‹ Pompei, la ville--les moeurs--les arts;Chapitre 7 sur 76 · I.e chien de Pampéi, (Musiîe de Pompéi · texte numérisé non relu

I.e chien de Pampéi, (Musiîe de Pompéi

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question de reconstruire la ville. Dans Suétone nous lisons que « le régné de Titus fut troublé par des événements aussi tristes qu’imprévus : l’éruption du Vésuve dans la Campanie ; à Rome, un incendie qui dura trois jours et trois nuits, et une peste dont les ravages furent effroyables. Il montra dans ces malheurs la vigilance d’un prince et toute la tendresse d’un père, consolant les peuples par ses édits, les secourant par ses bienfaits. Des consulaires désignés par le sort furent chargés de réparer le désastre de la Campanie. Les biens de ceux qui avaient péri dans l’éruption du Vésuve, sans laisser d’héritiers, furent employés à la reconstruction des villes détruites. »

Plusieurs auteurs ont même avancé que Pompéi aurait été déblayée et

habitée après la catastrophe ; ceci est de pure fantaisie, aucune monnaie postérieure à litus et à l’an 79 n’y a été trouvée jusqu’ici. Mais une nouvelle cité aurait été bâtie au pied même du Vésuve, et M. Fiorelli la signale dans son Giornaïe dci Scavi. Elle aurait été située près de l’endroit où se trouvent aujourd’hui Boscoreale et Bosco tre Case où des fouilles fructueuses furent faites à plusieurs reprrises depuis 1861.

Pompéi devint la carrière dont les matériaux de construction servirent à l’édification de la nouvelle cité qui subsistait encore en 471, époque à laquelle une nouvelle éruption vint la détruire à tout jamais (1)

Donc Pompéi aurait été construite plusieurs fois : la cité primitive fondée au VIe siècle par les Osques et complétée par les Samnites et les Grecs. La seconde, reconstruite en partie sous les Romains, particulièrement après le

(0 Une carte exécutée à Constantinople à la lin du tv' siècle mentionne Pompéi

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LA DESTRUCTION DE POMPÉI ET LES FOUILLES

tremblement de terre de l’an 63. La dernière fois, la ville aurait probablement émigré plus au nord. Il ne faut pas trop s’étonner de la persistance avec laquelle les hommes reviennent habiter les mêmes lieux, malgré leur peu de sécurité : l’insouciance, l’oubli du passé, un climat agréable, l’amour du pays, ont toujours été plus forts que la raison. De nos jours, c’est encore de même ; le Vésuve n’est-il pas toujours entouré de villes populeuses et de fraîches villas ? Torre del Greco à-chaque éruption nouvelle a toujours été ravagée et onze fois a été détruite, ce qui n’empêche pas les habitants d’y vivre

Pornpéi, abandonnée parles anciens comme ne valant plus la peine d’être fouillée, dormit donc de longs siècles enveloppée dans son suaire , des champs, des blés et des vignes, des pins parasols et des orangers revinrent donner de la fraîcheur à cette terre de feu et jetèrent leurs notes hardies dans une nature enveloppée de lumière ; les aloès et les cactus envahirent les nouvelles terres ; la vie s’épanouit au soleil radieux, versant l’oubli, apportant la joie. Les bergers nonchalants conduisirent leurs chèvres brouter l’herbe nouvelle : la chanson du pâtre s’élève maintenant langoureuse, et, le soir, l’on semble entendre le murmure plaintif des mânes de Pornpéi.

et de bien s’y trouver ! Heureuses gens !

Les chèvres de Pornpéi.

Enfant. (Musée de Pornpéi).

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