‹ PompeiChapitre 5 sur 110 · DE PLINE · texte numérisé non relu

DE PLINE

ES secousses répétées et violentes du sol devaient être d'un mauvais présage ; les Champs Phlégrécns allaient rappeler leur terrible

origine.

Après seize années d'un calme relatif, le -ï) août 79, sous Titus, éclata le drame terrible. Les feux souterrains jaillirent formidables, le \'ésuve lança des torrents de lave, de boues et de cendres brûlantes. En quelques jours la Campanie fut dévastée : Herculanum, lletina, Oplonte, Tegianum, Taurania, Cose, Vesiris, Stabies etPompéi disparurent ensevelies. La lave épargna Pompéi située sur une petite colline de tuf, les cendres et les pierres ponces (lapilli) lui servirent de tombeau.

Un témoin de la catastrophe, Pline le Jeune, écrivait à Tacite pour lui donner des détails sur la mort de son oncle, le naturaliste, qui périt victime du cataclysme. « Tu me demandes, dit-il, de t'écrire comment mon oncle est nuMt, afin de transmettre ce récit avec plus d'exactitude à la postérité... il était à ÎMisène et commandait la Hotte. Le neuvième jour avant les calendes de septembre, vers la septième heure, ma mère m'avertit qu'il paraissait un nuage d'une grandeur et d'une forme extraordinaires... A le voir de loin, il était diflicile de distinguer de quelle montagne sortait le nuage (on sut depuis que c'était le A ésuve) ; le pin est de tous les arbres celui qui en représente le mieux la ressemblance et la forme. Car c'était comme un tronc fort allongé qui s'élevait très haut et se partageait en un certain nombre de rameaux. Je suppose qu'il était d'abord soulevé par un souille impétueux, puis, qu'abandonné par le

Le praU'Tc (lu Yi'suvc en l'iunn'c 177). (D'après un ilociniiciil iiv:inl ojip:u'tc'iui iui ilue ilo la Toiii'.)

souffle qui faiblissait, ou inème affaissé par son propre poids, il s'atténuait en s'élargissant.

II était tantôt blanc, tantôt sale et tacheté, selon qu'il avait entraîné de la terre ou de la cendre. Un savant tel que mon oncle jugea le phénomène considérable et digne d'être étudié de plus près. Il recommande qu'on ap[)rèto un vaisseau liburnieii... Il sortait de chez lui lorsqu'il reçoit un l)illet de Ilectina, femme de "l'axus, qui était effrayée de l'imminence d\i danger (car sa maison était située au pied de la montagne et elle ne pouvait s'en échapper que par mer). Elle le suppliait de l'arracher à un danger si grand... Il fait venir des quadrirèmes et y monte lui-même pour aller porter secours non seulement à Ilectina, mais à beaucoup d'autres personnes (car cette côte est assez délicieuse et très fréquentée). Il court là d'où les autres fuient, et gouverne droit au péril, tellement

libre de toute crainte qu'il '^^^^'^. -S'~ •

dictait et notait tous les ^^^^^.^^ ^^ ^.^^^.^ ^^^^

accidents, toutes les ligures (D'après Louis BoIU-, graveur de S. M. Sicilienne.)

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1 — VÉNUS. PROTECTRICE DR POMPEI (peinture de la Casa di Trittolemo — via marina)

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