations importantes qu'on voit partout dans cet édifice sont un monument du zèle et de l'iniellij^ence de M. Antoine Bonucci , directeur des ces excavations pendant lon£,^-temps.
En quittant celte chambre , la Dame retournoit dans le tepidariuni , où des esclaves habiles lui ôtoient doucement avec des petites lames d'or et d'argent, (^ strigiîes ^j la sueur des membres, et les oignoient d'essences et de parfums. Enveloppée dans un léger manteau de laine , elle alloit reprendre ses yétemens dans le spoUarlum, et passant par des corridors couverts, elle se trouvoit sur la rue du Forum ou sur celle de la Fûrtiuie, où sa voiture et les gens de sa suite l'altendoient.
Un vase grec-italique trouvé à Grumento et qui fait partie du Musée du Chevalier Santangelo , représente le bain des Grâces , et nous assure que les Grecs et les Romains avoicnt à cet égard les mêmes usages. On voit au milieu de la chambre la conque , ( lahrum ) où elles dévoient se laver, au moment que chacune de ces Désses y est
assistée par nn Génie qui tient dans ses mains le miroir, la ceinture , et la guirlande de fleurs. On voit la première qui se dépouille de ses vétemens, et le Génie qui délace ses brodequins : la seconde est déjà sortie du bain, et s'essuie avec un linge; on remarque que sa position est précisément celle de la Vénus CaUipyge. La troisième qui est déjà essuyée tient dans les m;dns un petit vase d'essences pour se parfumer. Le peintre de ce vase eut peut-être envue de représenter la Beauté sous ses différens aspects, c'est-à-dire de profil, d'épaules et de face; on pourroit ajouter que c'étoit le produit de l'enthousiasme que sa vue avoit effectué sur sa fantaisie et sur son cœur.
Avant de visiter le second appartement, il est bon d^observer un instant V hyp ocaustinn avec ses accessoires. La fournaise qui donnoit les flammes et la chaleur à l'étuve décrite , est située près des chaudières qui communiquoient , par des canaux , l'eau au bain et à la fontaine. Un réservoir qui recevoit l'eau des toits supérieurs et des conduits extérieurs la fournissoit aux chaudières. La cour voisine devoit contenir le bois, et tout ce qui étoit nécessaire au service de la fournaise. On y voyoit encore une grande quantité de poix employée également pour les flammes.
Les bains des hommes viennent après. Un petit recoin où l'on conservoit des toiles de lin ou de coton, ( lintea ) pour s^essuyer en sortant du bain , I
est situe h. l'entrée. On passe ensuite dans une longue salle oii Ton trouve un bain froid et deux longs sièges de pierre volcanique pour se déshabiller et se reposer.
On entre dans le tepidarium et de là dans une vaste e'tuve dont le pave cci-oulé maintenant éioit cchaufFo par la susdite fournaise. Une fontaine d'eau chaude etoit dans le fond de Tétuve.
Les voûtes de ces chambres sont hautes et fort bien conservées; chose unicpie dans Pompéi. Sur le pavé et sur les murs on voit les restes de peintures et de mosaïques. Mais cet appartement étoit généralement beaucoup inférieur au premier pour la commodité et pour l'élégance.
Tous ces bains pouvoient suffire à une vingtaine de personnes à la fois; ce qui prouve, qu'il seroit possible d'en trouver d'autres, et peut-être de plus magnifiques dans les autres quartiers de la Ville.
On ne fermoit les bains publics que bien avant dans la nuit. C'est pourquoi on trouva dans les chambres des femmes un très-beau candélabre de bronze orné de feuillages , et en outre un dépôc de plus de mille lampes de terre cuite avec d'élégantes sculptures (62). Dans quelques-unes on y voyoit les Gracesj dans d'autres , Isis et le Silence ayant le doigt sur la bouche. Aimables allusions à la beauté et au secret, dont ce lieu étoit le pejietrale.
Sur le mur de la cour , on lit l'inscrip-
tion suivante, aujourd'hui presque entièrement détruite.
DEDicATioNE (polj).,. MAjo Priocîpi coloiiiae féliciter, — rum muneris Gn. Alif. Nigid. Mai. .... Venatio. Athletae.
