LA PALESTRE. — LAMP H ITH É ATRE
doubles appuyés, de distance en distance, au mur extérieur (fig. 54, p. 99 ; vov. aussi Hist.. Vie priv., fig. 4, p. 7;. Arrivées sur la terrasse extérieure les femmes trouvaient, sans pénétrer à l'intérieur, les escaliers montant à leurs loges. Les hommes, passant sous les voûtes qui supportaient ces loges, rencontraient de suite les escaliers des cunei par lesquels ils pouvaient se répandre sur les gradins.
Les spectateurs qui occupaient des places moins élevées dans ïiii/ima ou la média cavea, entraient par les deux grandes portes placées à chaque extrémité du grand diamètre. Là, avant d'arriver à l'arène, ils rencontraient, à droite et à gauche, un passage souterrain courant sous les gradins, d'où partaient de distance en distance des escaliers montant alternative-
Fig. 54. — Vue extérieure de l'amphithéâtre (p. 98).
ment à Yiiifinia cavea et aux gradins les plus bas de la média cavea (voir fig. 52, p. 95); mais, pour éviter l'encombrement, ce large souterrain était, au milieu de son parcours, complètement muré ; les spectateurs se voyaient ainsi obligés d'entrer dans l'amphithéâtre par celle des deux grandes portes cjui correspondait à la moitié où ils avaient leurs places.
Le cortège des gladiateurs qui, avant chaque représentation, défilait dans l'amphithéâtre et saluait le président des jeux, entrait sans doute par la porte nord, du côté du Vésuve. Le passage sur lequel ouvrait cette porte, plus orné, aboutissait directement à l'arène tandis c^ue celui de la porte sud, pour éviter de se heurter au rempart dans l'angle duquel l'amphithéâtre était construit, faisait un coude brusque vers la droite.
Dans le passage de la porte nord, deux niches autrefois protégées par des barreaux en fer ont donné asile, comme nous l'apprennent les inscriptions restées en place, aux statues des deux Pansa : à gauche C. Cuspius Pansa, quatre fois duumvir et quinquennalis, préfet de la
colonie en vertu de la loi Petronia (voir Hi'st., Vie priv., p. 6) ; à droite, le fils du précédent, duumvir comme son père. Les inscriptions qui nous conservent les noms et les titres du père et du fils ne nous apprennent malheureusement pas pour<|ucllc r;ii-~iin spéciale, en récompense de quelle insigne générosité, Thonncur d'une statue à l'entrée de l'amphithéâtre leur a été accordée. Des trous creusés dans le sol permettaient d'établir, le long du mur, une barrière mobile destinée à laisser, quand toute la galerie était encombrée par la foule, par le cortège, par les cages amenant les fauves, un étroit passage libre.
h'amphithéàtrede Pompéi était une construction simple. Il n'avait de sous-sol ni comme le Colisée. ni comme l'amphithéâtre de Pouzzole, rien par conséquent (l'organisé pour les machineries et les subits changements de décors. Tout à coté de l'arène, près de l'entrée des portes nord et sud et de la porta libitiiiriisis, on a ménagé des petites chambres complètement obscures qui n'ont pu guère être utilisées que pour les instruments nécessaires au nettoyage de l'ampliilhéàtre le lendemain des représentations. On ne voit aucun local ayant ])u servir à renfermer les animaux juscpiau monicnl où ils devaient jiaraître en scène. Sans doute, d'un bâtiment encore à trouver, peut-être celui qu'on voit à côté de l'amphithéâtre sur une peinture antique [Hist., Vie priv., fig. 4. p. 7'. on les amenait à ramphith(''âtrc dans des cages.
I.'iiuipliiihéâtre n'avaii qu'un étage d'arcades, la ])arlie inférieure des gradins étant adossée aux pentes d'une dépression artificielle. Sa hauteur égalait celle du remj^art avec lequel il communitiuait par une des tours.
Nous avons parlé jjIus haut de la disjjute sanglante qui éclata, à pnjpos d'un combat de gladiateurs, entre les Xocériens et les Pompéiens, dispute i|ui eut, eoiiime résultat, des mesures de rigueur. ]}armi lesquelles la révocation îles tluumvirs en exercice, la ntmiination diin pracfcctus pour assister leurs successeurs .Hist., Vie priv., p. 5-6, fig. 4. p. 7 , l'interdiction portée ])ar l'empereur Néron de tlonner des spectacles à l'aiii- ])hitlu''àtre ])eii(lanl dix ans, c'est-à-dire de l'année 59 à l'année 69 qui précéda de dix années la tin cle l'mnjiéi.