‹ Pompéi décriteChapitre 19 sur 33 · GLAD VELA XIII K · texte numérisé non relu

GLAD VELA XIII K

A droite on lisait.

.... PARIA. XXX CASELLIVm.

En entrant dans la ville , on rencontre à gauche des marches spacieuses qui conduisent sur les murailles publiques. Ces dernières furent entièrement découvertes depuis 1811 jusqu'à

Ainsi le plan de Pompéi cessa d'être un mystère .

Ces murailles environnées de parapets et de créneaux sont de vrais bastions. Formées en quelque endroit par de grandes pierres carrées de travertin sur lesquelles reposent d'autres volca-

niques, unies sans ciment et d'une manière irèsnatLirelle, elles offrent en général une constraclion de pierres rectangulaires sur le modèle des murs très-anciens, qu'on voit encore aujourd'hui à Roselle , à Fiésole , a Volterra^ et de ceux que M. Cockerell a observé en Grèce, particulièrement dans les ruines de Messène , de Platée et de Chéronée. Elles ne forment nulle part des angles saillans selon Finslrucùon de Fitruve, ( livre 5^ chap. 5 ) , qui considère ces angles comme ircsfavorables aux assiégearis. Elles sont hautes de 53 pieds du côté de la ville , et de 24 du côté de la campagne , et présentent une plate-forme capable de contenir, en certains endroits , jusqu'à 5 chars de front. On peut maintenant s'y promener aussi bien qu'aux jours Pompéiens.

Ni les bel 'ers, ni les mines pouvaient ébranler ces bastions. C'est ce qui les faisait regarder comme d'une nature très-supérieure à celle qui se pratiquait ordinairement, en employant une simple muraille. Il paraît que les fortifications de Pompéi du côté de la mer étaient de ce dernier genre ; c'est pourquoi il est probable qu'elles furent plus facilement détruites.

On voit d'espace en espace des tours carrées qui semblent n'avoir pas sailli de beaucoup la ligne extérieure des murailles. La distance de l'une à l'autre était d'une portée de traitj mais vers le septentrion , où l'accès de la colline était plus difficile, et par conséquent le danger d'un assaut

eiinemî moins à craindre, leur distance l'une de l'autre était beaucoup plus grande. Elles avaient trois étages dont il nous reste encore les marches; et enfin des ouvertures étroites, ( poternae ), qui servaient pour les sorties secrètes durant le siège. — C'est de là, que les braves habitans de Pompéi ont dû livrer plus d'une fois des attaques contre les troupes de Silla. — k On. voit également le mur antérieur avec les tours , les parapets , et les créneaux des bastions, renversés peut-être exprès. 11 faut croire , que c'est à cette condition que SiW^ accepta la soumission de Pompéi sur la fin de la guerre sociale. Les réparations que l'on fit aux murs de distance en distance , et avec simétrie, nous démontrent qu'on ne conservait cette fortification que par simple apparence , puisque ces réparations ne consistent qu'en cette construction appelée incertum , composée de tufs mis sans ordre et recouverts d« stuc , auquel on donna la forme de la muraille plus ancienne.

Les caractères osques et étrusques gravés sur ie revers de chaque pierre étaient, à ce qu'il paraît , des signes faits par les ouvriers pour en connaître l'exacte situation. Il est à présumer que l'on taillait et appareillait ces pierres dans l'endroit même d'où on les tirait , pour éviter Je transport d'un poids inutile; et comme quelque événement imprévu aurait pu effacer ces sigïies, c'est pour celle raison qu'ils étaient profondément gravés.

