LA DESTRUCTION DE POMI'ÉI ET LES FOUILLES
(k-iiuiulclccs et les forlilications durent être déclassées. Dans ces parag-cs
Les murailles el les tours.
le site est grandiose ; nous planons sur Pompéi et dans les lointains vapo-
La porte d'Herculaniim.
reux se noient les Al)ruzzes aux cimes chargées de nuages. Nous voyons aussi les montagnes de Sorrente s'incliner vers Capri ; la mer brille comme
un lac d'argent, offrant un contraste puissant avec la masse robuste et sombre des murailles osqucs et des tours.
Vue prise soiis la porle d'HeiTuIamim.
Suivant encore les remparts, nous arrivons à la j)orte (rilerculanum d'où l'on domine la voie des Tondivaux. Cette porte avait trois arcades mais celle du milieu n'existe plus ; elle était réservée aux chars et se
LA DESTRUCTION DP. POMPÉl ET LES FOUILLES
fermait par une herse dont les coulisses sont restées. Les passages latéraux étaient clos par des portes et leurs pivots sont encore en place. Cette entrée était naturellement la plus fréquentée de la ville ; c'est elle qui mettait en communication Pompéi avec Herculanum et Rome et unissait, nous le savons, le faubourg Aui^n.stus Fr//,v à Pompéi. Son aspect n'offrait pas la rude allure des autres portes ; construite de moellons et de briques par les Romains, son revêtement était de stuc blanc et la face extérieure servait d'album où étaient inscrites les annonces et les ordonnances des magistrats. Ce monument, assez élégant, simulait un arc de triomphe s'ouvrant sur la vuic des Tuinbcaux.