IIJ
peinture. Leurs portraits sont très réalistes, très vivants et nous les devinons ressemblants. Parmi les plus remarquables, il faut mentionner ceux de Paquius Proculus, boulanger et décurion et de sa femme (VII, 2,6; fig. 78, p. 118). Celle-ci tient ses tablettes et, dans une attitude méditative, en rapport avec l'expression de sa ph3'sionomie, cherche, le stylet
Fig. 78. — Portrait de Paquius Proculus, boulanger et décurion et de sa femme (p. 118}.
appuyé aux lèvres, la pensée qu'elle doit écrire ou la forme qu'il convient de lui donner. Près d'elle, son mari, brave homme si la figure n'est pas trompeuse, cherche de son côté, le menton appuyé sur un rouleau de parchemin.
On a trouvé aussi, à Pompéi, une charmante tète de femme, aux boucles tombantes, coiffée d'une résille et tenant, comme la femme de Paquius Proculus, d'une main les tablettes, de l'autre le stylet appuyé aux lèvres. Un beau portrait de femme, avec des boucles d'oreille et un diadème en or, ornait la maison d'Holconius (VIII, 4, 4). Dans
LES PEINTURES
une des chambres de la maison de Lucretius Fronto (V, 4), deux enfants, dont l'un, coiffé du pétase, porte le caducé, attribut de Mercure, sont certainement des portraits, sans doute ceux des fils du maître de la maison. Enfin, si l'on veut bien se convaincre que les portraitistes romains ne flattaient pas leurs modèles, il suffit de contempler un portrait peint
MSÊÊ^
^^ ah3
^^^^''jè! ^' -' Sff^ ^■^sPi^-^'^^l
^^HI^D^^^^K'. - i. -'^L^^^^^
'â^^HH. ^^U
vBK: %*" - JB^aBbiiï
m mm
Wm' À
^^^■b ^^^^^^BÊL>
lih.::. "
Lji
.JÊÊ