‹ PompeiChapitre 16 sur 110 · EX. D. J · texte numérisé non relu

EX. D. J

Avec le cnlte de Vénus, c'était Thommag-e rendu h la Femme, la (iràce personnifiée recevait les od'randes; la Forme idéale, manteau de la délicatesse féminine enveloppait tout de sa captivante étreinte, et l'esprit pompéien, excité sans cesse par d'erotiques images, s'exaltait dans d'ardentes amours.

T^a séductrice pompéienne, « aux paupières de violette, » par son ardeur féline, sa délicatesse alexandrine et son charme campanien était la souveraine de ce domaine où les feux vivants de la chair et les formes voluptueuses s'offrent provoquantes; où les bouches vermeilles, semblables aux fleurs écloses, s'harmonisent aux yeux ardents (pTaninie la brillante étincelle du désir ; où les gorges oppressées et les flancs amoureux s'unissent aux beautés cachées de la vivante et supième idole adorée de tous. Elle accueillait les hommages sensuels avec une constante faveur, et l'adulation des opulents llomains pour rnius PJiysUa ne connut |)lus de bornes dans cette Ponq)éi favorisée de leurs débauches; cha([ue orgie nouvelle était une victoire de Vénus !

La Tenus Phys'ira devint donc à Ponq)éi le symbole de l'exaltation du sens même de l'amour et nous devons prendre son culte sous son véritable aspect, dans le sens païen : l'expression féminine du principe généra-

(i) Orelli, p. 282, n" 4370. D";iiilrus iiisciiplions relatées au premier livre inentionnent aussi le nom de Vénus pompéienne.

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