PEINTURES
Son style est une précieuse imitation tic l'ancienne école grecque d’Egine (96).
Les belles et nombreuses statues qui dévoient orner le Forum , la temple de Vénus et les.
autres monumens , ou furent enlevées après la ruine de Pompéi , ou endommagées par le tremblement de terre ; elles furent transportées dans quelque atelier de Statuaire où il faut espérer de les retrouver un jour. Quel gain immense pour l’antiquité et pour les arts, si celte idée pou-s. voit une fois se réaliser !
Peintures.
Les peintures de Pompéi sont à trempe , et quelquefois, mais rarement k fresque. Le style est presque toujours grec , pris au plu? haut sens du mot. Le dessin est souvent correct et d’une finesse inimitable ; le clair-obscur est bien entendu ; la composition douce : le nu , F expression , les habits , et les plis d’une grâce et d’une franchise tout k fait propre des anciens. La perspective n’est qu’indiquée.
Les païsages sont touchés avec habileté , mais pas si finis que ceux des modernes.
Les ornemens sont des arabesques , et les décorations , d’un goût séduisant , mais bizarre et périlleux. Mar: Ludius Romain, en fut l’inventeur au temps d’Auguste , c’est-à-dire dans une époque mémorable [tour la pureté du goût , et
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pour la perfection dçs lettres et des arts. On y a représenté des palais que seulement une imagination en délire a pu inventer , et qui semblent avoir donné la vie aux monumens mystérieux et enchantés des Maures. Architecture magique, dit Chateaubriand, comme les vieilles poésies des Troubadours , mais que les vents peuvent emporter , avec le Sible qui leur servit de premier fondement.
Ici sont dépeints des animaux: plus là, des fruits. Aux uns , il ne manque que le souille ; aux autres, le goût.
On y trouve des plantes sauvages, des poulets et deux perdrix, dont une est morte. Rien n’est plus vrai qne la perdrix morte. Le raisin , les ligues, les asperges semblent venir d’être cueillis ; des oiseaux courent les béqueier.
On peut voir ces tableaux dans le Musée, ainsi que d'autres plus beaux encore. Arianne éveillée sur les rivages d’une île déserte , et le vaisseau de Thésée déjà bien loin. Phryxus sur le bélier, qui tend la main à Hellèi tombée dans la mer; Europe sur le taureau couronné de roses; Psyché avec les aîles de papillon ; Marsias et Olympe ; les Muses avec Apollon , ( on les envoya à Paris en 180a ) ; un Peintre peut-être la célèbre Lata qui dépeint un Hermès de Bacclius avec la barbe , et deux jeunes filles qui s'arrêtent sur l’issue et la contemplent; O reste reconnu par Iphigénie dans le Temple de Diane ;