I. — Vue de Pompéi
Dans la vue de Pompéi , nos efforts ont dû tendre à donner, aussi exactement que possible, plutôt l'aspect d'une ville antique avec ses divisions de quartiers , ses places publiques, ses monuments, ses maisons particulières, que la reproduction textuelle du plan restauré de Pompéi.
Nous supposons le spectateur placé sur une des terrasses des coulisses du grand théâtre, où un auteur comique fait répéter ses acteurs. Immédiatement à gauche , sur le premier plan , nous voyons le portique triangulaire ou portique des théâtres, et au milieu le petit temple grec de Neptune. Un chemin longeant le rempart conduit à la plage du côté gauche, et du côté droit mènerait au quartier occupé par les théâtres, les logements de gladiateurs et d'acteurs, les casernes. Nous n'avons pu représenter ces habitations, qui se trouveraient en avant du tableau.
Au-dessus du portique triangulaire , et donnant sur la place publique ou Forum civile , les trois édifices à peu près semblables étaient des Curies ou salles de conseil, espèces de tribunaux civils et commerciaux : il est probable que l'une des Curies était affectée aux affaires commerciales et correspondait à notre tribunal ou chambre de commerce ; elle se trouvait, du reste, à proximité de la basilique , dont nous parlerons plus tard.
Ici commence le quartier de la ville où sont les monuments publics tant religieux que civils , groupés autour du Forum. A la droite des Curies et transversalement, on aperçoit la rue de l'Abondance avec ses boutiques d'orfèvres adossées au Chalcidicum ou portiques d'Eumachia. Ces constructions ayant accès sur le Forum se trouvent à la droite des Curies et contiguës au Sénat. Sous ces
:>v; NOTE
Tx<e% poTt;/iG^ *c réfu*r.i;: îa fou'.e qui se nssemblah soit par curiosité s<Ht poor lîfaires : la aossi se îenakot ks etcUTes attefMiant leurs maîtres occnpés an Sénat . zn ioel était ad^^fé l'on des portiques : cet édifice se £ut ronarquer par la hauteor d^ sa toiture et la majesté de soa ordonnance. Le mor qne Ton Toit sur la dro/^ da Oialnlicam et qui donne sur une ruelle . vieo ^orto) perpendiculaire à la rue de l'Abondance est TAlbam , c*est-à-<lire e^Aoe ou place couTerte de p\àxre blanc. On j inscrirait les annonces et les aris au poblic , dont la lecture défrayait les conrersations des promeneurs du Chalddimn.
Aa-de&sus du Sénat , et con tira à cet édifice, se trouTatt le Panthéon ou tanpie lie tcKites les divinités : le temple proprement dit était entouré de tous côtés de portiques.
Daas Taxe tran versai da Forum s'élerait le temple le plus important, celai de J api ter, flan |aé desdeox côté;» d'arcs de triomphe serrant d'entrées monomentales aa Forum. Fuis, à gauche, en redescendant nous Toyons les portiques élevés du temple de Vénus cachant à la rue l'édifice sacré placé au milieu et ronsacré à la déesse protectrice de la ville ; en avant, le grand édifice est le P<bcUe, va^e galerie où se trouvaient réunis les objets d'art et qui servait de c«^ «le musée, de hibliotliéqoe : d<?rriére et sur la gauche, s*étendent les jardins et les portiques de l'Académie. Enfin , en avant et à proximité des trois Curies , s*élève la Basilique, qui servait à la fois d'hôtel de ville et de bourse ; les marchands >'j réunissaient pour j traiter leurs affiûres : Ton y rendait la justice à certains moments de la journée. En avant et tout à fait à gauche, on voit quelques maisons particulières dont lune se fait remarquer par son belvédère. Void à proprement parler la description de la ville.
Revenons maintenant au temple de Jupiter. Derrière se trouvent des thermes on bains publics ; la rue montant à droite est la rue de Mercure , que vient couper transversalement la rue de la Fortune , à la hauteur du portique et du temple élevés à cette déesse.
La rue montant à gauche des thermes est la rue des Foulons, au milieu de laquelle se trouvent les grandes fontaines publiquesen mosaïques. Enfin, sur la gauche du temple de Jupiter et derrière, est le gymnase ou palestre, où l'on s'adonnait à tous les exercices physiques.
Ce vaste établissement est à l'entrée de la me qui mène à la voie des Tombeaux, placée hors de Tenceinte fortifiée de la ville : on distingue dans le lointain quelques monuments funéraires : cette rue était bordée , du côté de la mer, de maisons plus opulentes que celles du reste de la ville. Ce côté était préféré par Taristocratie , qu'attirait le voisinage de la mer ainsi que la possibilité d'avoir de plus beaux jardins que dans Tintérieur de la ville.
Tout à fait à gauche, sur un promontoire, le grand temple de Neptune et d'Amphitrite, objet de la dévotion des marins , est en vue de la mer : le port s'étend entre ce monument et le phare, tour carrée placée un peu plus haut
Quant à Tenceinte fortifiée, la première porte en haut à droite est la porte de Capoue, puis vient celle du Vésuve, et la troisième est celle d'Herculanum, qui donne passage à la voie des Tombeaux. Dans Tenceinte de gauche, entre la porte d'Herculanum et le temple de Neptune, il n'y a que quelques portes secondaires qui donnent accès au quartier bas et misérable des pécheurs.