DVO. VIR. DEC. DECR
THEATRVM. TECTVM
FAC. rocAR. EIDEMQVE PROB.
M. W'ilhins dit , qu'il n'était pcul-êlrc pas entièrement couvert; mais il ne se rappelait pas, entr' autres, les deux anciens the'âlres de Naples , et ce vers de Statius où ils sont décrits ?
Et geminam molein nudi, leclique thealri.
Des colonnes situées à l'extrémité du mur supérieur en soutenaient le toit , laissant entr'elles l'intervalle pour Tair et pour la lumière. — Cet édifice avait souffert des pertes considérables par le tremblement de terre de l'an 63, et on le réparait, quand il fut couvert de nouveau.
Portiques de V Odèon , et Quartier des soldats. 1766 — ^794- Pour en avoir une idée , il faut se figurer une enceinte découverte , avec un vaste jardin au milieu , enviroimé de portiques avec des colonnes sur les 4 côtés, et fermée par «ne longue file de chambres au rez-de-cliaussée. Les colonnes sont doriques, cannelées depuis la moitié
jusqu'à leur exirémiié , petites , peintes en rouge, et faisant un très-bel effet. On y voit des inscriptions sans objet , et de trcs-mauvais dessins de gladiateurs , de guerriers, et de navires faits pour passe-temps par les soldais de marine (c/<75*/am ) qui y demeuraient , et par les oisifs qui s'y promenaient en bâillant.
Les chambres ont un second appartement avec un passage en forme de galerie à grillage pour passer d'un endroit à l'auire. Dans une , ( la prison ) , on découvrit 4 squelettes dont les jambes étaient serrées dans une longue machine de fer. Dans l'autre après , on observe le trapetum pour faire de l'huile. Il est forme de deux moulins qui se tournaient par le moyen d'un axe de fer dans un bassin, où l'on faisait écraser les olives. A gauche , était l'appartement du Centurion ; le squelette de son cheval richement harnaché fut trouvé à sa porte. Il ne voulut pas abandonner son poste , et il y mourut avec ses soldats, victime d'une discipline sévère. Au-près de son squelette on trouva deux tasses et une soucoupe d'argent. Les squelettes des soldats surpassaient le nombre de Sy. — Une vaste salle représentait en peinture leurs armes , dont on en trouva une quantité dans les différentes chambres. Elles forment maintenant dans le Musée Royal un trophée non moins glorieux que celui que la Grèce éleva aux morts des ïhermopyîes. On y distingue une irompelie de cuivre avec 6 flùies d'ivoire , et wn
casque, où est grave avec beaucoup d'art la ruine de Troie.
Hors du Quartier des soldats vers la mer , on trouva 20 squelettes de tout ai,^e et ceux de plusieurs chiens; dans les chambres qui étaient près d'eux on découvrit.
Une quantité d'ornemens de femme, d'or ; et dans des caisses de hois, des morceaux de toile, des galons tissus en or , de petites feuilles d'or, des morceaux de bronze doré et surtout un grand nombre de monnaies de bronze.
Ces chambres qui étaient beaucoup plus inférieures au niveau du Quartier des soldats, ont été recouvertes des nouveau ; et on y a formé une place oii les voyageurs descendent de voiture.
On est agréablement surpris lorsqu'on observe, que depuis le Forum civil jusqu'au Quartier des soldats y espace que l'on parcourt en moins d'une demi-heure, on trouve réunis 8 temples, une Basilique , trois places publiques le grand monument iM Eumachia , les Thermes, deux théâtres, et des boutiques somptueuses et innombrables. Dans ce court intervalle on compte plus de 8?)0 colonnes sur j:>ied de différente matière et grandeur. Qu'étaient donc les petites villes des anciens?
Anipliitliéàtrc.
( Il fut découvert le 16 novembre 1^48. On continua ensuite les excavations Van 18 i 3 jusqu'à Vannée 1816 ),
On est étonné de trouver un si vaste monumcnt dans une ville dont les habitans ne SLilIisaient pas pour le remplir. — Il pouvait contenir environ 20 mille personnes; d'où il iaut conclure cpic les peuples voisins avaient couiume de fréqueiiler Jes spectacles de Pompéi. Ce qui confirme celte conjecture est la dispute , ( Tacite annal : lih. il^^ ) qui pour un Ic'ger motif s'échauffa entre les Colons de JNuccrie et les Pompéiens , pendant qu'ils assistaient au spectacle des gladiateurs , donné par Livincjus llcgulus. Des paroles ils en vinrent aux pierres ; enfin , ils prirent les armes. Les Pompéiens eurent le dessus : un jjjrand nombre de JNucéricns y perdirent la vie. Le Sénat romain, d'après l'avis des Consuls, suspendit pour 10 ans les spectacles de Pompéi et cassa les Collège 'i contraires aux lois. Livincjus , et les chefs de la sédition furent exilés.
