‹ PompeiChapitre 17 sur 110 · I.KS TKMl'I.KS l'.r I.KS C.ri.TKS · texte numérisé non relu

I.KS TKMl'I.KS l'.r I.KS C.ri.TKS

U'wv (léilié. La prot-réatioii étant de tons les mystères de la nature le [)liis propre à i'rapper l'iinaj^^ination païenne, eoniint' étant la soni'ee oîi s'alimente la vie ; il était rationnel d'adorer les eanses de si L;'rands eiïets. Mais de tels prinei[)es donnèrent fatalement naissance à la déhanche, en déeliaînant snr les lionunes tons les éléments de la passion dans des sens surexcités par le plaisir. I)n reste, an snjet de \ énus physique, Lucrèce peut nous édilier (i) , ([uand il dit : <( Le désir générateur n'est provoqué (pu- |)ar linnige humaine et ne triomphe (pi'au siège même de ranionr... I ,a passion n'est que le pressentiment de la volu[)té. »

« Voilà notre \ énus, » séci'ie ré[)icurien T>uerèce, « voilà l'origine du nom de ranu)ur ! <>

Tels sont les sentiments cpie traduisait Vénus physique, belle, voln[)tueuse, inassouvie et logiquement stérile; expression la plus frénétique de l'amour.

Les murs de Ponq)éi, snr ce point sont assez instructifs, et tout en préservant du niaiivais (ri/, les emblèmes ornant maints carrefours et habitations chantent assez haut le culte

rendu à Vénus physi({ne. Tous les cuites dilférents de la déesse étaient plus ou moins enq)reints des mêmes princi[)es et les mœurs dissolues de l'époque, jointes aux goûts particuliers des Pomi)éiens, tirent de la nouvelle Paphos une ville de plaisirs entre toutes, où s'alliait à la beauté du site, un climat enchanteur rempli de délices. Les roses de Pompéi étaient renommées (a), en pouvait-il être autrement ; cette Ucur u'est-elle

l'rèlrossc de Venus.

(Poinliii'O ilii .Mii.séo lie Xaplos.)

(i) Lucrèce, cliiip. iv.

(2) Strabon.

PO Ml' Kl

1^ 'kl^^

Vi''nus nijirint'.

(l'ciiiliii-i' (lu Miim't (le Nai)los.)

pus i)réfc'rc'e de Vénus; ne dit-on j)as que lu rose rouge fut teinte du sang d'Aphrodite?

Quoique les Pompéiens aient tous été unis dans un culte spécial, nous voyons d iq)rès les peintures et les scul[)tures de Ponipéi que Vénus était honorée sous diiï'érents asjiccts : à côté de la Vénus jxiiKlrnie à laquelle les scratidc ollraient une chèvre hlanche ( i ) il y avait l'amante de iMercure, l'Aphrodite })ar excellence, qui

donna naissance à Hernuq>hr()dite dont l'image fréquemment représentée,

reflétait les sentiments équivoques des

Pompéiens ; puis vient celle qui naquit

d'un germe céleste égaré dans la mer,

la Vénus marine; on adorait aussi la

fille de Jupiter et de Dioné, épouse de

A ulcuin, umoureuse de Murs; ou bien

encore l'Astarté phénicienne umunte

d'Adonis que l'on confonduit uvec Isis et

qui uvait une grande analogie avec la

déesse S3'rienne amante d'Atys.

^hiis à côté de ces modes vulgaires,

nous rencontrons un type idéal, la

Vénus céleste ou Uranie, fille du ciel

et de la lumière, qui présidait au noble

amour [•x].

AUhM((^p)^z^

(i) Lucien. Dialtti;iic des coiir/isii/ies. (a) Apulée. Apologie de l'iciton.

Vl'iuis célcslc.

(Peinture de hi Cusci di Castor e l'ulluce.

LES TOMliKArX.

Page 1