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LA MACHINERIE THEATRALE

EUX théâtres, dont le plus grand, le théâtre tragique, en usage pendant l’été, l’autre, l’Odéon de style grec et couvert, sont situés côte à côte. Leurs

portes donnent sur le Forum triangulaire où

s’élevait le temple grec, et un portique, dont les colonnes seules étaient d’ordre dorique grec, formait F hêcatonstylon où les spectateurs des théâtres trouvaient un lieu de promenade abrité de la pluie et du soleil.

Ce Forum, du reste, constituait V agora de la Pompéi grecque, et présente toujours une situation délicieuse. La vue de la vallée, très étendue, s’enveloppe de l’air limpide du golfe où la mer brille au loin. Une exèdre, maintenant bien dégradée, et

i Hêcatonstylon >> du Forum triangulaire.

POMPEI

munie d’un cadran solaire sert encore de banc au visiteur ; placée au bord de l’acropole, dominant le vide de la vallée, cette exèdre offre une place privilégiée où le regard, sondant le vague des lointains, se perd dans l’infini.

L’accès des portiques n’était pas public et des grilles en fermaient l’entrée; sur la. rue, des Propylées d’une rare élégance, formées de huit colonnes d’ordre ionique grec aux gracieux chapiteaux, ornent le portique

Le Forum triangulaire.

extérieur de ce Forum où s’élevaient une statue de Marcellus et une fontaine.

Le petit théâtre, bâti vers 80 av. J.-C., est le mieux conservé et était couvert, comme le disent plusieurs inscriptions placées au-dessus des portes : iheatrum tectum ; 1.500 spectateurs pouvaient y prendre place.

Les quatre premiers gradins très larges, réservés aux magistrats, étaient garnis de coussins et de sièges dont plusieurs biset lia, ces chaises curules des édiles auxquels les municipes accordaient cet honneur. Au-dessus de cette cavea bordée d’un battais, règne un long passage dans toute l’étendue du théâtre et l’on arrivait aux cavées supérieures par deux escaliers situés à chaque extrémité de l’hémicycle, à côté d’atlantes agenouillés. La scène est

assez bien conservée ainsi que l’orchestre, dallé de marbres de diverses couleurs, où se trouve incrusté, en lettres de bronze, le nom du donateur. Sur les murs des vomitoria on voyait de nombreuses inscriptions, maintenant

elfacées, rappelant des noms de gladiateurs et relatant des propos érotiques; un entre autres mentionne que trois soldats se livrèrent à une débauche, sous le Consulat de Messala et de L. Lentulus, c’est-à-dire plus de quatre-vingts ans avant la catastrophe.

Des contremarques de théâtre furent aussi trouvées, les tesserae, et indi-

POMPÉI

quaient la place que l’on devait occuper. Sur deux de ces jetons nous lisons :

XI ■ HMIKTAAl A ■ IA ■

XII ■ A1SXTAOT ■ IB ■

Soit : Hémicycle XI et d’Eschyle XII. (Les lettres grecques IA et IB correspondaient aux chiffres romains XI et XII.)

Le théâtre couvert. Entrée sur la rue des Slabics.

Les tessères affectent plusieurs formes. Nous en voyons imiter des amandes, des têtes de mort, des poissons, des cornemuses, etc., celles représentant des pigeons durent servir aux spectateurs qui occupaient les places les plus élevées de l’édifice. L’expression napolitaine piccionaia pour indiquer les places du paradis, ne transmet qu’une tradition que nous avons conservée également dans le mot poulailler. Cette dénomination est très

deux amis qui, au jour d’une séparation, la brisaient par le milieu, chacun en gardant la moitié, afin que si dans l’avenir, le hasard les lit rencontrer, ils pussent se reconnaître en joignant les deux brisures. Des tessères furent aussi distribuées par les magistrats opulents lors des fêtes données à l’amphithéâtre, elles donnaient droit, dit Martial, « aux animaux de l’arène ou aux oiseaux qui venaient avec joie chercher un refuge dans le sein d’un rnaitre

juste, car dans 1 antiquité, où les théâtres étaient à ciel ouvert, les oiseaux de toute sorte venaient se poser sur le faite du mur contre lequel s’adossaient les spectateurs de la cavée supérieure.

Ce n’est pas qu’au théâtre que furent utilisées les tessères ; on s’en servait a 1 amphithéâtre, dans les contrats et en témoignage d’une hospitalité reçue ou donnée. Elles étaient alors minces et longues et portaient les noms des

que le hasard leur procurait, ce qui les empêchait d’être mis en pièces: Quels principaux spectacles donnait-on aux théâtres de Pompéi ? Les riches Romains qui venaient en villégiature en Campanie eurent certainement le goût du théâtre grec dont le théâtre latin n’était que l’image, et les acteurs de Pompéi durent, revêtus du pallium , jouer des pièces grecques; du reste, la comedia palliata était brillamment représentée par les auteurs, tels que Livius Andronicus et Naevius sans compter les maitres classiques. Puis la comedia togata d’Afranius, du i" siècle av. J.-C., jouée par les acteurs portant la toge dut plaire aussi aux populations ; elle représentait des scènes de la vie romaine, badine et railleuse.

