‹ Pompei, la ville--les moeurs--les arts;Chapitre 47 sur 76 · LES CHAMBRES. — LES LITS. — LES ALAE · texte numérisé non relu

LES CHAMBRES. — LES LITS. — LES ALAE

LE TABLINUM. - L'ANDRON

Df. chaque côté de 1 atrium , il y a des chambres, mais souvent si petites, que leur largeur était juste de la dimension du lit qui venait s’enclaver dans une petite alcôve, la y otcca .

Les lits étaient généralement en bois, munis de pieds de bronze, et plusieurs spécimens que nous connaissons sont richement incrustés d’argent ; mais tous étaient recouverts de matelas, d’un oreiller et de coussins; une draperie, rappelant les étolfes indiennes rayées, ornait les divans et les lits, comme nous le voyons dans les croquis que nous avons pris à Pornpéi. Le lit était quelquefois pdacé sur un degré élevé au-dessus du sol de marbre (maison de Spurius Mesor).

Ces cubicula ne servaient que pendant la nuit, la lumière n’y arrivait que par de rares ouvertures, toujours tiès petites, et par la porte qui donnait sur Y atrium. Plusieurs de ces chambres

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possèdent quelquefois un œil-de-bœuf muni d’une vitre; les femmes durent aussi y faire leur toilette, surtout dans celles qui, plus grandes, avaient des tablettes de marbre soutenues par des hermès et scellées au mur. Il y eut également des cabinets de toilette, et dans une maison découverte en 1898

Lits. (Fragments de peintures. Maison située Région IX, Insula V.)

(Rég. YI, Insula XV), nous voyons une petite pièce qui, dans sa décoration, montre quelques sujets où des Amours se mirent et se bichonnent, entourés

d’objets de toilette, ainsi qu’une femme nue représentant Vénus se tordant les cheveux, comme sortant de l’onde.

Maintenant, de chaque côté de V atrium, faisant suite aux chambres, il y a les deux alae : pièces sans portes, fermées par des rideaux et munies de sièges et de lampes. Mais toutes les maisons n’en avaient pas, ou bien n’en possédaient qu’une seule. (Ainsi les maisons délia Caccia, del Poeta et del

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Laberinto .) Ces servirent de salles de conversation et là durent être placés les objets d’art et de curiosité.

Par suite des agrandissements de la maison, et

Y atrium étant devenu accessible à tous, le maître eut une pièce spéciale où il put recevoir ses clients et traiter ses affaires. Ce fut le tablinum qui, souvent très spacieux, unissait Y atrium au peristylium ; cette pièce se trouvait être le centre de l’habitation, et de quelque côté que l’on regardât, ce n’étaient que jets d’eau, fleurs et verdures, car le plus souvent, le tablinum n’avait T ■ : s que deux murs latéraux; le reste, ouvert

entièrement, pouvait se fermer à volonté par des cloisons mobiles ou des rideaux munis d’anneaux coulissant sur une tringle. La partie postérieure donnant

Y '«êêL :

Siège en bronze. (Musée de Naples)

Siège en bois, reconstitué.

(Musce de Naples.)

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ce côté à hauteur d’appui ; quelquefois le tdblinum ne prenait vue que sur l 'atrium et ressemblait à une exedra. Nous en voyons un exemple dans la partie de la maison de Siricus située sur le vico del Lupanare.

Enfin, le tablinum est presque toujours d’un degré plus élevé que 1 atrium; c’est là aussi que dans certaines maisons se conservaient les archives de la famille et que, pendant l’été, dans quelque circonstance importante, ouvrant les volets et les tentures, on donnait des festins, rappelant ainsi que cette pièce avait, à une certaine époque, servi de triclinium. L’effet produit

sur le pcrist yl ium dut souvent être close, car les courants d’air que l'on y ressent actuellement à Pompéi, ne permettent pas d’y séjourner pendant la mauvaise saison ou par les jours de pluie.

Certains tablina possèdent un mur lixe dont le fond est quelquefois percé d’une large baie qui se fermait avec des volets. Ainsi le tablinum de la Casa dcl Fauno ne communiquait pas avec le peristylium et était muré de

Atrium et tablinum. (Maison de Pansa.)

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devait être très décoratif ; les convives avaient la perspective des portiques du peristylium et la vue de Y atrium aux murs polychromes; ces repas de fête durent offrir un brillant tableau dans un si riche décor.

Sur un côté du tablinum courait Y andron, couloir qui unissait Y atrium au peristylium ; il est généralement placé à droite du tablinum (i).

(i) C’est une erreur, dit M. Mau, d’appeler ce passage, ffituces, comme on le fait trop souvent

Vase en bronze. (Musée de Naples.)

LE PERISTYLIÜM. — LE VIRIDARIUM.

LES FONTAINES EN MOSAÏQUE. — L’AQUARIUM.'- L’APOTHECA. L’OECUS. — L’EXEDRA. — LE JARDIN. — LES TRICLINIA.

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