L'amphithéâtre a la furn;e cllipiiqne , et la disposition des gradiiiii uniCorinc à celle tlu Thca-
lie. Deux longs corridors couverts sont disposés auiour de V Arène ^ et soutiennent de leur voûte la première cavea , offrant d'espace en espace des issues pour y monter. C'était la place des citoyens plus distingue's. La seconde division contient 12 degrés, et servait pour la bourgeoisie ; et la troisième , formée par 18 gradins , clait dcsiine'e au peuple; enfin, il y avait des loges couvertes qui servaient, comme nous avons vus, pour les femmes.
Le poste que chaque individu occupait sur les dcgrc's est marqué par des lignes , et a un numéro peint en rouge. Celui du Surintendant des spectacles est très-facile à distinguer au milieu de la première division des degrés, au plus Leau point de l'amphitliéâLre.
Dans les corridors dont nous venons de parler on lisait un grand nombre d'inscriptions faites avec le pinceau et avec le charbon. Ici , c'est un compliment à celui qui avait donné une fête inngnifique : Multa munera vicisti ; là , une imprécation contre un gladiateur : Barca , tabeficas.
La conslruciion de cet amphithéâtre est trèssolide, et bien mieux conservée que celui de Pula, de f^érone , et du Cotossée. Ce qu^il faut principalement attribuer aux réparations que 1rs plus riches Colons romains y firent exécuter , après les ruines occasionnées par le tremblement de terre de i'an 63. Leurs noms sont sculptés sur le bord du
parapet gauche qui environne l'arène ; et les quatre divisions , que l'on y voit en corrcsponda)ice de leurs noms, formées dans la première Cauea, étaient sans doute destinées h ces dignes Restaurateurs de l'amphithéâtre , et qui étaient Lien aussi les Surintendans des spectacles. Voici ces inscriptions.
MAG. PAG. AVG. F. S. tRO. LVD. EX. D. D.
T. ATVLLIVS. C. F. CELEIl. II. VIR. PRO. I>V. W. CVN.
F. C. tX. D. D.
I,. SAGINIVS. ir. VIR. X. D. PRO. LV. LV. EX. D, D. CVX.
N. ISTACIUIVS. N. F. CINX. II. VXB. PR. l.yD. LVM.
A. AVDIVS. A. F. RVFVS II. VIR. PRO. LVD.
P. CAESETIVS. SEX. F. CAPITO. II. VIR. PRO. LVD. LVM.
M. CANTRIVS. M. F. MARCELLVS. II. VIR. PRO LVD. LVM.
CVNE05. m. F. C. EX. D. D.
Un marbre nous annonce que les Duumvirs C. Valgus , et M. Porcins dont nous avons visité le tombeau , et les mêmes qui construisirent le Théâtre couvert , avaient donné aux colons un lieu fixe dans les spectacles.
c. QVINCTIVS c. F. VALGVS M. PORCIVS M. F. DVO VIR.
QVINQ. COLONIAE HONORIS CAVSSA SPECTACVLA DE SVA PEC. FAC COEPl. et COLONElS LOCVM IN PERPETVOM DEDER.
Le nom de ces colons c'iait écrit sur le degrc' oh ils avaient leur poste fixe.
Le père du Pontife Cuspius Pansa, a qui l'on avait élevé une statue avec une inscripiion à l'autre entrée de l'amphithéâtre, devait, selon le décret des Décurions, veiller à l'exécution de la loi Pêlronia (97).
C CVSPIVS C. F. TANS A. PATER D. V. I. D.
IIII QVINQ. PRAEP. ID. EX D. D.
liEGE PETRON.
Cette loi fut publiée sous le règne de Néron , et consistait à défendre de faire combatire les esclaves avec les gladiateurs et avec les Létcs féroces, sans une condamnation des tribunaux. Il semble , en effet, que sous le Duumvirat de Pansa les betes féroces ne pouvaient combattre qu'entre elles. Sur le mur qui environne Varène on . avait représenté quelques chasses non moins comiques qu'atroces. On y distinguait un cheval qui fuyait devant un lion ; une ourse liée avec une longue corde a un taureau , afin qu'ils ne pussent s'éviter; et enfin, ( ce qui était spirituel ), une tigresse qui combattait avec un sanglier, et une lionne avec un cerf.