Sparsiones. Vêla erunt.
^ r occasion de la première ouverture publique des bains f ?ious souhaitons félicité à 3Iajus , Prince de la colonie.
Pour célébrer cette journée , il y aura les jeux des gladiateurs de Gn. Alifuis Nigidius JMajus y il y aura la chasse des animaux et les u4thlète,Sj on répandra les parfums et on dressera les tentes dans l amphithéâtre.
Vis-à-vis des Bains on trouve deux erandes et
belles hôtelleries avec une grande quantité de vases pour le vin, ( œnopoliuniy ) et pour la saumure et avec des fournaux pour faire cuire les "viandes. On y déterra le squelette d'un malheureux qui s'y étoit réfugié sous une éclielle et qui avoit sur lui un petit trésorj un bracelet où étoient enfilés trois anneaux dont un ;^conicnoit la belle gravure d'une Bacchante, deux pendans d'oreilles, le tout étoit d'or : 76 monnoies en argent , et Çfb en bronze.
Édifice dès Teinturiers , ( Fullonica. ) Au. 1826.
Une grande place de'couverte , longue de 4 5 pieds sur la moitié de largeur est fermée sur trois côiés par un portique commode flanqué de pilastres avec ses arches. On y pénèire par deux rues , et en conséquence par plusieurs entrées aux côtés desquelles sont les petites chambres pour les portiers. Au fond de la cour, on trouve 4 hassius élevés et en pente pour l'écoulement des eaux sales ; et devant un long Lanc de pierres , à l'extrémité duquel sont formés deux autres petits bassins et de petits murs pour y placer les conques. Ici on blanchissoit les étoffes. Autour des portiques sont les chambres des Teinturiers. Le propriétaire de l'édifice logeoit dans les plus distinguées. On y observe un Four et ses accessoires , avec le signe de Priape au-dessus, selon la coutume. Près de son entrée, qui étoit garnie d'une petite grille de fer , on voit un grand vase de terre cuite pour Feau , endommagé à l'cntour et raccommodé par les anciens avec des fils de fer et avec du plomb , de la même manière que nous le ferions aujourd'hui.
Des colonnes , qui dévoient former des loges couvertes à l'étage supérieur, encombrent actuellement la cour.
Dos puits, quelques conduits extérieurs , et une fontaiiieile marbre très-élégante fournissoient aux bassins de l'eau en abondance. A côlé de la fontaine on voit peint un Fleuve appuyé sur son urne, et vis-à-vis une jeune fille avec une crutlie. Sur ce même pilastre ( au], au Musée, ) on a représenté, en couleurs irès-fraîclics, quatre jeunes garçons qui , les jambes nues, lavent et foulent dans autant de conques pleines d'eau les draps , en y sautant dessus dans tous les sens. Plus baut , on voit un esclave , qui avec un Uï.tcnsile pour sécber les draps surmonté d'une cbouetie , est prêt à courir où son travail l'appelle. Un autre est occupé à passer une carde de fer sur un drap suspendu à une perche. Sur l'autre côté du pilastre on a représenté une presse ornée de guirlandes , sous laquelle on mettoit les draps mouillés. Puis on y voit une jolie dame , ( peut-être la maîtresse de l'endroit ) assise dans un coin de la chambre, et qui semble donner des ordres à une femme et à un esclave , auprès desquels sont des draps qui sèchent étendus horizontalement sur une perche.
Un autel situé devant deux serpents , un Bacchus et un y^poîlon sont peints siu^ le pilastre voisin.
Entre les autres parties plus curieuses de cet édifice, il faut citer une chambre avec des bassins où l'on fouloit les draps et où l'on trouva beaucoup de savon j et un petit réduit où l'on plaçoit
Ja susdite presse , ou Lien les armoires où l'on conservait les draps.
On trouva enfin dans cette Fullonica l'enceinte pour la chaux , quelques chaudières et des pelles pour mêler le savon et le travailler.