On pourrait aussi les prendre pour des caractères/7^/«.ç^é'5 , semblables à ceux que l'on voyait i^rave's sur un ancien se'pulcre à Paestum (48); ou bien pour des signes sacres qui devaient servir de tallsniaiis contre les influences maléfiques des mauvais Génies , et des astres (49)'

Habitations^

Les maisons de Pompéi sont toutes construites Sur le même goût. Une ou plusieurs entrées, et quelquefois des boutiques , forment la façade du rez-de-cbanssée. Elles ont des corniclies et des pilastres , sur les chapiteaux desquels on voit gracieusement sculptés , tantôt une jeune fille qui agite un tympanon ; tantôt une plante qui commence à fleurir et un oiseau qui s'y repose un instant j tantôt un Hercule qui soutient d'une main une coupe, et de l'autre sa massue et l'architrave de la porte. Les murs extérieurs sont recouverts d'un stuc dur et brillant comme le plus beau marbre, et souvent peint des couleurs les plus vives. — Les étages supérieurs avaient de j)elites fenêtres , et étaient couverts d'un toit , et le plus souvent surmontés d'une terrasse , {pergula)y ornée de vignes et de plantes qui y formaient un berceau de verdure et de fruits. Ainsi des jardins aériens étaient comme suspendus sur des jardins inférieurs.

Toutes ces habitations avaient un app.irtcment

public, {Atriwn)^ selon l'anûque visage italique; et un autre prive avec des entic-colonnes ( perlstylum') ^ ce qui était une marque disliiictive de l'arclii lecture Grecque (5o). Elles sont donc d'un style mixte. Lorsqu'elles n'étaient pas construites en ampliitliéâtre , elles avaient un second étage , ( caeiiacula ), habité quelquefois par Xi^i femmes de la maison, mais le plus ordinairement par les gens du peuple, et plus souvent encore par les esclaves. Il n'en reste maintenant que les escaliers.

Les anciens passaient leur vie presque toujours hors de leurs maisons , et ne s'en servaient que pour le temps nécessaire à leurs besoins et pour leurs commodités , qu'une civilité raffinée au dernier point avait alors rendues nombreuses. C'est pourquoi les habitations sont très-éiroites. Mais l'extrême petitesse des chambres dépend surtout du grand nombre qu'il en fallait pour les différens usages auxquels elles étaient destinées.

Pour peu qu'elles se fussent agrandies, la maison aurait pris Taspect d'un village. Des bains, des étiiues, r hospice, les chambres pour les esclaves, î appartement public , V appartement privé , la bibliothèque j le sacrarium , la salle de bal, la salle de compagnie, la cuisine, le grenier, les jardins.... voilà ce qui composait ordinairernent le domicile d'un Pompéien. Le nombre de tant de membres était prodigieux ; la petitesse de

rciicciiite qui les contcnaii ne devaic-clle pas l^clre aussi ?

Il esl singulier cependant qu'on n'y ait pas encore trouve ni écuries , ni cheminé&s 5 le tube destiné a cet usage, que l'on voit dans une Loutique sur la grande rue et dans la cuisine du Temple d'Isis avec ceux des Fours , en sont des exemples fort rares.

Les Pompéiens passaient toute leur vie en plein air ; leur ciel est si doux et si serein , qu'ils ne voulaient jamais le perdre de vue. Une cour découverte avec des portiques à l'eniour pour s'y réfugier pendant les pluies ou pendant les heures brûlantes de la journée , voilà tout ce qui constituait leurs édifices publics et particuliers.

Les peintures et les décorations des chambres ou des monumens font constamment allusion à l'objet auquel ils étaient destinés. Le pavé est partout couvert de mosaïques, souvent d'un travail surprenant. Elles représentent des méandres, des chasses, des fleurs, des ornemens d'architecture, et une foule de figures bizarres ou gracieuses.

Eu voyant une si grande profusion de goût , de richesses et d'arts dans les maisons les plus ."impies, nous serions presque tentés de demander... El où habitaient donc les pauvres à Pompéi ?

Maison du tricliniujii. Au. 1787. Après avoir descendu les murs, il faut observer une habitation jjcLite, mais gracieuse. Un trichniuiti couvert d'une

treille , une chapclte prolëgce encore par l'image (le la Fortune sa divinité tulélaire, cl une chambre à coucher ou à manger penclaut l'hiver, la divisent en trois parties, Son maître , pouvait s'écrier avec Martial: — Les cris de ceux qui passent me réveillent, ha ville est à la porte, de ma chambre à couc/ier.

F'oi.e consulaire.