Les acteurs, les uns grimés en satyres, les autres affublés de masques grimaçants aux yeux profonds et à la

Comédien.

(Statue en terre cuite du Musée de Naples.)

Comédienne.

(Statue en terre cuite du Musée de Naples.)

bouche large comme à avaler tous les specétaient appelés liisrapporte Valère Maxidésignèrent primitivediens qui, lors de l 'envi nrent donner à Rome charmèrent tant les leur nouveauté, que le

Masque de marbre. (Musée de Naples.)

des gargouilles, prêtes tuteurs, dit Lucien, trions (i). C’est ainsi, me, cjue les Etrusques ment une sorte de comélè veinent des Sabines, des représentations, ils jeunes Romains par nom tut alors conservé.

(i) Les masques étaient très variés d’expression et Ja bouche si large munie d’une ouverture évasée servait à donner une plus grande résonance au timbre vocal dont la puissance aurait été amortie dans le plein air du théâtre.

POMPÉI

Au dire même des Romains il n’y avait qüe les acteurs grecs qui jouassent bien, qui fissent rire ou couler les larmes ; mais ce qui dut plaire surtout aux Pompéiens, comme produit de la Campanie, ce furent les farces atellanes,

pièces mimées dont

Atcllai ville voisine de Naples, fut le berceau.

C’était la comédie osque, scènes de terroir, dont quelques personnages

•r"avs . T-r....;îj.pTt.wy71 ont survécu. Elle était

kl assez souvent grossière

et burlesque ; mêlée de danses et de chants elle

Masque de marbre. (Musée de Naples

Masque de marbre. (Musée de Naples.)

s’appelait satura ; puis plus tard, elle prit le nom d ’exodia, et Novius et Pomponius cherchèrent à donner à Patellaire un caractère littéraire. Les pièces étaient ainsi intitulées : Crotale vel petitor ; Papas praeteritus ; Maccus

sequester, etc. Ce dernier avec son grand nez couvert dénudé était grand buveur trouvons dans le pulchiville d’Italie où les mœurs lement conservées.

Il y avait aussi un gourmand, puis Dorsen- Ma a d riens avec sa large fut le véritable croqueconrpte de ce que purent nues, mimées dans la façon du peuple napolitain moderne dont le geste traduit tout, ayant, selon une expression pittoresque, « la main loquace ». Il n’jr avait pas que les acteurs de profession qui jouassent de ces farces, et souvent elles ne furent qu’un feu roulant de saillies et de bons mots adaptés à une donnée générale où chacun faisait assaut de drôleries dans des scènes bouffonnes et obscènes. Les allusions

type d’allure grotesque de verrues et son crâne et débauché, nous le renella de Naples qui est la antiques sont le plus fidè-

nommé Bacco, fourbe et nus qui était bossu; enfin bouche munie de crocs, mitaine. On peut se rendre être ces comédies sauarre-

vive, animée et bruyante

politiques servaient aussi à mille traits satiriques lors des élections munici-

Chœur, chanteuse « tibicen »■ et citharislc. (Peinture du Musée de Naples.)

pales, les crimes des empereurs furent même censurés dans ces mimes et ils s’en vengèrent quelquefois cruellement. La musique prêtait son concours

Cilharèdcs. (Peinture de la Casa dcl Citarista .)

aux représentations; ainsi à la fin du premier acte du Pseudolus de Plaute, l’acteur prévient que pendant qu’il continuera ses fourberies, le joueur de

flûte divertira l'assistance. Cicéron dit aussi, en parlant d’un acteur qui

MONUMENTS PUBLICS ET DÉLICES DE POMPÉI i87

déclame d’un air effrayé un passage terrible : « Puisqu’il récite de si beaux vers aux sons d’une flûte si agréable, je ne vois pas pourquoi il a peur. >, Nous voyons aussi employer la syringe, les cymbales, le tambourin et la double flûte. Ce dernier instrument se jouait en employant le capistrum, large

bande de cuir percée d’un trou que l’on plaçait à l’embouchure des instruments alin d obtenir des sons pleins et plus fermes. Quant à la cithare aux sons harmonieux et doux, on en taisait vibrer les cordes à l’aide d’un morceau de plume ou de bois, le plcctrum , ce qui n’empêchait pas de les pincer avec

Funambules. (Peintures du Musée de Naples.)

les doigts. Si tous les joueurs de cithare s’appelaient citharistes, il n’en est pas de même du titre de citharède qui n’était donné qu’au véritable artiste, au musicien parfait, improvisateur des airs que lui inspirait son génie; c’est le titre donné à Y Apollon Musagcte.