L' art de hlanchir les laines , vu le prix exorhilant des étoffes de lin et de soie, e'toit chez les anciens fort estimé. La loi du Censeur Flaminius , ( l'an de Rome 554 ) nous indique la manière dont les foulons dévoient s'y prendre pour hien exécuter leur travail (63). Voici comme elle s^cxprime. — « On lave d'abord les éioffcs )) de laine avec la lerre de Sardaigne dissonte j » on leur fait ensuite une fumigation de soufre » puis on les purge avec la craie de Cimole de )) bonne couleur : on reconnoît la fausse , en ce )) que le soufre la ronge et la noircit. La vraie )) craie de Cimole ravive les couleurs ternies par le » soufre. Pour les étoffes blanches, après qu'elles )) ont été soufrées , la terre appelée saxuni est y> plus convenable ; elle est cependant nuisible )) aux étoffes colorées. Dans la Grèce, au lieu de y) la Cimole on se servoit du gips iirtfaïque )) d^Etolie. y)
On peut voir dans cette foulerie un vase rempli de terre blanche.
D'après les observations que nous fîmes sur les différentes parties de cet édifice , nous conclûmes qu'originairement il devoit être une habitation privée , et qu'ayant éprouvé dans la suite
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diflerciis changcmens , il fut converti à l'usage qu'il tient présentement. L'enceinte actuelle de la Fullonica n'étoit que Yatrium de la maison dont le péristyle disparut par une nouvelle construction pratique'e entre ses colonnes. Les portes intérieures furent murées , et Fhabitation suivante reçut une nouvelle division et une nouvelle forme.
Ce fut dans une petite dépense appartenant à \difouleiie qu'on trouva cinq vases de verre parmi les débris d'une cassette qui les contcnoit. L'un étoit plein d'une liqueur qui fut répandue par inadvertance ; un autre conservoit une sauce végétale avec de l'huile pour assaisonner les viandes 5 et dans le troisième des olives nageoient aussi dans l'huile, et étoient d'une conservation presque incroyable. Quelques-unes de ces olives avoient encore la queue et étoient si fraîches , qu'elles paroissoient être de cette année.
Maison dite de la Fontaine en mosaïque. An. 1827. Elle a une cour à la toscane avec deux petites chambres , à côté de la porte , pour les domestiques. Dans la chambre d'étude on admire de très- belles décorations; des petits Amours qui traient une chèvre, qui combattent et qui se mêlent parmi des animaux féroces , et des cerfs qui tirent tranquillement un petit char. Dans la chambre à côlé sont peints des Acteurs , et une scène de comédie Atellane. On a en face un jardin. Dts colonnes y soutiennent un portique de vexxlure. Au milieu, il y a
une fontaine tiès-sinijulière revêtue de marLres de mosaïques et de coquilles, de la forme d'une niche qui terminoit par un frontispice. L'eau descendu it par trois degrés dans un Lassin de marbre en carré-long , où l'on pouvoit prendre le Lain. Le moitié d'une petite colonne y faisoit jaillir un jet d'eau , ou Lien le même petit trou qu'elle avoit au centre servoit à faire sortir l'eau et h empêcher qu'elle ne pût se déborder du bassin. Deux masques de marbre de Paros y rcccvoient des lampes , et répandoient de leurs yeux et de leur bouche une lumière d'un effet tiès-curieux.
Ahitatlon âe la seconde fontaine à mosaïque. " \ùu ^3, h^ An. /(?27. Le 5 Juin LL. MM. Le Roi et la Reine avec leur famille Royale honorèrent de leur pré^ sence les excavations de Pompéi. Le Cheu. ylrditi^ Directeur général des antiquités du Royaume , avoit donné toutes les dispositions afin que les fouilles réussissent le mieux que possible. On les entreprit dans la maison immédiatement après celles dont nous venons de parler.
Sa cour avec une entrée aux deux côtés de laquelle étoicnt deux petites chambres pour les esclaves , et la chambre de compagnie décorée de fruits et d'oiseaux avoient été déjà déblayées les jours précédens. Les fouilles ayant été reprises sous les yeux de LL. MM., on découvrit dans le jardin de cette habitation une autre fontaine , en forme de niche , incrustée de coquilles et de