On plaçait dans l'arène des arbres et des plantes , et on exécutait les chasses contre les bétcs sauvages; les jeux des Gladiateurs ^ les combats des Athlètes y et ceux (|ui se faisaient à pied, à
Ja lueur des flambeaux , dont parle EficJiion au souper de Trimalchion.' — Des grillages de fer défendaient les premiers postes des spectateurs contre les bêles féroces. Dans d'autres ampUiihcalres un canal d'eau tournait ordinairement à l'entouFj afin qu'elles ne s^y approchassent pas de trop près.
Deux portes publiques sont siiuées à l'exirémité de l'arène ; et un troisième et plus pclit passage conduisait les bétes féroces au milieu de l'ampliithéâire. Il était très-étroit, afin que les bétes féroces ne pussent se retourner sur les côtés, et revenir sur leurs pas. On transportait leurs cadavres dans une petite chambre oi^i on trouva les ossemens d'un lion. — Dans les petites chambres h côté des deux portes principales on conduisait encore les bétes sauvages et on les v cutreienait.
Vers l'entrée et dans les corridors on distingua 6 squeleltes ; et à côté d'eux , deux bracelets , deux anneaux, une monnoie, et d'autres fragmens d'or; des monnaies do bronze et un paquet de draps, où il y avait une lampe.
En face de l'enirée principale de l'amphithéâtre c^t un tricllnium. Celait l'usage chez les anciens que le jour avant rexéciuion des condamnés à mort, on leur donnait un repas public appelé libre. On leur prodiguait h cette occasion loulcs les délices d'un sompteux banquet. Barbare raffinement de la loi, s'écrie l'auieur dos Mar^ ijrs j el brutale clémence du paganisme; Tune qui
voulait rendre la vie chère à ceux qui devaient la perdre; l'antre qui, ne considérant l'homme que pour les plaisirs , l'en voulait combler pendant qu'il expirait.
Sur la place environnée d'un mur près du triclinimn ^ les Gladiateurs attendaient avant d'entrer dans V arène ; et dans l\iuire , vis-à-vis du passage étroit , les bcLes féroces étaient entretenues et gardées.
Maison de Jiilia Félix — 1755.
Elle était située à une petite dislance de l'ampliiiliéâtre , et fut recouverte , après avoir clé déterrée. Sa forme est rectangulaire ; elle avait un portique sur trois côtés ; celui en face éiait soutenu par des pilastres de marbre, tandis que les autres étaient de briques j ils soutenaient des treilles. Au milieu , il y avait des grands bassins d'eau. — Sur le mur du portique de la façade il y avait des niches avec des statues vides en dedans, destinées à contenir aussi de l'eau. Au fond , d'un de ces portiques de verdure , on découvrit un Sacrarium , (au'], au Musée Royal), qui d'après les peintures cVisis , d^Osiris, ^Igiéa, à'udnubis et de différentes peiiies idoles et talismans qu'on y trouva, parmi lesquelles un Priape et un Harpocrate, tous deux le doigt sur les lèvi'es, on conjectura que la propriétaire était une initiée aux niyslères d'Isis et dévouée à son culte pour
oLtenir des enfans. Il y avait dans le centre un trè' pied de bronze soutenu par trois Satyres obscènes , qui tendent la main à la suppliante et semblent lui promettre que ses vœux serant exaucés.
Enfin , des bains froids , tièdcs , et chauds , les mieux disposés et les plus magnifiques et délicieux qu'on peut s'imaginer , formait la partie plus importante de cet édifice.
Sur un mur on lisait le programme suivant.
IN PRAEDIIS JVLIAE SP. F. FELICIS
liOCANTVR BALNEVM , VENERIVM ET
NONGENTVM TABERïSîAE PERGVIiAE
COENACVLA EX IDIBVS AVG. PRTMIS IN
IDVS AVG. SEXTAS ANNOS CONTINVOS
QVINQVE S. Q. D. li. E. K. C
Dans les fonds de Jiilia Félix ^ fille de Spurius , on loue depuis le 6 jusqiCau 8 du mois dH Août un bain , uji T^enerium et goo boutiques avec les pergulae et les chambres supérieures ^ pour 5 années consécutives. SI quelqiH un exerce chez soi le lenociniuni il ne pourra être admis au louage.