( Toutes les dénominations modernes des riùes , oJit été tirées des principaux monument où elles conduisent. Ce moyen ni a paru si simple et si naturel ^ que les Pompéiens même , s'ils revivaient de nos jours , ri auraient guère de peine à l^s T'econnaitre. — T ai placé des Numéros sur toutes les habitations ^ comme aussi f ai conservé aux plus remarquables la même dé^ nomination qu'elles ont d'' abord reçue. Enfin f.ai restitué aux tombeaux et aux momimens de toute espèce les copies des anciennes inscriptions dont ils avaient été dépouillés depuis V époque' de leur excavation. ^ )

N." 21. Auberge publique de Jules Polybe àdroite de la rue. An : 1769. — Sa première porte était destinée pour le passage des rhars. On entre ensuite dans uiie cour spacieuse et découverte; des foyers avec un vide au-dessous pour le Lois; des. sièges de maçonnerie pour distribuer les viandes;

des chambres pour les étrangers, el deux huuiiques d'eaux chaudes, et de liqueurs , ( thennopollum ) ? voiJà tout le contenu de cet ëdificc. De là, on passe dans une vaste écurie et daus un portique souterrain un des plus vastes et des mieux conservés dans tout Pompéi. 11 est parallèle à la rue^ et reçoit le jour par trois fenêtres.

Les gens du peuple venaient loger dans ces hôlelleries j mais les personnes qui avaient des connaissances dans la ville , logeaient chez leurs amis (5i). Le nom du propriétaire, Juîius Polyhius , était peint en noir devant la porte ; cet usage si simple et si singuHer, indique, autant cjue l'on peut le conjecturer , le nom des vendeurs dans les houtiques de Pompéi.

Un grand phallus , sculpté sur la hauteur d^un pilastre , servait comme de talisman pour préserver du /ascinum les voyageurs^ et cet endroit consacré au commerce.

N.^ 1. Lieu de repos ^ et seconde Auberge de Jules Poljbe et dH jigathus Vajus. An, 1770. — A gauche on trouve un au ire Ihermopolluin. Il a son fourneau ordinaire, quelques gradins pour y déposer les tasses , et un banc de pierres recouvert de marbres, sur lesquels la liqueur n laissé des taches- Sur le mur on avait peint Mercure avec une bourse. On passe de là dans le fond de l'habitation du maître de la boutique; on n'y trouve qu'un figuier sauvage, qui répand en murmurant son ombre mélancolique el hospitalière.

Plus loin, est une nouvelle auberge; on trouva dans sa vaste cour les restes de qvielques cliars, et on y voit encore une fontaine avec un abreuvoir pour les bestiaux, et un comptoir jadis éle'gamuient orné.

Sur la façade de Pédifice on lisait une inscription faite au pinceau, qui apprenait que tous les muletiers qui V avaient le logement , unis avec un des propriétaires Agathus Kajus^ se recommandaient à la protection de l'Edile C. Cuspius Pansa. C. Cuspium Pansam Aed, Blaliones. universi AgatJio P^ajo.

L'e'pigrapbe suivante qui e'tait peinte nu dessous de la précédente, nous apprend le nom de l'autre maîire de l'auberge : Jalius Polybias collega fecit (5j).

Les babiiations qui sont situées sur le côté droit de la rue ne présentent que des ruines. Cellesci seules, comme étant les plus proclics du passage qui conduit à Nocère et à Salerne , et par conséquent les plus exposées, ont éprouvé les reclierches , les dévastations et les ouirages de 17 siècles d'avidité et de barbarie. — Je leur ai fait mettre ainsi qu'à toutes les autres les JXuméros nioder- UGS, 20, 19, 18, 17 et i(S.

