‹ Pompéi décriteChapitre 7 sur 33 · C. CEIO li. F. MEN. li. liAEEONI · texte numérisé non relu

C. CEIO li. F. MEN. li. liAEEONI

ITER. D. V. I. D. QVINQ

MENOMACHVS L

On trouva dans ces environs , à une petite distance Pun de l'autre, 5 squeleltes, parmi lesquels celui d'une femme d'une taille très-riche. Ils avaient sur eux des monnaies d'argent et de bronze , et un paquet de clefs avec des passe-

partout ; ce qui fiât supposer qu'il y avaii parmi eux un voleur qui était resté dans Ja ville pour exercer son méiicr , et que le Vésuve avait justement puni.

Autel sépulcral des deux Libella. 1812. Il est formé de pierres quadrangulaires de travertin d'un travail très-fini et très-élégant. 11 n'a pour orncmens que sa simplicité , ses belles proportions , et un enroulement de palmes qui le recouvre.

Voici son inscription répétée aux deux côtés , afin que ceux qui passaient par les deux rues, nu milieu desquelles il était, pussent la lire.

yî ^larcw^ Allèjus hucius Libella père , édile y duuTïivir , pi éfet et censeur ; et à IMarcuf^ Allèjus Libella fils , décurion qui vécut ly ans (26). L emplacement du monument leur fut accordé par le peuple.

Alléja Décimilla ^ fille de Marcus^ prétresse publique de Cérès, a pris soin de le faire élever à son époux et à son fils.

M. ALLETO. LVCIO. I-IBELLATi:

PATRI. AEDII^t

I[ VI R. PRAEFECTO. QVINQ. ET M.

ALLEIO. lilBELLAE. F

BECVRTONI. VTXIT ANNIS XVIt

LOCVS. MONVMENTI

rVBLICE. DATVS. EST. ALLETA M. F

DECIMTLT.A. SACERDOS

rVIiLICA. CER.ERIS. FACIVNDVM. ( VRAVJT

VlRO. ET. FILIO.

La charge de Decurion fui accordée au jeune TAhella dans un âge mineur à celui qui était prescrit par la loi , par une distinclion qu'on voulut faire à sa famille. Les Pompéiens étaient très-jalou's de .cet honneur. Cicéron répondit à un de ses amis qui le priait de lui faire obtenir une charge semLIahle moyennant sa protection, qu'il était beaucoup ]iîus facile de devenir Sénateur a Rome , que Décurlon à Pompéi.

Deux sépulcres inconnus. Le premier, composé d'un beau travertin représentait peut-être en peiit le dessin du précédent. Le second offre une enceinte carrée avec de petits acrotères , au milieu desquels devait s'élever un cénotaphe semblable à celui de Névoléja et de Calventius que nous allons décrire — Ils semblent être restés au commencement de leur construction , ou bien fiu'après avoir été renversés par le tremblement de terre de l'an 05, on les reconstruisait, quand ils furent ensevelis pour jamais — Celte observation est commune à tous les autres monumens renversés comme ceux-ci.

Chambre sépulcrale de Saturninus , et son IricUnîum. (Découverte la première fois en 17175 j et la seconde , en i8i3 ).

A droite, et près de la maison de campagne de Diomèdes, on trouve une petite porte qui donne l'entrée à un enclos muré , où l'on voit peint un coq , des paons et des oies. A côté est un triclinium formé par trois lits de maçonnerie ,

OU en y plaçant des coussins et des tapis, les convives devaient cire à leur aise.

C'est ici que l'on célébrait le banquet funèbre, ( Silice/viium). D'abord cet usage ne consistait qu'à s'asseoir autour des tombeaux , et à ne manger que les restes des victimes, aj)rès avoir terminé les sacrifices. 7?/. Faiivel^ consul français à Athènes , a trouvé près du Pirée autour d'au sépulcre, qu'il croit être celui d'Antiope l'Amazone , des os de chèvre et de bélier, des cornes de bœuf en partie consumées , des os de poulets et les autres restes du festin funèbre et du sacrifice. ( Mémoires de Tlnstitut. An. lo ).

Mais la fervente piété des anciens et l'imagination poétitjue d'une religion mythologique altérèrent bientôt la simplicité de ces festins. On crut qu'on devait les apprêter pour les morts , et l'on dressait à cet effet des tables magnifiques, en laissant au milieu des convives, une place pour le défunt. Dans ce tricîiniwn on voit une petite colonne sur laquelle on plaçait devant la table l'urne du défunt , couronnée de roses. On répandait des fleurs ; on faisait des libations ; et il arrivait , qu'en remplissant souvent les coupes de vin, les convives oubliaient qu'ils s'étaient réunis dans cet endroit pour y verser des larmes.

Au-dehors, on lisait sur un marbre: Callistus affranchi , à Gnéiis P^ibriwi Satarninus , Jîls (le Qninlus de ht T.ib-i Falérina (î'j).

GN. VIBniO Q. F. F Ah

SATVRNIMO

CALIilSTYS lillî

.Celte inscripiion , comme plusieurs de celles dont nous venons de parler et dont nous parlerons ensuite , ont ëié transporiées au Musée. J'en ai fait faire des copies Lrcs-exaclcs , et je les ai restituées aux monumens qui en avaient été dépouillés depuis un temps immémorial.

Tombe de Névoléla i8i3. Sur un large piédestal formé par cinq ordres de longues pierres tolcaniques, se trouvent deux degrés qui soutiennent uu autel de marbre , orné de tout ce que r architecture à pu imaginer de plus gracieux et de plus élégant. Le buste de Névoléia s'élève au milieu des feuillages et des fleurs d'acanthe, et semble sourire au monument qui renferme \q.^ cendres de tant d'objets si chers à son cœur.

Au milieu de l'autel, et au-dessous du buste on lit l'inscription suivante :

Névoléia Tyché ^ affranchie de Julie ^ à ellemême , et à Caius Munatius FausUis j4 ugustal (28) et Paganus (2g) , à qui les Décurions , avec le consentement du peuple , accordèrent le hisellium pour ses mérites.

Névoléia Tyché , de son vivant , a élevé ce monument à ses affranchis et affranchies ^ et à ceux de Caius Munatius Fauslus.

NAETOLETA; T. LIE. TYCHE. STBT. ET*

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