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QUATRIÈME STYLE DÉCORATIF

(.MAISON DES VETTIII

LES ARTS

C'est Timantlie, dont « les

œuvres faisaient rêver

qui

a traité le premier ce sujet célèbre dans l'antiquité et ^ alère-Maxime, se faisant l'écho de ses contemporains, dit que Timanthe, après avoir épuisé tous les caractères de la douleur sur les visages des personnages, voila celui d'Agameninon, ne trouvant plus possible de lui donner l'expression convenable. Ia\ peinture de Pompéi ressemble bien à l'antique composition, mais l'exécution est très inférieure aux sujets cités plus haut; les tètes sont moins bien construites, la facture du tableau est lourde et les défauts, sensibles dans les

llil'a«».^

Ipliigénic descendant du temple. (Peinture de la maison de Jucundus. Musée de Naples.)

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précédentes peintures, s'accentuent ici ; le visage d'Iphigénie est d'une trop grande médiocrité et l'interprète pompéien a voulu imiter un style qu'il ne comprenait pas, ce qui n'est pas surprenant, car cette composition a été trouvée dans la maison du poète tragique dont la décoration est contemporaine de l'an 63, [\j' IpJiigénie sur les

Ariane abandonnée. Peinture. (Région IX, Insula II.) inaVcIlCS (lit tCIUple provicut du

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tahlinuni de CcBcilius .Tiicundus qui est de style é<i-yptien ; il est probablement antérieur à Tan 63.)

La Médce du célèbre tableau de Timomacbus est plusieurs fois traitée à Pompéi comme à Herculanuni, et les é})ig-ramnies de l'anthologie ne tarissent pas d'éloges sur cette œuvre. Julien d'Egypte dit « que le peintre

Vi W/V.

Le sacrifice d'Iphigénie.

(Peinture do la maison del Poeta tragico. Musée de Naples.)

grec animait sa peinture inanimée en y mêlant deux âmes, ayant réuni la passion de la femme et la tendresse de la mère; il montre dans les yeux de Médée qn'elle était en proie à ces deux sentiments contraires )>. Les deux spécimens que nous reproduisons ne sont pas traités de la même façon, la ligure isolée doit se rapprocher davantage de l'original, et peut même n'être qu'une partie du tableau ; elle indique mieux la lutte intérieure des deux sentiments qui animaient Médée. L'antique magicienne ne brandit pas le glaive, elle est prête à le saisir et cependant la pose des mains indique l'indécision, l'œil est hagard et tourmenté du crime perpétré, tandis que la bouche a l'amertume que distille la vengeance.

LES ARTS

Dans le j>;enre ancien, il y a encore une composition souvent traitée à Ponipéi : Ariane ahmiilonncv . Tantôt Ariane est vue de dos ou de face, nuiis la disposition g-énérale est à peu près la niême. Ici, Ariane éplorée voit le vaisseau qui emporte l'infidèle Thésée, l'Amour pleure à ses côtés; mais un <^énie ailé, le <^('n'nis alba d'Horace, lui montre du doigt le conso-

Médée. (Peintures du Musée de Naples.)

lateur que Ton n'aperçoit pas dans la composition : Bacchus et son cortège, que d'autres tableaux représentent, venant au bord de la mer audevant de la délaissée. Cette peinture, ainsi que V Ipliigcnic sortant dit temple^ par leur sobriété et la simplicité des draperies, font songer à la manière de Puvis de Chavannes (i).

(i) Voy. lu reproduction en couleurs. Gazette des Beaux- Arts, sept. 1896.

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