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sement industriel (IV, 2, 11) enfermait ses produits, du drap sans doute,
dans une vaste armoire. Les maisons sont nombreuses où se voient encore les traces des rayons des placards ou des bibliothèques (voir, entre Ur DV Dome I SN ren lil323 LV 1221)
Outre ces armoires à poste fixe, les Pompéiens avaient aussi des armoires mobiles en menuiserie comme les nôtres,; on en conserve une au musée de Pompéi reconstituée à l’aide des empreintes que le meuble avait laissées dans les cendres durcies.
Au fond de l’atrium, en face de la porte d'entrée, le tablinum a pris en
Fig. 40. — Tablinum de la maison du Faune (DAS
l'élargissant, la place autrefois réservée au lit conjugal (voir fig. 22, 5, p. 50), Quelques tablinums, par leur dimensions plus voisines d'une alcôve que d'une pièce, semblent être une survivance de l'antique tradinon (Lil-7 ND, 145 VI, 16, 15).
Le tablinum servait au maître de la maison de bureau, de salle de réception pour ses affaires. Du côté de l’atrium, il était très rarement fermé par des portes. Le fond, qui donnait sur le jardin ou le péristyle, avait comme clôture des portes ou des volets à plusieurs battants qui s'ouvraient complètement et laissaient l'air circuler dans l’atrium et la vue s'étendre librement vers le péristyle et le jardin; quelquefois les volets reposaient sur un mur à hauteur d'appui ; la maison du Faune (VI, 12, 2) nous en offre un exemple fig. 40, p. 75). Le tablinum était sou-
vent élevé d'une ou deux marches au-dessus de l’atrium ; une belle mosaïque en formait le seuil et en recouvrait le sol, de riches peintures revêtaient ses murailles. Les maisons de Salluste (VI, 2, 4), du Faune (VI, 12, 2), de L. Caecilius Jucundus (V, 1, 26), de Lucretius Fronto (V, 4, c), de la Caccia (VII, 4, 48) et d’autres présentent de beaux tablinums décorés de peintures.
Plusieurs maisons (III, 5, 16; IV, 11, 10; IV, 12, 3), même luxueuses comme celle des Vettii (VI, 15, 1), n'avaient pas de tablinum. Il fut un temps où le tablinum servit de salle à manger et il en est où l’on voit les places des lits et de la table indiquées par la mosaïque du sol ou l’'ornementation de la muraille (VI, 16, 28 ; I, 3, 3; I, 4, 22). Des platesbandes artificielles l’entouraient parfois d’une garniture permanente de fleurs (VS 2,355 xl 04,:0) Ilrestune maîson (V2, 22)}où le tablhinum fut transformé en débit ou en boutique avec un comptoir.
Le tablinum marque la fin de l’atrium. 11 ouvre à la fois sur l’atrium et sur le péristyle; sur la partie romaine de la maison et sur la partie grecque. C'est de cette dernière partie que nous allons nous occuper dans le chapitre suivant.