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Jusqii cil iS(jiS, aucun tcMi[)lc.' navait [)u être altiil^ué à la palronno tle Ponipéi ; mais k-s fouilles de cette inèine aniico ont amené la découverte dun sanctuaire, (|ui, pour plusieurs raisons, peut être dédié à \énus, quoi([ue aucun objet complet se raj)portant à un culte spécial y ait été trouvé. On a cependant découvert en ce lieu une tète de femme en [)orcelaine alexandrine d'une tonalité verdàtre, ainsi que les débris d'une sta-
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Ruines du temple présume de Venus.
tuette en marbre, dont divers détails rappellent ceux de Fcniis au hain inspirée de Tx^plirodite de Guide.
De la vvUd de ce sanctuaire, situé proche de la mer, la déesse ponvait entendre le bruit de la vaf>-ue écumante qui lui rap[)elait sa naissance.
Deux épigrammes de l'AnlhoIooie nous parlent dans ce sens : « Cette enceinte est à ^'énus, car il lui [tint, en tout tenq)s. de voir le rivage de la mer scintillante... Dans ces parages la mer est respectueusement craintive en voyant la statue de la déesse. » Puis cette autre : « Posthnnuis, ô Cythérée, t'a élevé ce temple que baigne la mer où tu es née... autour de toi se joue la mer qui te couvre de son écume au souffle des zéphirs. »
Le temple de Vénus devait donc être édilié le plus près possible de la mer, et la seule place où actuellement on puisse le rencontrer est bien l'en-
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droit qu'occupe la nouvelle découverte, située entre la Basilique et la Porta Mai i 11(1 .
Enfin une peinture qui existe encore dans une maison de la ville, placée jviste en face ce temple, nous montre A énus (i) abordant sur la plage de Ponqiéi, portée par un triton et soutenue par l'Amour ; la déesse, la tète nimbée de bleu, tient le sceptre d'or, insigne de sa souveraineté, tandis qu'une femme personnifiant la ville, lui présente des offrandes déposées sur \\\\ autel orné de fleurs ; la mer borne l'iiorizon {\\\ tal)leau où brille un ciel chaud de co)deur.
Quant au tenq)le, il aurait été détruit par le tremblement de terre de l'an (i'j, et était en reconstruction, aussi n'en reste-t-il que le podium ainsi que quelques fragments des murs de la ccUa^ et le socle qui supportait la statue de la divinité, s'élève seul et dénudé. Autour, gisent épars de gros blocs de travertin apportés pour la taille, des colonnes cannelées, des chapiteaux de marbre et des morceaux de frises denticulées aussi nettes et pures que si elles venaient d'être terminées, encombrent le terrain. Les travaux en cours portaient sur l'agrandissement du podium où des assises supplémentaires attestent un changement à la façade postérieure ; le devant du temple, au contraire, avait été réduit par une tranchée (pii en siqq)rimait une graiule partie ; les dalles de marbre blanc où s'enchâssaient les bronzes sur les([uels les portes devaient i)ivoter, sont en place et ne paraissent pas avoir servi. De la (clla^ la mer est visible et le tenq)le regardait vers Stabies où le golfe se courbe dans les côtes.
Une uni([ue colonne, grosse et très courte, est couchée sur le chantier de construction ([ue présente l'entourage du monument. A côté, de même diamètre, une base et un cluq)iteau à i)eine ébauchés attendent leur mise en place. Cette colonne était-elle destinée à supporter une grande statue de la divinité? Vénus aurait ainsi dominé l'horizon, et les nuu'ins l'auraient invoquée en arrivant au port. Ce vieux temple possédait un vaste péribole ou aire sacrée entourée d'un porllcpie dont on suit la trace au chenal des-
(i) l'ianclie en couleuis 11° 1.
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(;ciluiiil>os oflertos à Vénus, (l'eiiilui-e.)