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LES POIDS

LES rues fréquentées });ii- tout le nioude possédaient des magasins et des ])outiques dont le commerce était très prospère. Chez un marchand de liquides on retrouva des vases remplis d'huile épaissie; des couleurs furent recueillies chez quelques commerçants et figurent aux musées de Naples et de Pompéi. Beaucoup de nuigasins se louaient, comme nous le savons, mais sans dépendances, tandis que la demeure des gros propriétaires '-— était contiguë aux boutiques qui formaient quelquefois la façade de leur habitation ; là les intendants et les serviteurs débitaient le produit des récoltes faites sur les terres du maître. Quantité de récipients et d'anq)hores de toutes formes et de différentes dimensions ont été retrouvés dans ces nuio-asins : on les voit encore, ces amphores, placées debout, ap})ii\ées le long du mur à la place qu'elles occupaient jadis.

Près du Forum civil, des boutiques ont été utilisées de nos jours

Marchand de comestibles.

LA RUE. — LES INSCRIPTIONS. - l.KS LXDUSTRIES p.63

comme dépôt de poteries ; elles contiennent une belle collection de dolia,

Moulin à luiilc.

de ccifli et i\\)Il<ic (oiandes jarr(>.s de diverses dimensions) et d'amphores

Amphores, dulia, cic.

trouvées près du Sarno. Presque tous ces vases portent le nom de leur

propriétaire : Marcus Liiviiis Quart io et le nom du fabricant : Onesîtnus f'ecit. — Fitalis Gal/ici, etc.

Au petit musée de Pompéi, nous voyons de beaux spécimens d'amphores sur lesquelles se lisent les inscriptions suivantes :

IIPAPHRODITI SY.M TANGIIRII Mil NOLI G F. SCOMBPi SCAYRI UMBRICI... EX OFFICINA...

Vases (le terre et amphores. (Musée de Pompei.)

De petits vases de terre culte portent aussi le nom du contenu : OLIVA ALBA — LOMEN - LIQVAMEN OPTIMVM

Sur des amphores, se trouve aussi indiquée l'année du vin qui y avait été conservé ; les inscriptions sont peintes en rouge, tandis que les noms des propriétaires et des fabricants sont imprimés en creux avec un cachet dans la pâte fraîche.

TI- CLAVDIYS CAESAR SIN- CANVTIVS COS-

YESVIN IMP- VESP- VI COS-

Enfin, chaque forme de vase indiquait une contenance déterminée et devait comporter tant de congti, de sextarii et (Ylicmiiiac. Le se.rtarius était la dixième partie du co/igias et ïhemùia ou cutj/a en était la dou-

zièino iKu-lic. Le r//r///r était la plus pcfito mesure, he sc.vtarlus servait à la fois poiu- les licjuidos et les siil.staiices sèelies, il était alors la douzième ])artie du nio- (lius, la mesure la plus graude des Romains (environ un décalitre) ; il était le tiers de l'amphore où se mettait le vin, les huiles, les graines, etc. Le cungius correspondait à une mesure du poids de dix livres, comme l'indiquent les dernières lettres tracées sur l'un de ces récij)ients : P- X. — {\)om- pu ndo dcccjn).

Un instrument curieux est le pèse-liqueur trouvé à Pompéi ; de

la forme d'une casse-

Balance : Uhra.

(Musée do JXapIcs.)

rôle il a le manche g-ravé des signes suivauts

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