‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 26 sur 61 · EX. D. D · texte numérisé non relu

EX. D. D

LpC... D.

« Hermès de C. Norl«iius Snrex..., maître du fautoiirg Airgiwto-Félix , érigé sur un lieu donné par décret des Décui ion.s. u

Montant deux degrés ^ placés entre deux massifs.de Wocage Ai, qui

' Ce irtot SEC\'>'D.VRVM ne parait avoir encore été compris par aucun antiquaire; bien qu'il ait donné Ueu à diverses dissertations, et entre antres à un luéinoire de Guarini dans se.s OpuscoU. ’> .

VOMPEIA.

’lOfi

port^iicnt deux bassins ou réservoirs carrés*, on trouve au fond du portique une sorte d’abside semi-circulaire G qui n’est pas exactement dans l’axe de la porte d’entrée, et dont la voûte était soutenue par deux piliers carrés k L Des fragments d’un très-beau style découverts en cet endroit indiquent que la nicJie était surmontée d’un entablenîent et d’un fronton. Dans cet hémicycle dont les parois étaient peintes en vert et en rouge est un grand piédestal m qui dut porter la statue de la Piété ou d<;

Vo# (TRumâcJda.

la Concorde qui fut trouvée près déjà; malheureusement la tête manquait; la robe, semblable à la laticlave, était bordée-d’un liseré or et rouge. Gel! préfère voir dans cette statue une impératrice romaine, mais comme il n’apporte aucune preuve à l’appui de son opinion , nous pensons qu’on doit s’en tenir à la conjecture la plus naturelle et qui est aussi la, plus

généralement adoptée. Deux niches no, placées également dans l’hémi-

cycle , continrent sans doute aussi des statues. Deux hémicycles plus petits DE, pavés en marbre blanc, existent sur la même ligne, en tête de chacun des grands cotés du portique et, ainsi que deux fenêtres percées dans les trumeaux, éclairaient doux salles /u/, de forme irrégulière. On s’accorde généralement à reconnaître la crypte ou cn/plo-porliqne - de l’inscription dans une sorte de grande galerie intérieure H I K L, éclairée au N. et au S. sur le portique par dix ouvertures de chaque côté sans compter

* Ces bcissins que j’avais vus en place ont dispahi sans qnc personne ait pn me dire ro qu’ils sont devenus; ils sont sans doute enfouis dans quelque inagxsin.

* I.'étyinnlogic du mot Crypta, üpjrTÔ;, caché, ne s’oppose nullement à cette attrilmtion, puisqu'il désigne nn endroit caché, retiré, et non un lieu privé de jour.

LES T>EÜX FORUM.

.ses portes. Ces baies étaient fermées par des fenêtres mobiles qui ouvraient en dedans, comme il est facile de s’en convaincre par l’inspection de leurs linteaux de marbre; on y entrait par deux portes placées aux extrémités du portique CF. Les murs de la crypte étaient ornés de peintures comme /:cux du portique ; seulement ici' le fond des grands panneaux était alternativement jaune et rouge. Les arabesques sont plus simples et moins légères. Au milieu des panneaux éUiient de très-j)etits sujets parmi lesquels on remarquait une offrande è une divinité qui semblait être Isis. Sur le .soubassement .sont des fleurs et des plantes peintes sur fond noir; on y voit souvent répétée une sorte d’iris à fleurs rouge.s.

Enfin, le fond du monument était, comme la façade, compo.^^é d’un double mur destiné h corriger l’irrégularité du terrain. Dans l’espace compris entre ces deux murailles, on a ménagé au milieu une niche carrée M peinte en vert et en rouge, où s’élève encore .sur un piédestal r une copie de la statue de la fondatrice du monument, l’original ayant été porté au

mu.sée. Cette figure a sans doute été faite d’après nature, car la tète a tous les caractères d’un portrait; sa physionomie a (|uelque chose de souffrant, de mélancolique; ses yeux semblent planer avec triste.‘ise sur les débris de cet édifice .son ouvrage, sur les ruines de celle ville sa patrie. Cette belle statue de marbre fut découverte en 1820; elle est un peu plus gnmde ((ue iiaUire, et con.sorve dans les plis fie la draperie des restes de couleurs rouge et verte. On lit .sur le piédestal :

F.VMACHIAK L. F, s A CF. RD. PVRL.

• . ‘ ^ • FVI.I.OSF.S. . ■

‘ « A Euitiachia, fille de Lucius, prêtresse publique, les fioulous. »

Dans le vide, Adroite, de la niche, e.st un corridor orné de jolies peintures, aujourd’hui j)re.s(|uo détruites, A panneaux noirs sfîparés par des pilastres rouges; il contient un escalier N, descendant h une loge de. portier U ou plutôt è une boutique , à en juger par les peintures qui la décoraient, et à la ptHile porte .s, large de 2"',15, ouverh». h l’angle S. -O. de l’édifice sur la rue des Orfèvres, h colé de la fontaine d’abondance /, ainsi . nommée parce (jue la figure sculptée .mu* .son cipp(> tient une corne d’abondance. La porter, et la façade, de la boutique ii forment les deux dernièi-cs travées de l’album y 3. * .

