LA VOIE DES TOMBEAUX ET LA VILLA DE CICÉRON
A la porte d’Herculanum commence la voie des Tombeaux bordée de monuments funèbres, comme la voie Appientte au sortir de Rome. Là, les Pompéiens élevèrent des mausolées à la mémoire de ceux qui avaient exercé quelque fonction publique importante et qui avaient droit à leur reconnaissance. Des tombes plus modestes existent aussi, car les anciens ne craignaient pas tant la mort que la privation de sépulture, regardée comme un supplice éternel.
Nous voyons des monuments du marbre blanc le plus pur recouverts d’inscriptions et de bas-reliefs où se lisent les noms de Marcus Cerinius, Augustale; d’Aulus Veius, fils de Marcus, duumvir et juge quinquennal, tribun militaire élu par le peuple, par décret des décurions.
Puis, c’est la tombe de Mamia, prêtresse publique, devant laquelle est
POMPÉ
d’arbres verts tachés de rouille et d’or, se dressent dénudés, des troncs semblables à des tibias à la tête chevelue; on aperçoit au loin le cap de Sorrente où la mer se faufile vers Castellamare (l’ancienne Stabies) en un ruban d’azur; les harmonies du matinaux fraîches et moites couleurs, estompent les détails délicats de cette côte divine, idéalement belle, que bien des poètes ont chantée, énamourés de sa magique beauté.
Dans ce site privilégié, tournons nos regards vers ces tombes qui dorment géantes, dressées à l’ombre de quelques cyprès au corps sombre, à la tête
construit un banc en hémicycle, dont le dossier semi-circulaire porte cette inscription :
MAMIAE • P ■ F • SACERDOTI • PVBLICAE ■ LOCVS • SEPVLTVR •