Malgré cela , leurs ruines offrent un intérêt tout- à-fait nouveau. Ici les maisons ont trois étages et sont construites sur les anciennes murailles de la ville, démolies pour cette raison. Elles descendaient en amphithéâtre jusqu'à la marine qu'elles dominaient alors, et présentaient de loin un coup

d'œil mai,'nifique et pittoresque. Les Pompéiens ^ en se formant ainsi des domiciles entièicinent ouverts d'un coté, jouissaient d'une vue plus étendue, d'un air plus pur , d'une plus grande liberté , et pouvaient se promener et s'entretenir avec leurs amis dans les cours et sur les terrasses , sans être vus ni entendus. Ils dressaient leurs tables autour de leurs jardins sous les portiques , et manj^eaieni en respirant la brise de la mer, ce qui est, pour nos climats brûlans , un vrai plaisir , et même un besoin.

Dans une de ces habitations on trouva dix têtes de morts; celle d^un jeune enfant nous, fait connaître que ses païens périrent avec lui (53)-

l^P 2. Maison appelée des f^esïahs. An. 1770 el suiv. EUea un vestibule divisé en trois chambres, décorées par quatre demi-colonnes qui donnaient presque à celte habitation la forme d'un temple. Il est orné de superbes mosaïques, et de belles peintures. On peut y reconnaître un Faune qui soulève le manteau d'une BaccliaTUe endormie: idée que les peintres Pompéiens aimaient à reproduire souvent.

Nous entrâmes dans T Atrium (54); il formait la partie publique des antiques habitations. II a dans le centre une cour , i^cavaediiitn ) , qui , quoiqu'elle eût été couverte, avait une ouveriure au milieu de son toit , ( complavium^ , laquelle servait à éclairer cet endroit , et d'où les eaux de pluie tombaient dans un bassin ciirro , ou conserve

d'eau , {impluvium) , qui les communiquait à des citernes faites avec lin soin particulier. Un salon, {^triclinium) ^ destiné aux festins des hôtes, et autrefois pavé en riches mosaïques de verre , est placé à côté de V Atrium. On y ohservc encore la figure d'un poisson , symbole de l'objet auquel il était destiné. La chambre d'audience {tablinum), est en face. Le Pompéien environné des images de ses ancêtres y recevait dès Paurore , ses cliens , les gens de sa famille, et ses amis. Il donnait aux uns des conseils salutaires, souriait agréablement aux autres, et offrait à tous sa protection et ses services. Un nombreux cortège l'accompagnait ensuite au forum , aux temples et aux tribunaux. — Pendant ce temps , sa famille commençait à se lever. Des tentes de pourpre étaient dressées sur V Atrium] des rideaux de couleur d'azuré, et parsemés d^étoiles tombaient de toutes parts pour fermer aux profanes les passages (fauces) j aux appartemens des jeunes filles, (^gynaeconitis . . . . ). De grands mystères allaient s'accomplir. Poursuivons 5 les ombres des aimables maîtresses de cette demeure, pardonneront à un obscur voyageur le désir de se prosterner sur les traces de leurs pas^ et de brûler quelques grains d'encens sur l'autel de leurs pénates. Voilà la chambre à coucher {cubiculuin). Le degré devait contenir un lit élégant de bronze, semblable à celui qu'on admire dans le Musée Royal de JNaples- Ces tableaux voluptueux n'indiquent que trop de

9^ ne pouvoir être mieux décrits que par le silence. Les amies ingénues de Cythére'e semblent encore présider à cet asile du mystère et de l'nmour.

Mais dej i la Lelle Pompéienne abandonnait ses lits de pourpre et passait dans le bain. Kien n'est comparable aux délices dont elle devait y jouir. Gerte chambre était ouverte de tous les côtés , et environnée de fleurs. Une belle petite statue qui représentait peut-être une Naïade, y versait de ses mamelles, des eaux fraiclies et limpides. Enfin on tirait les rideaux et la dame se mettait à sa toilette. Elle y recevait successivement de ses esclaves le lait d'ânesse, le fard , les pommades odoriférantes , Teau pour noircir les cheveux, le fer pour les friser, le billet galant , et l'ode amoureuse de quelque poète adulateur. Cependant l'esclave qui était le gardien de l'entrée secrète de cette maison , avait les noms de ceux qui pouvaient y être introduits. Un petit nombre de créanciers , peu de belles femmes pénétraient dans ce sanctuaire, ouvert aux devins , aux porteurs de lettres , aux libraires , et à la fleuriste égyptienne.