pompeia;

iiig

La porte de l’esc-alior c,. voisin de la niche d'Euiiiaçhia, iHait pour la symétrie répétée en camaïeux jaune, ïi gauche de cette même niche. Cette porte feinltï x est Irès-inti^rCssiintc, parce que, presque seule, elle nous a fait connaître la disjmsition des portes en Lois de l'ompéi, dont aucune n'est parvenue jusqu’à nous’; elle a 2” de large sur 3”', 25 de haut. Sa. largeur est partagée en trt>is pamieau.x conlenanl chacun deux ç,omparl^ ments long.s et étroits. Au milieu est figuré un trè.s-petit anneau qui aurait servi à la tirer. '

On a pu .se convaincre jtar l’examen aucpiel nou.s venons de nous livrer combien cet édifice re.s.semblc peu à aucun de ceux que nous a légué>s l’antiquité, et par suite, combien il e-sl dillicile d’en déterminer d’une manière positive la destination. Recourant à fin.scription de la statue d’Kumachia, (’-lcvée par les foulons, on a conclu avec quelque vraisi'inblance que si les foulons avaient érigé une statue à la fondatrice «le l’édifice , c’est que cet «klifice GVait été destiné par elle à leur usage. L’opinion qui a prévalu est «lonc qiic ce monument fut un lieu de réunion de la corporation, ou; comme on disait chez les Romains, du collège des foulons, ou marchands do draps et de laines, corps de nnitier «|ui fut .«ans doute un des plus importants et des plus riches de Pompéi. Voyons donc dans l’édifice qui nous occujvc une sorte de bourse, et tout s’explique : le Chalddique est destiné à ce que chez les modernes on nomme la petite bourse, c’est-à-dire la réunion des spéculateurs avant et après la clôture; des crieurs, placés sué les deux tribunes qui s’y trouvent , vendent sur échantillon des laines cl des étolTes. La bourse se tient jiendant l’été sous le portique; quand le temps est froid ou pluvieux, dans le crypto-portique; enfin, dans l’hémicycle, aux pieds de la .statue, de la Piété ou de la Concorde peuvent siéger des juges , des prud'hommes , chargés de décider des différends survenus entre les commerçants. Il est plus difficile de se rendre compte de l’emploi des cuves placées dans Vlmpluvitnn; on a jiensé qu’elles purent servir à. des prêtres attachés au œllége des louions pour laver les linges sacrés, ou bien à abreuver des moutons amenés dans eptte enceinte pour faire apprécier leur toison, à purifier des échantillons de laine, etc.; mais nous devons avouer qu’aucune de ces suppositions ne nous semble

* On coiisen’ft dans le Uîiuide de Mercuve une Piçi>r^irtc en idAlre CAulée dans le creux laissé dans lu cendm {^ir une pofte en Itois carljonÎRéi^ |var )’éru|it1nn.

... 1.ES I)EII.\ KOIIUM. ton

complètement satisfaisiinlc , et que si de nomtïaint documents iic viennent pas à être découverts, nous devons renoncer à i’e.spoir d’iHre fixè.s stir la question.

Continuant le tour du Fonmrr on trouve après le temple de Mercure (page- 55) l’édifice qu’on tk'signe ,«ous le nom de la Curie.

CtBie (Pl. L). Ce monument fut découvert de 1817 à 1818. .Sa forme tont à fait inconnue jusqu’à ce jour, fabsence complète d’in- ■scriptions, de .statues, de peinturc.s qui puissent fournir quelques indices,, enfin sa ruine prestpie totale, rendent sa de.stination fort incertaine. Le voisinage du temple d’.luguste a fait penser a (|uelque.s antiquaires qu’il avait pu être de.stiné à 1a réunion des .\ugustals; mais il n’y avait aucune communication entre les deu.\ édifices, et d’ailleurs aucune preuve n’est apportée à l’appui de cette sup|)osition. Les auteurs, qui ont cru voir ici un comilium, lieu où le peuple votait pour félection des magistrats, n’ont pas réfléchi que le plan de ces ruines lie s’accorde nullement avec les renseignements laissés par tes écrivains de l’antiquité. .lus<|u’à plus ample informé, nous croyons donc devoir nous en tenir à l’opinion généralement reçue qui reconnaît dans cet édifice une Curie ou Scrincutiim, lieu consacré aux assemblées des priucqiaux magistrats do la ville, .sa position sur le Forum rendant cette hypothèse a.sser, vralsr-mblable.

La Curie se composait d’une grande salle rectangulaire A, richement, décorée, large de 18'”, longue de 20”, terminée au fond par un hémi-

cycle B; sa construction en briques disposi’es en ojjuit reticulalum ', et revêtues de marbre, ne permet pas de douter qu’elle ne date de l’époque de la domination romaine; malheureusement, de tous ces marbres il ne reste que quelques parties de dallage, une moitié de base du pilastre a,

* On appelle ainsi un mode «le roustnirtinQ i^stwntifllement romain, consistant en briques mi en

petites pierres cané»** tlispos*irs »le manière h ce ipie la siirrace de la muraille pK‘s«'uUt rapian*iirc

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