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U'wv (léilié. La prot-réatioii étant de tons les mystères de la nature le [)liis propre à i'rapper l'iinaj^^ination païenne, eoniint' étant la soni'ee oîi s'alimente la vie ; il était rationnel d'adorer les eanses de si L;'rands eiïets. Mais de tels prinei[)es donnèrent fatalement naissance à la déhanche, en déeliaînant snr les lionunes tons les éléments de la passion dans des sens surexcités par le plaisir. I)n reste, an snjet de \ énus physique, Lucrèce peut nous édilier (i) , ([uand il dit : <( Le désir générateur n'est provoqué (pu- |)ar linnige humaine et ne triomphe (pi'au siège même de ranionr... I ,a passion n'est que le pressentiment de la volu[)té. »
« Voilà notre \ énus, » séci'ie ré[)icurien T>uerèce, « voilà l'origine du nom de ranu)ur ! <>
Tels sont les sentiments cpie traduisait Vénus physique, belle, voln[)tueuse, inassouvie et logiquement stérile; expression la plus frénétique de l'amour.
Les murs de Ponq)éi, snr ce point sont assez instructifs, et tout en préservant du niaiivais (ri/, les emblèmes ornant maints carrefours et habitations chantent assez haut le culte
rendu à Vénus physi({ne. Tous les cuites dilférents de la déesse étaient plus ou moins enq)reints des mêmes princi[)es et les mœurs dissolues de l'époque, jointes aux goûts particuliers des Pomi)éiens, tirent de la nouvelle Paphos une ville de plaisirs entre toutes, où s'alliait à la beauté du site, un climat enchanteur rempli de délices. Les roses de Pompéi étaient renommées (a), en pouvait-il être autrement ; cette Ucur u'est-elle
l'rèlrossc de Venus.
(Poinliii'O ilii .Mii.séo lie Xaplos.)
(i) Lucrèce, cliiip. iv.
(2) Strabon.
PO Ml' Kl
1^ 'kl^^
Vi''nus nijirint'.
(l'ciiiliii-i' (lu Miim't (le Nai)los.)
pus i)réfc'rc'e de Vénus; ne dit-on j)as que lu rose rouge fut teinte du sang d'Aphrodite?
Quoique les Pompéiens aient tous été unis dans un culte spécial, nous voyons d iq)rès les peintures et les scul[)tures de Ponipéi que Vénus était honorée sous diiï'érents asjiccts : à côté de la Vénus jxiiKlrnie à laquelle les scratidc ollraient une chèvre hlanche ( i ) il y avait l'amante de iMercure, l'Aphrodite })ar excellence, qui
donna naissance à Hernuq>hr()dite dont l'image fréquemment représentée,
reflétait les sentiments équivoques des
Pompéiens ; puis vient celle qui naquit
d'un germe céleste égaré dans la mer,
la Vénus marine; on adorait aussi la
fille de Jupiter et de Dioné, épouse de
A ulcuin, umoureuse de Murs; ou bien
encore l'Astarté phénicienne umunte
d'Adonis que l'on confonduit uvec Isis et
qui uvait une grande analogie avec la
déesse S3'rienne amante d'Atys.
^hiis à côté de ces modes vulgaires,
nous rencontrons un type idéal, la
Vénus céleste ou Uranie, fille du ciel
et de la lumière, qui présidait au noble
amour [•x].
AUhM((^p)^z^
(i) Lucien. Dialtti;iic des coiir/isii/ies. (a) Apulée. Apologie de l'iciton.
Vl'iuis célcslc.
(Peinture de hi Cusci di Castor e l'ulluce.
LES TOMliKArX.