A la volubilité de la langue et à l’aiguillon de l’esprit, succédaient l’agilité du corps et la cadence du rythme. Les funambules dansaient sur la

< Il

Danse satyrique. (Mosaïque du Mu

corde tendue, faisant des tours d’adresse, jouant de la musique et versant l’eau d’un rhyton dans une coupe tout en maintenant l’équilibre puis les Kubistctercs, les Ccrmti, marchaient sur les mains et se livraient avec

les pieds à des exercices variés ; comme les clowns ils faisaient la roue, exécutaient des cabrioles, passant dans des cerceaux au milieu d’épées dressées. Pendant ces exercices, la musique accompagnait l’exécutant, comme de nos jours, afin de lui conserver cette invariable cadence, aide indispensable à tout équilibre.

Dans l’antiquité, toute représentation théâtrale comportait des danses, qui, on le sait, furent le premier spectacle des hommes. Le théâtre avait pour les exercices chorégraphiques un grand espace, l’orchestre (du mot grec ipx,ia'rfi« danseur), spécialement désigné à cet effet. Placés ainsi au pied du premier gradin, les danseurs et les danseuses étaient vus de plus près, leur mime et leur grâce offraient plus d’attraits. La danse plus que tout autre exercice du corps a été en honneur dans l’antiquité et aucune cérémonie ne pouvait se passer de danseurs ; que d’élégantes silhouettes de sa! tutrices ne voit-on pas esquissées sur les murs de Pompéi, aussi variées que mouvementées !

« Danser, dit Lucien, c’est honorer Vénus et Bacchus, la

danse est une initiation à l’amour. » Ce sentiment entrait trop dans l’esprit pompéien pour être négligé, des danses grecques durent être exécutées à Pompéi, car dans cette ville aux traditions grecques et aux influences hellénistiques si franchement manifestées, il n’est pas douteux

« Intcrcolumnium » ou théâtre. (Bas-reliet de marbre du Musée de Naples.)

que les anciennes cadences eurythmiques de l’Hellade aient été conservées.

Parmi les danses nombreuses, l’Emmelie, la Sicinnis et la Cordax se dansaient dans la tragédie et la comédie; la Cordax , qui ne fut pas exempte d’obscénité, semble s’être conservée aux environs de Naples avec la tarentelle. Ce furent aussi des danses bachiques ainsi que celle du Pressoir imitée des vignerons ; la Chorea s’exécutait en rond, et Y Hormus à laquelle prenaient part jeunes garçons et jeunes tilles formait un collier unissant ainsi la grâce à la vigueur.

« Voir danser, dit encore Lucien, c’est entendre le muet », expression fort juste ; en effet, la danse parfaite est une mime continuelle, un poème sans paroles. Le but principal de la danse était l’imitation, par les gestes, de toutes les passions de l’homme en exposant avec élégance les scènes les plus ordinaires; de plus, elle était l’expression parlante comprise de tous les peuples, elle était la

mimique universelle ; telles étaient les qualités que l’on reconnaissait à la danse et qui se sont conservées dans les rythmes orientaux ainsi que dans les ballets modernes ; aussi les danseurs furent-ils appelés « hommes à mains savantes » (xapoodipouç) .

Comme l’Odéon de Périclès à Athènes, qui était couvert, le petit théâtre de Pompéi servit de salle de concert, et le grand théâtre où les représentations durent être somptueuses, fut utilisé pendant la belle saison. Alors un velarium , tendu au-dessus de l’hémicycle, était fixé, au faîte de l’édifice, à des poutres assujetties par des anneaux de pierre que l’on voit encore.

C’est à Pompéi que furent employés les premiers velaria, et Ammien

1 Inlercolumnium » du théâtre. (Bas-relief de marbre du Musée de Naples.)

igo POMPËI

Marcellin reproche aux plébéiens de s’abriter de ces voiles empruntés à la

Vue d'ensemble du grand théâtre.

voluptueuse Campanie, accusée de la même mollesse par Valère Maxime. Dans les iortes chaleurs, un réservoir, dont les vestiges existent encore, servait

à rafraîchir l’atmosphère par une pluie légère, parfumée de safran et d’essences diverses; de sorte qu’avec la musique, la poésie et la danse, unies au parfum

des fleurs, le théâtre devenait le lieu de prédilection des délicats dont les sens charmés pouvaient être rassasiés.