On passe ensuite sous la Porte d'Isis. i8i5. Au-dessus l'on avait sculpté, sur une pierre, une belle ictc , peut-être celle d'Isis , avec une longue chevelure , et à côté celte inscripiion :
c. rvpiRiis. c.
MER. TTC. AAMANAPHPHER ISIRV. PRVPHATTER.
Le Bleddis Tuticus , ( suprême magistrat chez les Etrusques ) , C. Popidius fils de Cajus a fait construire ces murs et cette porte , et l'a dédiée à Isis.
Ce Popidius était un des ancêtres de ces Popidius si de'voués au culte d'Isis , comme nous l'avons vus , et si dignes d'elle et de son Temple.
Près de cette porte on trouva les os de quelques malheureux fugitifs ; ils trasportaicnt avec eux trois colliers et deux pendans d'oreilles , chacun à deux perles , d'or ; un tas de monnaies , 2 petites paières dans un mortier , une tasse , un vase presque applati , et une cuiller à pot , le tout d'argent ; et des monnaies de Lronzc enveloppe's dans un linge.
Là on trouve une autre rue , d'autres maisons , une école de gladiateurs , et une de ces fontaines si simples et si nombreuses dans Pompe'i. Des conduits praiique's dans l'intérieur, des marchepieds qui environnent toujours des deux côtés les rues de Pompéi , trasportaicnt les eaux surabondantes des fontaines et des maisons, hors de la ville.
On retourne enfin au Quartier des soldais et on termine son pèlerinage.
Adieu donc , o lecteur, adieu. . . . Nous quittons Ponipëi 'j mais qu'auparavant nos noms et ceux des personnes qui nous sont chères soient gravés sur les pierres de ses monunicns. Puissentelles les conserver long-temps, et puisse notre cœur ne les oublier jamais !
Situation de Pompéi.
S(Vi port. État actuel des excavations.
Construite sur une grande masse volcanique , Pompei s'élevait en guise de péninsule , sur une plaine, à côté de la mer qui l'environnait en serpentant sur deux côtés. Elle y formait à l'extrémité , vers l'amphithéâtre , une troisième courbure qui s'étendait jusqu'à Stabia. Ici était son port , dans un bassin formé par l'embouchure du Sarne, ( auj. la f^alle ). Ce fleuve avait déjà prêté orgueilleusement sou uom à des peuples célèbres ,
Sarrastes populos , et qiiae rigat aequora Scavius.
"ViRG.
11 servait de gloire et de richesse à une vaste contrée; et soutenant une foule de navires qui montaient et redescendaient continuellement ses
bords j il rendait Pompci \!emporiuni des plus florissantes villes des environs. Strabon parle de ce port très en détail, et Tite Liue ( Liv. IX.), y rapporte le débarquement des Romains, pendant la guerre des Samnites , lorsque , ayant voulu s'avancer pour ravager les campagnes de Nocère , ils furent tout-à-coup assaillis par les Campaniens, qui leur enlevèrent leur riche proie et les repoussèrent avec des pertes considérables jusqu'à leurs vaisseaux.
Enseveli sous les matières vomies par le Volcan , le Sarne n'est plus actuellement une grande rivière:, son cours a changé et il va cacher son embouchure et sa home entre les saules et les roseaux, dans un endroit secret , vis-à-vis de RepigUano.
Sur la même direction du rivage , on voyait les salines et le marais cité par Columella.
Qnae didcis Fompeja palus vicina Salinis Herculeis
Sous la colline de la ville étaient les carrières des pierres ponces dont parle Vitruve , et des meules des trapetum pour faire de Phuile, mentionnées par Caton.
Le territoire de Pompéi s'étendait vers le Vésuve, et ses vins , ses choux et ses ognons étaient très-renommés.
Deux roules principales partageaient Pompéi.
L'une vers le scpicnirioii lomLait sur la route Popidiana cl conduisait h Nola. L'autre se détachait de la Domitia ^ à JNaples , passait par Merculanuni et Oplontl ( auj. Torre deW Annunziata ) , et traversant Pompéi , resortait par la porte àilsis sur le Sarne , et arrivait à JNocèrc et à Salerne.
