LA DESTRUCTION DE POMPÉI
ET LES TOUILLES
Pompéi. Vue prise de la route de Salerne.
LA CAMPANIE; SON CLIMAT, SES CHARMES. — TÉMOIGNAGES DES ANCIENS AUTEURS
UNE terre baignée de soleil, où les montagnes aux lignes endormies enveloppent l’horizon de leurs gracieux contours, où les cimes neigeuses de l’hiver s’harmonisent dans des lointains nacrés, où l’atmosphère pure et l’air tiède caressent de leur haleine les prés, la campagne verte et les arbres dorés ou sombres ; où la mer qui se brise sur la plage toute proche envoie son bruissement plaintif, son mugissement qui roule, et où l'oiseau de passage apporte sa chanson : telle était la nature à Pompéi ; telle elle est encore aujourd’hui. Seule, la montagne du nord, luxuriante jadis, est morne maintenant, et du faite une longue fumée s’élève, car la montagne, brusquement, par l’eau et le feu, anéantit la contrée.
Mais la fraîche nature a repris ses droits; les champs, les arbres et les prairies ont reparu, effaçant le triste souvenir; et du linceul de cendre, de la mort, s’est épanoui le renouveau.
Cette terre captivant! a été chantée par les auteurs anciens en quelques
POMPEI