XIX. ""= SIÈCLE
1804. Le Chevalier Piranesi. Antiquités de Pompéi. Pairs, 1804, et i8o5. On doit à cet illustre artiste les premiers dessins de Pompéi que vante l'Italie. J/. Guattani en a fait une description ; et c<;s dessins lornient encore présentement un monument honorable pour «oUc pays. La Tombe de Mammia , restaurée d'un double rang de colonnes surmontées de statues , y produit un effet très-agréable.
1812. F. Mazois. Les mines de Pompéi. Un heureux concours de circonstances ayant permis à cet illustre architecte français de mesurer et de dessiner les ruines de Pompéi , il s'en est occupé constamment pendant douze années , et le public a accueilli avec empressement , et avec les encouragemeus les plus flatteurs , le résultat de
ses impoitans travaux. Cet ouvrage , divise en cinrj parties, comprend les découvertes faites depuis lySy jusqu'à 1821. Le texte est admirable par l'exactitude et l'crudilion , et par un giand nombre d'observations faites sur les lieux. ^Malheureusement l'auteur n'a pu en voir la fin , ayant été ravi à la France et aux arts dans un âge prématuré.
1817. L'Ahhé Romanelli. Son voyage à Pompéi était un des guides les plus détaillés que nous avions alors.
1818. Le C/ievalier TViUiam Gell visita Pompéi , après avoir parcouru le Péloponnèse, la Troade, et l'Asie mineure. Lui et l'arcliitccte Qandy enrichirent leur patrie d'un ouvrage qu'ils intitulèrent Pompejana. Les vues pittoresques du Chev. Gell, dessinées par lui-même sur les lieux offrent la plus rai-e collection que l'on connaisse jusqu'à présent des monumcns de Pompéi. L'effet de ces tableaux est magique ; il semble presque impossible que sous le ciel nébuleux de Londres , le burin britannique ait su rendre , avec tant de splendeur et d'élégance , l'air si pur , et les païsages si brillans de la plus voluptueuse contrée de la Campanie.
1825. M. Louis Go7X) , capitaine du génie impérial cl royal autrichien. 1 T^andeningen durch Poinjiei. Celle production publiée vers le commencement de l'année dernière , et applaudie par les journaux de l'Allemagne^ est la meilleure que l'on y connaisse.
D'autres auteurs se sont occupés pendant les 25 années du siècle présent , à nous offrir des travaux plus ou moins approfondis et complets sur les excavations successives de Pompéi. Ceux qui méritent quelque distinction sont : Galanti , Ancora , MciTtlni , PaoUni (2), Mongesteivi (3), CocTcburns , TVilJcins , Huher , païsagiste Suisse , et le Chanoine De Joiio. D'autres se sont appliqués à illustrer des monumens particuliers. Clarac et Mdfni se sont occupés des Tombeaux ; le Chev, ArdiU , de la loi
Petronia gravée sur un marbre trouve dans l'amphitliéâtre; et du fascinum cJiez les anciens , explication d'un bas-relief trouvé dans un four; et Guillaume Bechi du Chalcidique et de la Crypte d' EumacJda ; petits ouvrages qui joignent k l'érudition , des notices de fait et des dessins intcressans.
Enfin le Chevalier Raoul-Rochetie Membre de l'Institut de France et un des plus distingues écrivains et Archéologues de sa patrie , va publier un ouvrage sur la maison du poète tragique , les Thermes , et le Temple d'Auguste. Nous en avons déjà reçu les deux premières livraisons qui nous font désirer impatiemment les aulres.
M. Hechi est l'auteur du journal des excavations , qui se publie tous les quatre mois dans l'ouvrage qui sert d'illustration au Musée Bourbon. Le Chev. Niccolini est le Directeur de celte entreprise , que Sa Majesté a daigné accueillir sous ses auspices.
De tout ce qu'on a exposé jusqu'ici , l'on voit qu'un ouvrage sur Pompci , qui réunisse aux anciennes découvertes , celles de nos jours , fait aujourd'hui le désir des gens de lettres. C'est cette considération qui m'a fait entreprendre ce petit guide qui doit être considéré uni' que ment comme VjEssai d'an Ouvrage bien plus important, auquel je travaille depuis plusieurs années. Quoiqu'il en résulte, j'aurai pleinement rempli mon but , si ce travail peut servir à remplir , pour le moment , une si grande lacune. Je dois cependant avouer que les savans me jugeiont avec une extrême sévérité , vu que mon oncle a été pendant plusieurs années Directeur des fouilles de cette ville ensevelie^ et que je le suis maintenant. Mais cela n'a pu me détourner de mon entreprise , parce que ce n'est pas mon avantage , mais la gloire de ma patrie que j'ai eu pour but. Que du moins ma bonne volonté excuse mes faibles talens.
D'ailleurs , je ns pourrais assez exprimer an ]iuuiic ma
reconnaissance de l'accueil indulgent dont il a été si généreux à mon égard dans les éditions précédentes. Je dois particulièremeut remercier Jkf. Goro , et le chevalier Raoul-Iiocîiette de la mention flatteuse qu'ils ont faite de moi dans leurs ouvrages ; comme aussi le Bar. Hormayer , Directeur de la Gaz. de Vienne., [les arv/iives JV". foo An. 180& , ) et les compilateurs des feuilles françaises et napolitaines ; le Journal des Deux Siciles ( 22 Septembre 826 ) ; le Seheio ( 3i Mars , 20 Septembre 3824 , ec. ) •, le Galiani (20 Juin 1824 ) j le Passe-temps utile ( N." 7 et 1 1 ) ; le Courier des Dames ( N." 25 , 26 , etsuiv. ) ; L'Abeille du Seheio ( Décade 5."" 1825 ) ; le Bibliothèque Scientifique ( K.*^ 1 ) ", et la Jievue Générale ( N.^ 2, et 6 de V Appendice ) de même que le Moniteur du 9 Janvier et le Journal des Débats du
8 Janvier et du 29 Mars 1820; l'Universel du 8 Février 1829 et tous les journaux publics de Paris du
9 Février ; le Pontcmo de Naples dans le dernier N." de l'année 1828.
En outre , c'est un vrai besoin pour mon cœur de rendre aux talens , et au savoir de M. le Marquis Joseph Ruffo , Directeur du jMinistère de la maison du Roi , un tribut d'admiration et d'estime. Pompéi lui doit pour la seconde fois la vie. Les simulacres et les monumens que cette ville érigea à la munificence à'Hblconius , et d'Auguste n'existent plus ; mais l'inscription suivante sui'vivra aux ruines et aux siècles.
u4 François I. Pire de la patrie , Mt à Ruffo pèie et fils , Fompéi reconnaissante.