De jeunes pages servaient la collation , pendant laquelle on annonçait le Philosophe de la maison, dont la barbe , le manteau , la contenance stoïque faisait un singulier contraste avec la coquetterie de la matrone , qui s^informait tantôt des livres nouveaux , et tantôt des anecdotes scandaleuses et des

modes qu'on avait oLservées à la dernière féle publique , et au ihcâirc. Elle prenait ensuite congé du triste successeur de Zenon , achevait sa toilette, et prenait des mains de ses femmes la cassette qui renfermait ses bijoux, et les talismans, qu'un préire de Sérapis avait consacré sous une heureuse constellation .... Tout était prêt ; et la Dame donnait le signal du départ en frappant des mains. La litière l'attendait à Fissue secrète de la petite rue. Huit robustes Cappadociens élevaient ce trône élégant sur leurs épaules , et parlaient, au milieu des Précurseurs noirs , qui criaient : faites place (55).

L'habiiaiion qui vient après appartenait peutêtre au propriétaire de celle que nous venons de visiter; il l'acheta de son voisin , et l'ajoula à la sienne.

On arrive immédiatement à Tappartement public , où étaient les demeures des hommes , (andronitis) ; et après avoir traversé une petite cour autour de laquelle sont les chambres à coucher, et celle destiné aux affaires, on va rendre visite aux Pénates. On entre dans la clépeTue: et de là dans la cuisine et ses dépendances. Les moulins à blé attendaient la mnin qui devait les mettre en mouvement, après tant d'années de repos. L'huile était dans des vases de verre , les châtaignes , les dattes, le raisins secs et lesiigues annonçaient dans la chambre voisine les provisions de l'hiver qui s'approchaitj et de grandes amphores

de vin nous rappclaienl les consulats de César et de Cicéron.

On passe ensuite dans l'appartement prive'. Des portiques niaf^^nifiques et délicieux y régnent toutà-1'entour. De nombreuses colonnes recouvertes de stuc et de couleurs très- fraîches, y environnaient un agréable jardin , un vivier et un bain que j'y ai découvert en 1828. Des peintures gracieuses , des ornemens , des spLynx , des fleurs sauvages et bizarres en embellissent partout les murs. Les cabinets des jeunes filles, et la toilette, avec des peintures analogues, sont disposées sur les flancs. Dans celle-ci on trouva une quantité d' ornemens de femmes , et le squelette d'un petit cliien qui avait, à ce qu'il semble, rongé l'os de la jambe de son maître.

On observe dans le fond une salle en forme de demi-cercle décorée de niclies , et autrefois de statues , de mosaïques , et de marbres. Un autel , sur lequel le feu sacré était toujours allumé, s'élevait au centre. C'est le .sacj'arium. Dans cet endroit secret et vénéré, les jours les plus sacrés et les plus mémorable-s de la famille se passaient en réjouissances. Le jour de la naissance, on sacrifiait au Génie protecteur, ou à Junon; on offrait Wdi Fécondité des couronnes de pavots, dont les seniences sont innombrables; et l'esclave y embrassait , en tremblant , les genoux même des Furies.

IN." 3. Demeure cVan Chirurgien. An. 1771. IJHe

a un seul atrium et le jardin en faee. Elle contient i5 chambres dont une est très-vaste ; c'était Yraisemblal)lement la salle anutomique ou Vécoh : on y trouva plus de 14 instrumens de chirurg[ie (56).

N.*' 4- Douane {Telonium). An. 1778. On entre dans une salle par une porte très-large, au fond de laquelle on observe un piédestal, construit peut-être pour soutenir une statue. On y trouva une grande quantité de poids de marbre et de plomb 5 sur un de ceux-ci on lisait, Eme (^ achète^ , et Habhehis (sic) {^tu V auras) (bq^ \ comme aussi une balance , une romaine avec des crochets à l'extrémité de ses chaînes, et une autre à plateaux 5 sur le fléau on lisait ces paroles.

Imp. resp. Aug. IIX. C. Imp. Aug. T. FI.

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