La construction du grand théâtre date au moins de l’année 155 av. J.-C. mais il fut restauré sous Auguste par l’architecte Marcus Antonius Primus, aux frais des frères Holconius Marcus Rufus et Marcus Celer. L’hémicycle comprend trois cavées, cinq coins et des tribunes; sur le premier gradin on

I.a salle et la set-ne du grand théâtre, vues du « choragium ».

voit la place qu’occupait le bisellium destiné au père d’Holconius, flamine d’Auguste, dont le nom est rappelé en lettres de bronze incrustées. Un grand promenoir semi-circulaire, situé au-dessus de la dernière cavée, permettait de jouir de la vue des montagnes vers Stabies, et couvert d’un portique, devait servir au même usage que nos foyers actuels.

Chez les Grecs, on ne voyait guère que les courtisanes assister au théâtre, mais chez les Romains les femmes prirent place sur les gradins ; Ovide même recommande de veiller à ce que les genoux des spectateurs, placés derrière une

POMPÉI

femme, ne vinssent pas leur meurtrir les épaules; les femmes occupaient

donc les mêmes places que les hommes, et le même auteur ajoute qu’elles y allaient pour voir, mais surtout pour être vues, que des petits bancs étaient placés sous leurs pieds et qu’une main prévoyante plaçait un coussin moelleux sur leur siège.

Le spectacle n’était pas toujours sur la scène, et Plaute, dans le prologue du Poçnulus, nous donne le tableau vivant qu’offrait la salle bondée de monde : Ainsi, souvent les filles de joie s’asseyaient sur le proscenium , et l’ordonnateur faisant oifice d’ouvreur, plaçait les spectateurs munis de leurs tessères.

Les retardataires qui avaient fait grasse matinée étaient obligés de rester debout, faute de place; puis on voyait les esclaves escalader les gradins et chassés à coups d’étrivières pendant que les nourrices allaitaient leurs petits qui poussaient des cris de chevreaux. On demandait aussi aux femmes de regarder en silence et de rire sans bruit ; enfin le héraut déclarait que les acteurs ne seront point l’objet de cabales et que la palme sera décernée justement.

Voici maintenant les différentes parties du théâtre consacrées aux acteurs :

La partie du théâtre placée devant la scène proprement dite était le proscenium où se jouaient les intermèdes (Y eut bol ht ni),

exécutés par cle jeunes comédiens et comédiennes. Le proscenium était situé sur le pulpitum même du théâtre où étaient pratiquées quelques petites marches et qui le mettait en communication avec V orchestre.

Venait ensuite le rideau qui fermait la scène : dans la tragédie, il s’appelait auleum et descendait sous le théâtre (l’ hyposcenium. ), tandis que dans la comédie, sous le nom de siparium , il se tirait sur les deux côtés.

La scène proprement dite était décorée d’un ensemble architectural orné

Le « Postscenium ».du grand théâtre.

de marbres et de statues, constituant la scena stabilis. Au grand théâtre de Pompéi, ce décor lixe était percé de trois portes : celle du milieu était réservée aux dieux et aux princes; celle placée à la droite du spectateur servait aux femmes et à la gens domestica ; par celle de gauche entraient les étrangers. Derrière la scène, le postscenium comprenait les coulisses, et le choragium ; cette dernière pièce servait de dépôt aux objets de théâtre, les acteurs s’y habillaient et répétaient leurs rôles, comme nous le voyons dans une peinture et dans une mosaïque.

La machinerie théâtrale fut beaucoup plus compliquée que l’on ne s’imagine, car l’absence de hauts combles au-dessus de la scène, rendait moins faciles les trucs à combiner. Les changements à vue s’opéraient d’ingénieuse

POMPE

façon, par l’emploi de periactes, décors en forme de prismes pivotant sur un axe, et que l’on tournait suivant les besoins, chaque côté étant décoré d’une peinture représentant le lieu où devait se passer la scène. Ces periactes, au nombre de trois, l’une au fond du théâtre, les autres sur les côtés, étaient placées à la façon de nos décors modernes. A un signal donné, les machinistes faisant pivoter les tambours triangulaires, subitement, le changement s’opérait. Quand un décor représentait une place publique et que le moment était venu de faire voir ce qui se passait dans le palais du fond, l’ encycleme avec son plancher mobile et roulant était amené en scène par le plan incliné que nous voyons dans le postsccnium , portant les acteurs qui formaient des tableaux vivants. Le tonnerre même était imité avec le brontéion et les éclairs simulés avec des lampes spéciales, quand Jupiter, dans les apothéoses descendait des cieux. L’Olympe tout entier visitait ainsi les mortels, mais les dieux ne furent pas toujours reçus avec les égards qui leur étaient dus ; on tournait Jupiter en dérision et Diane même était fouettée sur la scène. Les Romains, à l’exemple d’Ovide, ne prenaient plus guère leurs dieux au sérieux, s’inspirant surtout de leurs aventures galantes où ils trouvèrent un encouragement à leurs mœurs dissolues.

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