Les matières qui encombrent Pompei jusqu'à i5 pieds de hauteur environ , sont un compose de cendres volcaniques et de petites pierres ponces ( lapilli ) , disposées alternativement sur 7 couches très-légères de différente grandeur. La huitième, élevée sur 1 à 5 pieds est de terre végétale , de manière que le sommet des édifices n'est couvert que de cette dernière hauteur. C'est pourquoi il était si facile aux cultivateurs de ces terres , avant que le Gouvernement en devînt Je propriétaire , d'j' pénétrer en tout sens, allant à la recherche de ce qu'ils appelaient le trésor, et dévastant tout ce qui se présentait sous leurs coups destructeurs. Ce n'est donc pas entièrement aux anciens citoyens de Pompéi , niais encore à ces paysans, qu'il faut attribuer le pillage et les luines qu'on rencontre si souvent dans les excavations des monumens dont nous venons de parler.
Ainsi l'absurdité de l'opinion de Lippi est manifeste , quand il dit que Ceau , et non pas le feit couvrit Pompéi. Il fallait au contraire assurer que ce furent tous les deux (9'0-
Les toiles brûlées , les verres retordus et les peintures qui ont change de couleur par l'acliou du feu, prouvent que les maiicres que vomit le Volcan y parvinrent avant les pluies , et que celles-ci innondèrcnt Pompe'i lorsqu'elle était déjà couverte, de plusieurs pieds, de pierres ponces et de cendres. — Voilà pourquoi ou trouve souvent des squelettes sur ces mauèrcs à une hauteur qui n'est pas indifférente et dans la situation de ceux qui sont traînés et emportés par des torrens. Les eaux transportèrent partout les vases, les monnaies, les candélabres; et [)énétrant dans les parties plus intérieures des maisons, y introduisirent, en grande quantité, les cendres qui couvrirent les objets les plus fragiles, et empêchèrent ainsi cjue récroulemcnt des pavés supérieurs ne les écrasassent.
Pompéi, dont on n'a encore découvert que la cinquième partie, et 24 rues environ, offre la figure d'une ellipse. Son circuit est presque de deux milles napolitains , et sa surface d^environ i5o,628 toises carrées , non compris les fauxhourgs. Pour exécuter le décombrement total de Pompéi, suivant les caculs les plus exacts , il faudrait une somme de 694,689 ducats ( qui font 2,894,080 fr. ) La somme annuelle destinée présentement à cet objet et aux réparations, est d'environ 6,000 ducats, ( 25,000 fr. )
Le Marquis Arditl, dont les savans ouvrages sont justement appréciés en Europe, est le digne
Surinteudant général des excavations de Pompéi et de tout le royaume.
Inscriptions.
C'était un usage général , comme nous l'avons vu, d'écrire avec des couleurs à côté des boutiques ou des habitations les noms du vendeur et du Patron qui était ordinairement un des premiers Magistrats ( Duumvir ), ou un Edile , dont on implorait la protection. Parmi celles qui n'existent plus , je citerai la suivante qui est assez curieuse.
POSTVMIVJI PROBVM AED. PHOTINVS ROG. PKR TVNNVM ( SIC. )
C'est un compliment, , que faisait un certain Phoiinus, vendeur de thon, à Postumius.
Il y a en outre des inscriptions publiques qui comprennent les recommandations que les Collèges ou les artisans faisaient aux Magistrats en charge. Quelques-unes sont en langue osque que parlait alors le peuple; et les aulres en latin. En voici plusieurs de cetie espèce.
MARCrXLINVM AEDILEM LIGNARJ ET PLOSTARI ROGANT VT FAVEAT.
Les charpentiers et les charetiers se recommandent ^ à V édile Marcellinus.
M. CERRINIUM AED. SALINIENSES ROG.
Les ouvriers employés aux salines prient l'édile M, Cerriiiius.
A. VETTIVM AED. SACCARI ROC.
Les portefaix prient l'édile Aulus Vettlus
G. CVSPIVM PAîlSAM AED. AVRIFICES VNIVERTI ROPf.
Tous les orfèvres prient l'édile Cuspius Pansa.
PILICREPI FACITE.
O vous , qui jouez à la paume , applaudissez.
rORNACATOR SECVNUO AED.
Celui qui est employé à la fournaise révère l'édile Second.
PAyVXO DVVMV. I. D. VENERE!.
Les îéuercel saluent le juge Paquius.
On lisait ces trois dernières inscriptions sur les murs du même édifice, où il y avait une salle pour jouer à la paume ( sphaeristerium ) , et un f^eJierium , (lieu impudique, que les anciens situaient toujours proche du bain ).
Voici un des manifestes des spectacles publics, qu'on écrivait ordinairement contre les portes de la ville, ou dans les places publiques.
N. FOriDI
RVFI l'AM. GLAD. IV. K. NOV. rOMPEIIS