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LES MURS, LES REGLAMES, LES ENSEIGNES, LES INSCRIPTIONS

LES rues fréquentées avaient boutiques en façade dans le genre des nôtres, meublées de comptoirs de marbre, et fermées ])ar des devantures à volets, munies de portes glissant dans des rainures. Chaque marchand cherchait à attirer les pratiques , et indiquait par des enseignes son genre de commerce. Ainsi l'image de deux hommes portant une amphore annonçait un marchand de vins ; une chèvre, un laitier ou un marchand de fromages ; un masque, un acteur ; un échiquier indiquait probablement

un fabricjuant de mosaïque ou une

salle de jeu ; puis des enseignes représentaient des instruments de travail en usage chez les maçons et les terrassiers ; souvent aussi, aux divers objets figurés venait se joindre un phallus, emblème considéré comme devant

Ensoiçruc d'un laitier. (Marljrc.) -i • • ■ n

^ ' éloigner toute mauvaise mlluence, en conju-

rant le mauvais œil, afin de rendre les affaires prospères. Quelquefois également la façade d'une petite maison était peinte de différentes couleurs et des carreaux jaunes, rouges, verts et blancs placés en diagonale attiraient les regards. Outre la réclame par l'image compréh ensible pour tous, la publi-

Euseigue d'un marchand do vii (Terre cuite polyehrome.)

cité écrite était très usitée. Les inscriptions de Ponipéi, peintes en rouge ou

Enseigne de marbre.

Enseigne de marbre.

Enseigne de lerrc cuilc.

Enseigne. (Mar-lirc cl Ici-re cuilc.)

Enseigne. (Marbre el terre cuile.

en noir, existent encore par place ; il y en a d'écrites au charbon mais le style venait surtout peupler les murailles d'inscriptions de toute nature. Quant à

l'inscription lapidaire, cllo figurait pai'ticulièrenient sur les monuments publics, sur les socles des statues ; parfois il en était fait usage dans de petites ~~ iF!!!/

dimensions , soit })our rappeler un don, soit comme

ex-voto ou en témoig-nag-e (ramitio.

Ce qui frappe à Pompéi, c'est le nombre des ins-

Enseigne en terre ouile.

Devanture de magasin. (Région IX, Insula V.)

temple, qu'un autre l'a restauré, qu'un troisième a donné le dallage, etc., etc. ly Ces inscriptions donnent une idée de l'importance bouffie et bien liumaine que se donnaient ces gens assez riches pour doter la ville de quelques faveurs, dues à leur bourse; il fallait que tous les citoyens connus-

criptions lapidaires osques et latines vouant à la reconnaissance des citoyens quelque bienfaiteur de la ville. La postérité apprend par exemple que V. Popidius, fils d'Epidius, a fait construire les portiques; que li. Scpunius Sandilianus et IaicIus M. Herennius, duumvirs chargés de rendre la justice, ont placé à leurs frais un banc et une horloge ; qu'un tel a construit un

Enseigne d'un maçon (on tuf).

sent les largesses des banquiers et des édiles qui, du reste, étaient

lù/ÂkJit^

nommés pour cela, et dont les statues venaient consacrer la mémoire.

Est-ce pour répondre à ces vaniteuses inscriptions qu'un mauvais plaisant annonce en style lapidaire que sous le consulat de L. Nonius Aspreims et d'A. Plotius, il lui est né un ànon ?

L'inscription tracée au pinceau servait à tous les besoins ordinaires de la vie et plus particulièrement

Piôdcsial de la staliie do Holconius Riifiis. (Rue de l'Abondance.)

pour les affiches électorales, les annonces de spectacle ainsi que pour indiquer les logements à louer. Dans ce dernier genre nous lisons : « Dans

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